‹ La colonel RoquebruneChapitre 70 sur 130 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ROQUEBRUNE, MOIGNEVILLE.

BOQUEBBUNE,à part.

L'homme du Sabot-Rouge... l'ami de madame de Réval, voyons ce qu'il veut celui-là.

MOICtNEVILLE.

Colonel, monseigneur le duc d'Otrante va venir dans un instant, il est en conférence avec les personnes que vous devez rencontrer ici...

Il les prépare à m'entendre.

MOIGNEVILLE.

Et sans doute à vous approuver...

Je suis ravi, monsieur, de ce délai qui me permet de jouir de votre compagnie. Vous n'êtes pas un étranger pour moi, je n'ignore pas quelles relations vous avez avec la famille de Réval.

MOIGNEVILLE.

Ah!

Oui, je sais que vous êtes, pour la marquise et pour ses nièces, un ami précieux... Et c'est d'autant plus méritoire à vous que c'est assurément pure bonté d'àme, car vous n'avez rien à attendre de ce qu'un homme de votre mérite peut espérer de jeunes et jolies femmes, puisque Thérèse est fiancée à mon ami M. de Rimbert, et qu'Émilienne m'est destinée à moi-même.

MOIGNEVILLE.

Quel choix meilleur ces jeunes filles eussent-elles pu faire?

Pour Henri, vous avez raison. Pour moi, vous êtes trop indulgent... Mais si indigne que je sois de mon bonheur, il m'est promis, il m'appartient et je ne suis pas de caractère à m'en laisser frustrer.,.

MOIGNEVILLE.

Vous l'avez terriblement prouvé hier...

Ah! vous connaissez déjà cet incident?

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