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La colonisation dans les comtés de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, l'Islet, Kamouraska

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Carte photographiée des comtés de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, L'Tslet, Kamouraska.

REMASQUES PRELIMINAIRES

Depuis une quinzaine d'années que la presse se préoccupe, avec un intérêt marqué, de la colonisation dans notre pays. la réclame n’a jamais porté que sur trois à quatre de nos grandes régions.

C’est à ce point qu’on pouvait croire—à l'étranger du moins—qu’en dehors de la Matapédia, de la vallée du Lac Saint-Jean et du Témiscamingue, il n’y avait plus de terres à défricher ou que celles-ci ne méritaient point de fixer l’attention du colon.

Quelles sont, en effet, ies feuilles publiques qui aient jamais songé à nous entretenir des cantons ouverts à la colonisation dans les comtés de Bellechasse, de Dorchester, de Montmagny, de l’Islet et de Kamouraska ? Quelles sont celles qui nous ont fait assister à la création ou au développement des nouveaux vitlases dans ces divers comtés situés presqu’à nos portes

Ce n’est pas un reproche que je formule ici, c’est un simple fait que j'entends constater.

Dans la vie quotidienne du journalisme, on n’a guère, en effet, le loisir de fouiller à fond les livres bleus, de compuiser les rapports des fonctionnaires publics, de suivre de près les étapes d’un mouvement qui, tout en subissant parfois des arrêts, n’en est pas moins progressif.

Et pourtant ce travail mérite d’être fait. Il le mérite d'autant mieux que dans ce pays, la colonisation est

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l'œuvre par excellence, que tout se rapporte à elle et qu'elle constitue l’un des principaux articles du proogramme politique de tous les gouvernements.

Je n'ai pas et ne saurais avoir la présomption de livrer une étude complête sur la matière, maïs je crois obvier à une lacune réellement existante en publiant, même en raccourci, les notes que j'ai pu recueillir sur nos cantons à coloniser dans les comtés dont je viens de dresser l’énumération.

Une chose certaine c’est que ces cantons et les colonies anxquelles ils ont donné naissance ne sont pas connus comme ils deviaient l'être, et que cette ignorance jointe à une absence totale de propagande, dont l’on se montre si prodigue ailleurs, n’est pas étrangère, pour quelques-uns du moins, à leur défaut d'expansion.

L'heure, à mon avis, de parler de cette région, est d’autant mieux venue, qu'il est question de la sillonner d’une voie ferrée parallèle au chemin de fer Intercolonial et qu'une subvention en argent a déjà été votée à cet effet par le gouvernement fédéral. Or, en supposant que cette grande entreprise passe bientôt dans le domaine des faits, l’on peut déjà entrevoir l’heureuse et rapide transformation qui va s’opérer dans tous ces cantons amplement pourvus des meilleures essences forestières et farorisés d’un sol propre à la culture. Les colonies naissantes ne sauraient manquer de recevoir de ce chef une puissante poussée, sans compter qu’il devra en surgir une foule d’autres sur tous les points de ce grand ternitoire.

J'ai fait, 1] y à an instant, cette remarque, que la presse, conceutrant exclusivement son attention sur les grandes régions de colonisation du pays, avait assez peu contribué à éclairer l’opinion sur la partie du territoire qui nous occupe. Îlne faudrait pas conclure de cette observation que cette portion de notre territoire à été abandonnée à

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