TEANSPORT DES EFFETS DE MEMAGE. INSTRUMENTS ARATOIRES, ETC
roo Ibs Chais
De Montréal à Sainte-Agathe $ 0 15 $ 15 00
Allard's Mills 015 15 00
Laberge's Mills 0 15 15 00
" Saint-Faustin 0 15 15 00
" Saint-Jovite 0 15 15 00
" Conception 0 15 15 00
" Labelle 0 15 15 00
" Macaza 0 20 17 50
L'Annonciation 0 20 17 50
Lacoste 0 20 17 50
" Nominingue 0 20 17 50
Loranger 0 20 17 50
Hébert 0 20 17 50
" Campeau 0 20 17 50
Routhier 0 20 17 50
Duhamel 0 20 17 50
Réductions proportionnelles à partir d'Ottawa, Trois- Rivières, Saint-Guillaume, Sherbrooke, Drummondville et les stations intermédiaires.
Le transport des vaches laitières, moitié prix au wagon.
Le bois de corde, sur le marché de Montréal, 5cts les 100 Ibs.
La distance de Montréal à Duhamel est de 158 milles.
Pour un char de fret au tarif ci-dessus on accepte 10 têtes de bétail ou chevaux, moutons, cochons ; la lingerie et les articles de ménage ayant déjà servi; le bois de construction et
bardeaux, le tout n'excédant pas 2,500 pieds ou l'équivalant; au lieu de bois de bardeaux, une maison portative ; quelqus plante^ et quelques animaux domestiques et un petit lot de volailles.
Lorsqu'il s'agit de moins d'un char, ne seront admis que les articles de ménage ayant déjà servi; les wagons, voitures et instruments ou outillage de ferme. Chaque article devra être bien étiqueté.
Les marchandises, telles qu'épiceries, provisions, ferronneries, etc., si elles constituent une trop forte proportion, et aussi les instruments aratoires, les voitures, etc., s'ils sont neufs, ne pourront être considérés comme effets de colon et on appliquera le tarif ordinaire.
Si l'on admet plus d'animaux qu'il n'est permis, on paiera' pour le surplus le prix porté au tarif et le coût d'un char de cette nature ne devra pas excéder le prix régulier d'un char de bestiaux.
Tronçon du Canadien-Nord.
De Saint-Jérôme à Val-Morin 21 milles
Monfort 27
" " Lac-des-Seize-Isles 35
" " Arundel 44
" " Huberdeau 45
La compagnie du chemin de fer Canadien Nord accorde, aux colons, des réductions pour leur transport et celui de leurs effets.
Pour bénéficier de ces réductions, il suffit de s'adresser à M. L.-E. Carufel, agent de colonisation, 82, rue Saint- Antoine, I\'Iontréal ; ou au Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, à Québec.
Agents des Terres.
Sainte-Agathe. E.-J. Marchand. Cette agnece se trouve sur le tronçon du C. P. R. qui part de Montréal, tous les jours et .se rend jusqu'à Duhamel. Elle comprend 10 cantons: Abercrombie, Berresford, Doncaster, Morin, Wolfe, Archambault, Kilkenny, Lussier, Howard et Wexford.
Arundel. S.-A. Filion. On communique avec cette agence par le tronçon du C. P. R. de Montréal à Saint-
Jérôme, puis par le Canadien Nord, de Saint Jérôme jusqu'à Arundel. Il y a des trains tous les jours. Cette agence comprend 13 cantons: Amherst, Ponsomby, Arundel, Grenville, Harrington, Montcalm, Wentworth, Clyde, Labelle, La Min.erve, Joly, De Salaberry et Grandison.
Nominingue. Napoléon Page. Cette agence se trouve, sur le tronçon du C. P. R. de Montréal à Duhamel. Trains tous les jours. Le nombre des cantons compris dans cette agence est de 16, savoir: Boyer, Campbell, Montigny, Major, Moreau, Pope, Rochon, Turgeon, Wurtele, Lynch, Mousseau, Nantel, Gravel, Kiamika, Loranger et Marchand.
La Gatineau.
Cette région s'étend de chaque côté de la rivière Outaouais, dans le comté de Wright. La partie la plus avantageuse et ouverte à la colonisation, commence à une quarantaine de milles de la ville d'Ottawa et s'étend au delà de soixante milles vers le nord, couvrant une largeur d'une vingtaine de milles, soit au delà de 650,000 acres en superficie. Elle comprend les cantons Lytton, Egan, Maniwaki, Bouchette et Wright, sur la rive ouest de la rivière Gatineau, et les cantons Sicotte, Aumond, Kinsington, Cameron et Northfield, sur la rive est. Toute cette étendue de terrain est divisée en lots de ferme de 100 acres chacun, dont la moitié est encore disponible.
Les colonies actuelles forment quatre paroisses ayant chacune leur organisation municipale et paroissiale.
Un tronçon du chemin de fer canadien du Pacifique traverse la région dans toute sa longueur.
Le sol y est peu rocheux et d'excellent qualité, l'eau, très claire, est en abondance partout et le climat est à peu près le même que celui d'Ottawa, la capitale du Canada.
Le gouvernement fait les chemins et ponts de colonisations à mesure que le besoin s'en fait sentir.
Cette région s'est beaucoup développée récemment, surtout à cause de la fertilité du sol et de la facilité que les colons ont de pouvoir communiquer avec les grands centres. Ces deux raisons méritent d'attirer l'attention du futur colon franco-canadien. Et puis, il leur sera toujours facile de se procurer, à des prix modiques, des fermes sur lesquelles il y a un commencement d'exploitation et des bâtiments convenables.
Le prix des terres que l'on peut acquérir du gouvernement est de 30 contins l'acre.
Maniwaki, centre du haut de la Gatineau est une jolie petite ville, parfaitement organisée. C'est le terminus du chemin de fer.
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Depuis deux ans, le ministère de la Colonisation fait construire un chemin qui mettra les colonies de cette région en communications directes avec celles de la Lièvre. Ce chemin, long de 23 milles sera bientôt complété.
Le R. P. Gladu, O. M. L, qui a vécu longtemps dans le haut de la Gatineau écrit ce qui suit :
"Dans la partie supérieure de la Gatineau, jamais les récoltes ne font défaut. Le blé d'automne et tous les autres grains viennent à merveille. J'ai traversé, l'an dernier, des champs de blé où l'on a cueilli des épis qui mesuraient sept pouces de longueur.
"Les gelées ne s'y font pas sentir au printemps et en automne, comme en certains autres endroits plus au sud, on attribue ce phénomène au grand nombre de lacs dispersés dans ces cantons.
"Un missionnaire qui réside actuellement au Désert, et que ses travaux apostoliques ont conduit par toutes ces régions et même jusqu'à deux cents milles au dessus du Désert, m'a assuré que les terrains les plus riches et les plus favoralj-ei à de nouveaux établissements sont encore inoccupés. Il m'a mentionné entre autres les cantons d'Aumond et de Sicotte, à une vingtaine de milles du Désert, sur la rive gauche de la Gatineau, comme étant quelques uns des endroits les plus .avantageux pour la création de colonies importantes. Il paraît qu'il y a une vaste plaine, unie, sans un seul rocher, d'un sol fertile, couvert en bois franc. On pourrait y établir plusieurs belles paroisses.
"Je connais personnellement plusieurs des colons de ces environs du Désert qui y sont arrivés, n'ayant pour tout bien que la vigueur de leurs bras et l'énergie de leur courage, et qui aujourd'hui se trouvent à la tête d'établissements prospères et avec la chance de faire fortune.
"Permettez-moi de vous mentionner le nom d'un de ces braves colons :
"Pierre P.élang'^r réside à deux milles de l'église de Désert, sur les bord d'im lac oui porte son nom. Il y a 11 ans que Rélanger arrivait au Désert n'ayant pour tout bien qu'une vache et des provisions pour un an. Avec ces faibles ressources, il s'enfonce courageusement dans la forêt, et là, seul au milieu des bois, sans même avoir de chemin pour communi-
quer avec ses voisins assez éloignés, il met la cognée à l'arbre et commence à défricher. Après quelques mois de rudes labeurs, il se trouvait à ensemencer au printemps 13 minots d'avoine et deux minots de blé.
"Dès que Bélanger put voir, à la fin de Tété, ses avoines et son blé onduler sous la brise du lac, il commença à jouir du fruit de ses sueurs. L'avenir lui souriait déjà d'un espoir que l'automne vint réaliser en partie. En effet, de la semence de ses deux minots de blé, Bélanger en recueillit 80, et de ses 13 minots d'avoine, pas moins de 350 minots. Depuis ce temps, il a pu vendre du blé chaque année. L'automne desrnier, il a recueilli 690 minots de grains et 400 minots de patates.
"Cet heureux colon habite aujourd'hui une maison convenable, il voit autour de lui une ferme bien clôturée, de bons et solides bâtiments, granges, étables écuries. Il a quatre chevaux, 5 vaches, 6 moutons et tout le bétail d'une basse-cour complète. Cela nous suffit pour nous garantir que le sol qu'il arrose de ses sueurs n'est pas ingrat, que le colon qui saura l'exploiter avec intelligence peut avec confiance sompter sur un plein succès."
Il y a encore beaucoup de bons lots à concéder dans les cantons Lytton, Egan, Baskatong, Sicotte et Cameron. La terre est de qualité supérieure, surtout dans les trois premiers.
Puisque nous en sommes à parler de la Gatineau, nous ne pouvons omettre de dire un mot de l'Institut Agricole, à Saint- Alexandre de la Gatineau (Ironside). Confié aux Pères du Saint-Esprit, cette institution a pour but de recevoir les jeunes gens, surtout les jeunes français et d'en faire des cultivateurs, les acclimater et les entraîner aux meilleures méthodes qui peuvent convenir au pays. Le cours comprend l'enseignement théorique et pratique d'agriculture, de jardinage, de sylviculture, etc.
L'Institut possède l'ancienne propriété de Philémon Wright, et il en a fait une ferme modèle de tout premier ordre.
Les conditions de l'admission et de la pension varient suivant les aptitudes de l'élève à se rendre utile sur la ferme;
elles doivent être débattues avec le R. P. David, président de l'Institut, (Ironside, Que.)
Pour se rendre dans cette région, il suffit de prendre le chemin de fer du Pacifique Canadien à Montréal ou à Québec et se rendre à Hull, où le chemin de fer de la Gatinau (C.P.R.) fait jonction et se rend à Maniwaki, après avoir franchi une distance de 84 milles. Il y a des trains quotidiens qui circulent entre Hull et Maniwaki.
La distance de Maniwaki aux colonies de la rivière du Lièvre est d'enciron 25 milles, que l'on peut maintenat franchir en voiture. Sur le parcours de ce chemin, il y a de très bons lots à prendre.
Et les colons du haut de la Gatineau peuvent donc désormais communiquer avec Montréal, sans avoir à passer par Hull, la distance qui les sépare du terminus du chemin de fer Montréal et Duhamel étant franchie à relativement peu de frais.
Tronçon du C. P. R. d'Ottawa à Maniwaki.
La distance d'Ottawa à Gracefield est de 60 milles, et celle d'Ottawa à Maniwaki est de 84 milles.
Les tarifs de transport des voyageurs et de leurs effets, etc., sont proportionnels à ceux du tronçon de Montréal à Duhamel.
Agents des Terres.
Gracefield. Alexandre Syneck. Cette agence se trouve sur le parcours du tronçon du C. P. R., de Hull à Maniwaki. Trains tous les jours. Elle comprend 15 cantons, savoir: Alleyn, Carwood, Church, Dorion, Ayiwin, Bigelow, Blake, Dudley, Hincks, Low, McGill, Northfield, Wabassee, Wells, Wright.
Manizvaki. R.-M. Gendreau. On se rend à cette agence par le tronçon du Pacifique Caandien, de Hull à Maniwaki. Les trains circulent tous les jours. Le nombre des cantons de cette agence est de 10: Aumond, Bouthillier, Baskatong, Bouchette, Cameron, Egan, Kensington, Lytton, Robertson et Sicotte.
Agent des iVIines.
'M. E.-H. Laflamme est l'agent du Ministère des Alines à Hull.
La Mattâvinie ^i)
Cette région a emprunté son nom à la rivière Mattawin, un des principaux affluents du Saint-Maurice.
Le bassin de la Mattawin traverse les comtés de Joliettc, Berthier, Maskinongé et Saint-Maurice; il s'étend même jusque dans les comtés de Montcalm à l'ouest et Champlain à l'est.
On peut le décrire comme étant borné au nord par la région des grands lacs Wabaskoutyank et Manouan; au sud, par une chaîne de montagnes élevées et rocheuses qui le sépare du versant sud-est des Laurentides ; à l'est par le Saint-Maurice et à l'ouest par les sources des rivières Rouge et Lièvre.
La rivière Mattawin (en langue montagnaise "rencontre des eaux") qui donne son nom à la vallée qu'elle arrose, prend ses eaux sur le même plateau que l'Ottawa et ses deux puissants tributaires, la Rouge et le Lièvre.
Elle a 85 milles de longueur et reçoit le tribut des eaux des rivières du Poste, Kiakamac ou Chef, du Milieu et Cyprès.
Les lacs sont partout nombreux et regorgent de poissons de toutes sortes.
On trfouve, sur la Mattawin et les décharges des principaux lacs, des pouvoirs hydrauliqtfes assez considérables pour fournir l'énergie motrice à l'industrie de l'avenir; quelques-uns peuvent même fournir jusqu'à quinze cents chevaux-vapeur.
La partie de la vallée ou la colonisation fait plus particulièrement fructifier son oeuvre comprend:
Comtés
Canton.'<
Joliette
Gouin
Berthier
Maisonneuve
Brassard
Provost
Coureelles
Maskinongé
T^aviolette
Masson
(1) Pour renseisrnements plus détaillés, demandez la brochure consacrée à cette rég-ion.
La valeur de ces cantons comme terre de colonisation peut soutenir avantageusement la comparaison avec celle des vallées de la Rouge et du Lièvre, dont la Mattavinie n'est d'ailleurs que la continuation.
II est certain que les établissements de la Mattavinie et ceux de la région Labelle ne formeront, d'ici à peu d'années, qu'un vaste théâtre de colonisation.
La partie sud-est du canton Provost forme la paroisse de Saint-Zénon, et la partie nord-ouest du même canton, avec une partie du canton Brassard, forme la paroisse de Saint-Micheldes- Saints. Dans le canton Masson se trouve la nouvelle paroisse de Saint-Ignace-du-Lac.
La colonisation de la Mattavinie fut l'oeuvre des deux abbés Brossard et de l'abbé Provost.
Le voyageur qui visite ces deux colonies-mères de la Mattavinie est frappé d'étonnement en voyant les progrès que la colonisation y a faits.
L'on sent bien que les colons vivent dans l'aisance, à la vue des maisons d'habitation et de leurs dépendances qui sont aussi spacieuses et annoncent le même confort que ce que l'on rencontre dans nos vieilles paroissse.
Cette transformation rapide de la forêt en champs de céréales et de légumes s'explique par la facilité du défrichement qui se fait à fonds, presque partout, c'est-à-dire que les colons labourent leurs défrichements la deuxième année après le brûlé.
Ils sont nombreux les colons qui ont complètement défriché leurs lots en moins de 15 ans. La valeur d'un lot ainsi défriché varie de $1,000.00 à $2,000.00.
A Saint-Zénon, la population est d'environ 650 âmes, et la valeur de la propriété foncière a augmentée de $60,000.00 depuis dix ans.
L'église, le presbytère, les trois écoles, etc., sont vastes et bien aménagés. Il y a en outre une fromagerie, deux beurreries, deux forges, trois scieries, un moulin a carder, et plusieurs boutiques et magasins.
La population de Saint-Michel-des-Saints est de 850 habitants. Plusieurs familles y sont venues des Etats-Unis. L'église est en briaue; le presbytère, les écoles et beaucoup de résidences privées font honneur au bon goiÀt et à l'esprit public
des colons de Saint-Michel. Un couvent pour les filles doit y être bientôt érigé.
Mentionnons de plus deux scieries, un moulin à farine, un aqueduc, plusieurs magasins, deux beurreries, deux forges, etc.
Un médecin, le Dr. Armand Beauséjour, y est établi depuis 6 ans.
Saint-Michel possède un cercle agricole.
Une excellente ligne téléphonique relie ces deux colonies avec Juliette et Berthier.
Il se fait, à Saint-Michel, un important commerce de fourrures.
Saint-Ignacc-du-Lac. La fondation de cette nouvelle paroisse dans un des endroits les plus enchanteurs et les plus fertiles de la Mattavinie, le canton Masson, est due à l'iniative de M. l'abbé S. Laporte, curé de Sainte-Emélie, et de M. l'abbé J.-B. Morin, le missionnaire colonisateur bien connu. Ce fut le 24 juin 1904 que l'on jeta les assises de la nouvelle colonie. On y planta une croix à la façon des illustres fondateurs de la Nouvelle-France et l'abbé Morin y célébra la messe.
Après avoir été desservie comme mission, pendant deux ans, cette jeune colonie a maintenant un prêtre résident, M. l'abbé A. -G. Racette. Les colons lui ont érigé une bâtisse de 45 X 32 pieds, laquelle sert à la fois de chapelle, d'école et de presbytère.
La population atteint déjà le chiffre de cent âmes.
Le gouvernement y a établi un bureau de poste. On trouve aussi une scierie, et l'on est en train d'y organiser une beurrerie et un cercle agricole.
La constitution en corporation de cette paroisse ne peut tarder, des démarches ayant été faites à cette fin.
if. -^ if.
Les établissements agricoles sont répartis sur les rangs suivants : le long du chemin Brassard, dans les rangs 4. 5 et 6 ; dans la concession Sainte-Louise, comprenant les rangs P et T ; dans la concession Saint-Albert, rangs B et C ; dans Saint- François, rangs 12 et i;^; dans la concession Saint-Joseph, rangs 7 et 8 : enfin dans la concession du Lac-à-Poisson, rangs 9 et 10.
Il v a encore, dans Saint-Zénon, un grand nombre de lots disponibles, la presque totalité propres à la culture. Les plus
accessibles sont dans les rangs 8, 9, 10, 11, 12 et 13 du chemin Provost.
Le chemin de front de ces lots n'est cependant pas encore ouvert, mais il le sera- bientôt.
Le sol est généralement formé de terre jaune plus ou moins légère. Il est légèrement ondulé.
La forêt a été détruite par le feu sur d'assez grandes étendues et le défrichement y serait facile. Les principales essences que l'on rencontre sont: l'épinette, le sapin, le pin, le cèdre, le merisier, le hêtre et l'érable.
Les établissements actuels dans Saint-Michel-des-Saints sont répartis sur presque tous les rangs, mais dans plusieurs concessions, il n'y a qu'un petit nombre de lots de vendus. C'est ainsi que plusieurs colons pourraient s'établir avantageusement dans le 3ème rang du canton Brassard, où il n'y a d'occupés que les lots numéros 21 à 35 inclusivement; dans le 4ème rang du même canton, où il n'y a de vendus que les lots numéros 21 à 30, et sur tous les lots des 4ème et 5ème rangs, lesquels sont traversés par le grand chemin qui conduit à la mine de mica, actuellement exploitée, du canton Maisonneuve.
Dans ce canton, les lots cultivables, disponibles et le plus facilement accessibles, pour le moment, sont: dans le ler rang, les numéros 25 à 39; dans le 2ème rang, les numéros 25 à 29. Ces terres sont quelque peu accidentées et rocheuses à certains endroits, mais avec une bonne proportion d'excellente terre jaune. On pourrait ajouter, dans le 2ème rang, les lots 57, 58, 59 et 60 qui sont traversés par un chemin. Dans le 3ème rang les lots 62 à 83 sont beaucoup plus unis et presque sans roches, cependant quelques parties sont un peu sablonneuses. Il en est de même des lots 57 à 70 du 4ème rang. Dans cette dernière concession, il y a également plusieurs lots cultivables au sud-est du numéro 39, occupé par M. Henri Beaupré, mais ils sont plus accidentés, surtout à leur extrémité nord-est.
Le canton Gouin, arpenté en 1902, n'a été ouvert que récemment à la colonisation. En effet, les premiers trois ou quatre milles de chemin dépassant quelque peu le lot numéro 19 du 6ème rang, où sera construite la future église, n'ont été terminés que l'été dernier.
Il n y a encore que quelques lots de vendus et deux colons seulement y sont bâtis et ont des défrichements un peu étendus.
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Ce canton a été subdivisé en 1906. Quelques colons seulement y sont établis dans le ler rang; ils font beaucoup d'argent avec le produit de la vente de la graine de trèfle.
Ce canton est uni, sauf dans les iième et I2ème rangs où l'on remarque des collines rocheuses. Partout le sol est de bonne qualité.
Il n'y a actuellement qu'une seule route carossable pour pénétrer dans la Mattavinic. C'est le chemin Brassard qui traverse les cantons de Courcelles et Provost, ainsi qu'une partie du canton Joliet. Il a son point de départ à Saint&- Emilie-de-1'Energie, village situé à 30 milles de Joliette et à environ dix-huit milles de chacune des gares de Saint-Félix-de- Valois et de Saint-Gabriel-de-Brandon, sur l'embranchement du chemin de fer du Pacifique Canadien.
Depuis Sainte-Emilie-de-1'Energie jusqu'aux approches du village de Saint-Zénon, le chemin Brassard est presque partout encaissé entre des montagnes rocheuses et partout impropres à la culture. On ne rencontre qu'un petit nombre d'habitation? dans ces premiers vingt milles. Dans les douze à quinze milles qui restent à parcourir pour atteindre le village de Saint- Michel-des-Saints. la route servant de frontière aux lots est bordée de chaque côté de terrains en culture et de bâtisses de fermes.
De bons chemins conduisent aussi dans les différents rangs colonisés des paroisses de Saint-Zénon et de Saint-Michel.
Tarifs de faveur pour les colons.
Les compagnies de chemins de fer du Pacifique et du Grand-Nord accordent des tarifs de faveur pour le transport des colons et de leurs effets et bestiaux.
Pour bénéficier de ces tarifs, il suffit de s'adresser à M. L.-E. Carufel, agent de colonisation. No. 82, rue Saint-Antoine, â Montréal, ou au Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, à Québec.
L'agent des terres pour cette région est M. J. A. Martin, Joliette, P. Q.
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