NOUVEAU^QUEBEC
Sous ce nom, l'on désigne la région avoisinant le lac Témiscamingue, à l'est, et les terrains égoutés par ce lac et le grand lac Victoria. L'aire comprise dans ses limites a une superficie d'environ 3,500,000 acres, équivalant à 35,000 fermes de 100 acres chacune.
La région du Témiscamingue a emprunté son nom à un vaste lac qui n'est qu'un élargissement de la rivière Outaouais et dont la longueur est de 75 milles. Ce lac est navigable depuis le rapide Long-Sault jusqu'à la rivière des Quinze.
Quant à la région, elle est située dans le comté de Pontiac, à l'ouest de la province de Québec.
La partie du Témiscamingue que la colonisation a adoptée comme champ d'action s'étend sur la rive est du lac du même nom, entre les rivières Keepewa et des Quinze, et comprend les cantons Mazenod, Fabre, Duhamel, Guigues, Baby, Laverlochère et Latulippe. Il y a, en outre, au nord de la rivière des Quinze, les cantons Nédélec, Guérin et la réserve indienne.
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Tous les produits de la ferme se vendent à un haut prix et trouvent un écoulement facile, les marchés étant nombreux et à la portée des colons. Cobalt, Haileybury, New Liskeard, Montréal River, dans le Témiscamingue ontarien, sont des marchés avantageux et font plus qu'absorber la production du Témiscamingue québécois. Ville-Marie, les grandes exploitations forestières, les compagnies minières, le Transcontinental Grand Tronc Pacifique, etc., sont autant de consommateurs de tous les produits de la ferme.
(1) Pour renseignements plus détaillés, demandez la brochure spécialement consacrée à cette région.
Le foin se vend $i8 à $20 la tonne; les pommes de terre, $1.25 à $1.60 le sac, 'lavoine, $1.50 à $1.75 le sac.
La beurrerie de Saint-Bruno-de-Guigues a vendu 26 cents la livre tout le beurre qu'elle a produit, durant la saison de
De tels prix et l'abondance des récoltes permettent au nouveau colon, dès la deuxième année d'occupation de son lopin de terre, de réaliser une somme d'argent suffisante à l'achat des machines aratoires et des autres articles nécessaires à l'exploitation d'une ferme.
Le prix de la main d'oeuvre est aussi très élevé, et il est difficile de se la procurer. Ainsi, dans les chantiers, les gages des bûcherons sont de $30 à $40 par mois, la nourriture comprise. Et comme la contrée du Témiscamingue forme partie de l'une des plus belles régions forestières de la province de Québec, l'on comprend que, dans ces conditions, il est facile au nouveau colon de se procurer de l'ouvrage en. dehors du temps qu'il devra consacrer au défrichement de son lot ou à la culture.
Guide pour le colon.
On peut dire d'une manière générale qu'il n'y a presque plus de bons lots de terre à concéder dans les anciens cantons du Témiscamingue. Ainsi dans Guigues, il ne reste que quelques lots de valeur secondaire dans les rangs V, VII et VIII ; dans Baby, quelques colons pourraient encore trouver place dans le rang VI et dans les rangs X et XI de Laverlochère.
Le canton Fabre, rangs V, VI, VII, VIII et IX nord, et VI et VII sud offrent plusieurs lots, sur lesquels il y a beaucoup de perte, mais qui n'en offrent pas moins de la bonne terre.
Nédélec.
Ce canton, qui ne comprenait autrefois qu'un rang, a vu ajouter à cette étroite bande de terre, la réserve indienne des Algonquins. Comme on le sait, cette réserve a été presque toute arpentée et les lots sont vendus par le Ministre de l'Intérieur ou par son agent à Témiscamingue-Nord. Les premiers lots des rangs i, 2 et 3 ont été vendus; mais tout le reste est en vente.
Le canton Nédélec (y compris son nouvel agrandissement)
est admirablement situé au nord de la rivière des Quinze, dans les meilleures terres de la région. Il est aussi abondamment pourvu de sources et de ruisseaux. Le voisinage immédiat des pouvoirs hydrauliques de la rivière des Quinze et du village de Témiscamingue-Nord vont hâter sa mise en culture. Et la construction, maintenant décidée, d'un pont sur la rivière des Quinze va le mettre en communication par terre avec Saint-Bruno, Ville-Marie, etc.
La réserve indienne proprement dite comprend 38,400 acres.
Les règlements concernant la vente des terres cédées par les sauvages ont été établis par deux ordres en conseil, chapitres 29 et 30, 1888.
En résumé, ces règlements établissent que :
1. Il ne sera vendu à une seule personne plus de quatre lots de cent acres chacun.
2. L"n cinquième du prix de vente sera payé au temps de l'achat et la balance en versements annuels égaux portant un intérêt de six pour cent.
3. Les conditions d'établissement comporteni l'occupation réelle et l'amélioration de la terre dans les six mois de la date de la vente, durant trois ans. Durant cet intervalle, il faudra qu'il soit défriché et clôturé au moins cinq acres sur chaque lot, et une maison de pas moins de 18 x 26 pieds devra y être construite.
4. L'acquéreur ne pourra abattre le bois de construction avant que la patente n'ait été émise, sauf les arbres coupés pendant le défrichement réel.
5. Le porteur du permis de coupe de bois a droit aux bois de pin et d'épinette blanche tant que l'acquéreur du fonds de terre n'a pas rempli les conditions d'établissement.
Les lots actuellement en vente (mai 1910) comprennent:
Rang I. Lots 15 à 20 inclusivement, 60 cents l'acre.
Rang. L Lots 23 à 33 inclusivement, 50 cents l'acre.
La vente d'une cinquantaine de lots devra être cancellée, au mois de juillet, pour non exécution des conditions d'établissement.
Guérin.
Un des cantons du Témiscamingue les plus avantageux, tant au point de vue agricole qu'à celui de sa situation.
Les lots actuellement disponibles se trouvent dans les rangs I, II, lïl, IV et V et comprennent les vingt-cinq premiers; aussi la partie inférieure des rangs VI et VII. Celle des rangs VIII et IX sera mise en vente dès que les besoins de la colonisation le requierront.
Les rangs V jusqu'à IX inclusivem.ent ont été les derniers arpentés. Voici en quels termes M. Simard en parle dans son rapport officiel ;
"Dans toute cette partie que je viens d'arpenter, si vous en comparez les notes avec celles de mon arpentage de 1906, dans le même canton, vous verrez qu'elle n'est pas aussi avantageuse pour la culture que la première. Il est vrai que la terre y est partout de première classe, mais on y rencontre beaucoup plus de roches que dans le premier arpentage.
"Dans la partie des rangs V, VI, VII, comprise entre le chemin Klock et la rivière des Quinze, vu la difficulté encore grande des communications, je ne crois pas pour le moment qu'il y ait plus de la moitié de cultivable avec profit.
"Quant à l'autre partie, comprise entre le chemin Klock et la ligne centrale, j'évalue à peu près à un quart la perte causée par les roches.
"Le rang VIII, à l'exception de deux ou trois lots, serait tout bon pour la culture.
"Sur les quatre ou cinq cents acres du rang IX, il n'y en aurait guère qu'une centaine de cultivables, et encore on y, rencontrerait beaucoup de roches.
"Exploitation du rapide des Quinze. On y a commencé la construction d'un chemin de fer électrique.
"C'est le projet arrêté du gouvernement fédéral de construire une écluse à la tête de la rivière des Quinze, ce qui donnera une navigation de 200 milles, en faisant disparaître le petit rapide entre le lac Barrière et le lac des Quinze."
Le premier village de Guérin se trouve à environ deux milles et demi du Chemin Klock, entre les rangs III et IV Le second a déjà été localisé à la pointe du Nègre.
i6 Canton Latulippe.
Ce nouveau canton, ainsi appelé en l'honneur du premier vicaire apostolique du Témiscamingue, se trouve au sud et à l'est du lac des Quinze.
Voici un court résumé des notes de l'arpenteur:
"La superficie du terrain arpenté est d'environ 27,000 acres. En consultant mes notes prises au front de chaque lot, et ce d'après ce que j'ai pu constater en traversant en tous sens ce terrain, à cinq ou six reprises différentes, afin de me bien renseigner, je ne crois pas que l'on puisse trouver plus que soixante pour cent de terre essentiellement propre à la culture et encore faudra-t-il en faire faire une classification très minutieuse afin de pouvoir au besoin former cent acres avec deux ou trois parties de lots adjacents. La terre que je calcule propre à la culture est la même terre que celle du reste de la région, c'est-à-dire de la glaise, de la terre franche et de la terre jaune.
"Cette terre à culture se trouve surtout sur les rangs I et II où il n'y a guère qu'un dixième de perte, dans les environs du lac Long, intersecté par la ligne de front du rang IV, sur la partie des rangs V, VI et VII comprise entre la ligne centrale et l'arrière ligne du rang X, sur ce dernier rang, et sur la partie du rang VIII comprise entre la ligne centrale et Laverlochère.
"Si comme certains le prétendent on pouvait trouver 3 à 4,000 acres de bonne terre en arrière du rang VIII, et cela de la ligne centrale au cantonLaverlochère, je crois qu'en y ajoutant les extrémités est des rangs VII, VIII et IX du canton Laverlochère, il y aurait suffisamment pour l'ouverture d'une paroisse dont le centre serait à l'intersection du ruisseau Gillies et de la rivière Fraser. Cette rivière Fraser se décharge dans le lac des Quinze sur le lot 9 du rang X et intersecte le susdit chemin sur le lot 20 ou 21 du rang VII.
"Ce terrain est bien arrosé par plusieurs cours d'eau dont les principaux sont la rivière Fraser, le ruisseau McFarland (décharge du lac Rond) et le ruisseau Gillies. La rivière Fraser est navigable sur dix milles avec une profondeur de sept à huit pieds ; le McFarland 3 1-2 milles (y compris le lac Rond) avec une profondeur de 2 1-2 à 3 pieds. Même remarque pour le ruisseau Gillies:"
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Il y a généralement peu de bois dans ce canton ; mais on trouve ce qu'il faut pour les besoins du chauffage et de la construction.
Le canton Latulippe est en somme un bon terrain de colonisation, puisqu'on peut dire d'une manière générale qu'il y en a soixante pour cent de propre aux travaux agricoles. C'est une bonne proportion.
Les premiers colons sont placés dans le rang VII, un peu au delà de la rivière Fraser. C'est également sur ce cours d'eau, à l'intersection du ruisseau Gillies, que la future église sera construite.
Il y a actuellement un chemin de colonisation qui va du rang VIII au rang VI.
Les premiers lots mis en vente comprennent les rangs VI, VII, VIII, IX et X.
Ressources minérales.
Cette partie de notre province renferme des richesses minérales inestimables, qui n'attendent que le pic du prospecteur pour livrer leurs trésors. Avant longtemps l'histoire de Cobalt se répétera chez nous, et comme par enchantement, nous verrons sortir des bois des millionnaires qui la veille n'étaient que des explorateurs, hardis mais pauvres.
Ces assertions ne sont pas faites au hasard ; elles reposent sur le fait qu'une grande partie de la région du Témiscamingue, désignée sous le nom de Pontiac-Nord, qui se déroule au sud de la voie du chemin de fer Transcontinental national, est occupée par des formations géologiques relevant du Laurentien, de l'Huronien et du Keewatin, recoupées par de nombreux massifs de roches ignées. Dans toutes les autres parties du globe oii ces terrains sont connus, ils sont fortement minéralisés ; on y a trouvé de l'argent, de l'or, du nickel, du cuivre, du plomb, du zinc, du cobalt, du graphite, et autres minéraux trop nombreux pour être énumérés ici, et il est indubitable que nous possédons là de vastes réserves minérales.
Les capitalistes entreprenants feraient bien de considérer l'opportunité de risquer quelques centaines de dollars à organiser des expéditions d'exploration. Pour une mise de fonds relativement modeste, les prospecteurs qu'ils envoient à la
découverte leur vaudraient peut-être des "claims" miniers représentant des fortunes.
Le moment est venu de saisir de telles occasions.
Les fonctionnaires du Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries de la Province de Québec sont entièrement à la disposition du public pour toutes sortes de renseignements techniques et pratiques concernant la géologie des diverses régions, les gisements minéraux connus, les mines en exploitation et en voie de développement.
M. A.-O. Bavette est l'agent du Ministère des Mines à Ville-Marie.
Statistiques de la population.
M. L'abbé Ivanhoe Caron, agent de colonisation, vient de faire (aoiit 1910) le recensement du Témiscamingue, avec le résultat suivant :
Localité Population, habitante
Témiscamingue-Nord, Canadiens français 225
Téraiscaraingue-Nord, Irlandais 25
Canton Guérin 260
Saint-Bruno (Guignes) 1277
Saint-Eugène (Guigues) 221
Saint-Isidore (Laverlochère) 575
Mont-Carmel (Laverlochère) 111
Saint-Placide (Laverlochère-Baby) 262
Ville-Marie 1253
Saint-Edouard (Fabre) 730
Lorrainville (Duhamel) 792
Latulippe 52
Total 5,763
Population en 1906 3.080
La population de la réserve indienne de Témiscamingue' Nord est actuellement de 350.
Agent des Terres.
M. J.-O. Tremblay est l'agent des terres de la Couronne pour le Témiscamingue. Sa résidence est à Ville-Marie. Les cantons compris dans son agence sont: Atwater, Baby, Boisclair, Duhamel, Fabre, Gendreau, Guérin, Guigues, Laverlochère, Latulippe, Nédélec, Mazenod.
Moyens de Transport. Tarifs de faveur.
Par son embranchement de Mattawa à Témiscamingue, le chemin de fer du Pacifique Canadien atteint la partie méridionale de la région du lac Témiscamingue. En été, il se raccorde à la ligne de navigation qui fait le service jusqu'à la tête du lac Témiscamingue. Sur cette ligne, il y a plusieurs bateaux à vapeur dont le confort et la sécurité ne laissent rien à désirer.
L'on peut aussi atteindre la région du Témiscamingue par le chemin de fer du Pacifique Canadien, en se rendant jusqu'à North Bay. et, de là par le Northern Ontario, où le raccordement, avec la ligne de navigation, se fait à la petite ville de Haileybury. C'est le trajet généralement suivi durant la saison d'hiver.
DISTANCES A PAKCOTJRIK :
De ^Montréal à, Mattawa 314 milles
" Mattawa à Témiscamingue 38 milles
" Témiscamingue à Ville-Marie 55 milles
" Ville-Marie à Témiscamingue-Nord 37 milles
TARIFS DE FAVEUR POUR LES VOYAGEURS
Pacifique Canadien, via Mattawa.
De Québec.
" Trois-Rivières
" Montréal.
" Ottawa Central
" Mégantic .
" Sherbrooke .
" Farnham.
Aller e
Aller retour
à Témiscamingue $ 8 55