LES CANTONS DE L»EST
Commençons par ' dire nn tnot du théâtre sur lequel doit s'exercer la colonisation. Les Gantons de TEst : voilà le point sur lequel nous nom proposons d'attirer l'attention de nos compatriotes émigrés aux Etats-Unis et des cultivateurs de nos vieilles paroisses. Nous laissons à d'autres le soin de démontrer les avantages (et ils sont nombteux) offerts par la vallée de la Mantawa, celles du St* Maurice, du SagUQuay, de l'Ontaouais, &c«f &c- : car il Bd faut pas l'oublier, les diverses i;égions incultes de notre Province présentent encore à la colonisation am inoins itUATSB MILLIONS d'aoi;e3 de. terre fertile» .
On entend par Cantons de l'Esti ou Towm^iips.ie l'Est suivant l'expression anglaise, cette immense lisière dé terres comprises entre les Seigneuries situées au sud du St. Laurent et U frontièie des Eiats- Unis* De l'avii de tout le mondci ee territoire est susceptible de devenir la partie la plus riche» la plus belle de la Province de Québec. lie paf ivtf e est magnifique ; les sites sont charmants* lie climat est aussi doux, sinon plus doux, que celui de nos ancieiines paroisses • JLes (diemins à-lisfies qui existait déjà, et surtout ceux qui sont en voie de construction, promettent un écoulement rapide aux produits de l'agriculture. Le voi)iinage des ^tats- Unis est encore un avanifeage considérsbJ^ * , Le oaraotètre aecMLenté du pays» . tout ea rendant facile l'égout dès terres, &it abonder le% pouvoirs .d'^u I)artout« lies terses hautesi oauyertef» en bois franc offrent un sol léger il est vrai, maib propre à la culture de toute espèce de grain et surtout très-favorable à la production du foin et d.* l'herbe. La
sapériorité deei pâtoraees des Cantons de TEst est bien constatée : c'est là qu'on rencontre les plus beaux ironpeanXy et nos racés d'animaux dégénérées, une fois transportées là,semblent y acquérir une taille et des qualités nouvelles ; ceci est dû, sans contredit, aux pâturages dont elles sont nourries et àrexcellentc eau que leur fournissent les sources si pures, les ruisseaux si limpides que Ton rencontre partout dans cette région.
Gomme on le verra tout à l'heure, un des grands avantages qu'il y a à coloniser les terres hautes, c'est que dès la première année on peut semer et récolter sans être tenu d'arracher lea souches, et sans s'occuper de l'égout du sol ; tandis que la cendre du bois franc, convertie en sel, suffit pour payer la plus grande partie des frais de défrichement.
Il y a dans les Gantons de l'Est de l'espace pour les Canadiens des Etats-Unis, qui désirent revenir fouler le sol de la patrie, et pour tous les pères de familles dans les vieilles paroisses qui visent à établir leurs enfants. .
TERBES PUBLIQUES.
D'abord le gouvernement y possède encore un peu moins d'IJN million d'aobbs de terre ; c'est ce qu'on appelle terres publiques ou terres de la Couronne . Le prix de ces terres est de trois chelins l'acre au plus* Les Cantons sont arpentés par rangs appelés ordinairement : Premier Rang, Second Rang, Troisième Rang et ainsi de suite selon la grandeur de chaque Canton. Chaque rang est ensuite divisé par lots désignés comme lois Nos. 1, No. 2, Np. 3, etc*. de tel et tel rang. Les lots ont généralement,
dans les Cantons récemment subdivisés, 100 acres en superficie : c'est-à-dire cinq arpeuts .de lar^e sur la profondeur du raiig qui est de ftô arpenfsf Comme on peut le voir, un lot cle ^ arpents sur âô don^e nn peu plus que Kfb actes; mais le suqplu)^ n^est pas compté dBSks le prix de vente et le colon ne paye toujours que sur le pied de 100 acres. Un acire est un peu plus qu'un arpent. iDix acres peuvent valoir un peu moins que 12 arpents.
B^le générale» 1er gouvernement fsit faire un ehemiA àmm diaque Canton, dans le cordon entre deux raines, oe qui permet d'établir un rang double sur ce ^diemin, qui sert de chemin de front à ces deux «iMies* On voit de auite l'importanoa. qu'il y a de iaire les établissement aur un tel chemin ou du moins sur les rangs immédiatement voisins, dès que k qualité du sol et les autres circonstances le permettent.
Four acheter un ou plusieurs lots, il faut s'adresser aux Agents des Terres Publiques. Les Cantons de l'Est sonj: divisés en quatre Agences :
lo. Agence de Magog. Celui qui est préposé à cette Agence est M* O. B. Kempt ; sa résidence et son Bureau sont à Frélighsburg* On se rend en chars jusqu'à Famham, et de là une diligence conduit à Ftélîghsburg. L'Agence de Magog contient peu de terres favorables.
3o. Agence d' Arthabaska . Antoine G-agnon, Agent. Bureau et résidence : Arthabaskaville. On se rend à cette dernière localité par le chemin de fer du G-rand-Tronc II reste peu de bonnes terres disponibles dans cette Agence*
3o. Agence de Chaudière. J. A. Fortin, Agent, Bureau et résidence : St. Joseph, Beauoe. Il y a un bon chemin à voitures qui conduit de la Pointo*Iiévi à cet endroit. La distance est d'environ 40 milles. Cette Agence est plutôt accessible aux populations
^8 enyirops de Qaébec, qu'aux habitants de la