‹ La colonie canadienne-française de Chicago [microforme]Chapitre 60 sur 66 · JOSEPH CHALIFOUX · texte numérisé non relu

JOSEPH CHALIFOUX

ONSIEUR Joseph Chalifoux, entrepreneur de pompes

funèbres et propriétaire d’une grande écurie de chevaux

de louage, est à Chicago depuis 1867, est un de nos compatriotes qui ont le mieux réussi dans les affaires.

Né à Montréal en 1841, il y fit son apprentissage de menuisier; mais durant cinq années consécutives il suivit la carrière de marin, donna plus d’une preuve de hardiesse de bravoure qui dénotèrent, dès son jeune âge, ce caractère ferme et énergique qui a toujours paru le trait saillant de sa nature.

Poussé par le désir de faire fortune plus vite que sur la mer, il pointa vers l'Ouest et arriva à Chicago en 1867 avec 75 cents dans sa poche pour toute caisse d’épargne. Il se livra courageusement à son métier de menuisier,et grâce à son habilité et son assiduité au travail il gagna de bons gages jusqu’à l’époque du grand feu de 1871, où 1l se trouva avec un joli montant en caisse.

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Mais ça n'allait pas assez vite pour satisfaire ses aspirations. Il laissa alors l’'équerre pour s'aventurer dans le commerce. C'est là sa vocation. M. Chalifoux était fait pour les affaires. Ses succès dans le commerce l'ont prouvé ainplement. Il est aujourd'hui à la tête d’un des plus grands établissements de Chicago et commande un bon capital, sans parler des nombreuses propriétés foncières dont il est devenu possesseur.

Par le génie des affaires M. J. Chalifoux est américain: il peut faire la barbe, comme on dit, à plus d’un vankee. Mais

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