‹ La colonel RoquebruneChapitre 56 sur 130 · SCENE II MOIGNEYILLE, ROUQUIN · texte numérisé non relu

SCENE II MOIGNEYILLE, ROUQUIN

MOIGNEYILLE, se lève, avec des papiers et va s'adosser à la cheminée.

Ronjour, monsieur Rouquin.

ROUQUIN, saluant.

Monsieur le comte.

MOIGNEVILLE.

Voyons un peu où nous en sommes depuis hier. Le colonel Roquebrune...

ROUQUIN

Après avoir couché à l'hôtel de la Victoire, rue Béthisy, dans une chambre au troisième, il est sorti, ce matin, dès huit heures, et s'est rendu au Palais- Royal. Là, il a été accosté par deux hommes vêtus de lévites bleues, des officiers en bourgeois, qui après quelques brèves paroles l'ont emmené rue Saint-Honoré, près l'église Saint-Roch, au n» 312. Ils sont entrés là ai le colonel n'en est ressorti qu'à dix heures.

MOIGNEVILLE.

Seul?

nOUQUIN.

Seul. Pendant l'heure qu'il est resté dans la maison avec ses deux compagnons, il y est venu plus de trente personnes, qui toutes avaientla même allure décidée, et presque le même costume.

MOIGNEVILLE.

Officiers en demi-solde.

ROUQUIN

Oui, monsieur le comte.

MOIGNEVILLE.

C'est un de leurs centres de réunion...

ROUQUIN

Nouveau, car je ne le connaissais pas.

MOIGNEVILLE.

Est-ce que vous vous êtes contenté de rester dans la rue?

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