‹ La colonel RoquebruneChapitre 15 sur 130 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

permet à M. do Bourienne d'exercer son ministère? Le vrai, le seul maître de la police, c'est M. Fouché... Nos agents ne connaissent que lui. Et le Roi ordonnerait demain — non, ce soir, ce serait plus sûr — d'arrêter l\l. Fouché, que je ne jurerais pas qu'à sa place on ne coffrerait pas M. de Bourienne I

VÉRANDIAS.

Au diable! Entre Fouché, l'ancien oratorien, le régicide, et Bourienne, l'ex-secrétaire de Bonaparte, je ne fais guère de différence... Pour moi, ce sont deux coquins!

MOIGNEVILLE.

Monsieur le marquis, pour un policier, l'important est de ne pas être un imbécile!

VÉRANDIAS, riant.

Monsieur le comte, vous êtes sévère pour votre administration. Mais je dois croire que vous la connaissez bien!... Je vous prie de m'excuser, il faut que je me rende auprès de M. le maréchal Marmont.

MOIGNEVILLE.

Assurez-le de tout mon dévouement.

VÉRANDIAS, riant.

Pardieu ! je préférerais que vous puissiez nous assurer du sien!

Il sort et se croise avec M. de Rimbert.

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