‹ La colonel RoquebruneChapitre 58 sur 130 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

entré dans un petit estaminet delà rue des Moulins où il s'est fait servir à déjeuner.

MOIGNEVILLE.

A merveille. Dans une heure, vous irez sur le boulevard devant le Pavillon de Hanovre. Vous verrez venir le colonel. Vous l'aborderez en lui montrant cette carte. Il vous suivra.

ROUQUIN

Faudra-t-il amener du monde pour le cas où il résisterait? C'est un terrible homme!

MOIGNEVILLE.

Il viendra de bon gré. Vous l'accompagnerez jusqu'ici, pour qu'il n'ait rien à demander à personne, et quand il sortira, vous le suivrez.

ROUQUIN

Et si je reçois l'ordre de l'arrêter?

MOIGNEVILLE. .

Tant que vous ne l'aurez pas reçu de moi, vous le tiendrez pour non avenu.

ROUQUIN

Il suffit, monsieur le comte. Je vous réponds du colonel Roquebrune. Et je vous avouerai que cela me fait plaisir. Il me plaît cet homme-là.

MOIGNEVILLE.

Monsieur Rouquin, point d'enthousiasme. En bonne police, l'habileté cesse où la passion commence.

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