‹ La colonisation dans les comtés de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, l'Islet, KamouraskaChapitre 2 sur 50 · PÉTER · texte numérisé non relu

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elle-même et que la colonisation n’y a reçu aucune impulsion. L'histoire des nouvelles colonies que je me propose de faire défiler dans les pages qui vont suivre, va démontrer le contraire. Il y a eu presque partout des progrès réellement étonnants, et ces progrès sont dus, presqu’en entier, à l’intarissable dévouement ainsi qu'à l'initiative toujours en éveil de notre clergé.

Dans un remarquable discours prononcé en 1898, au Congrès de colonisation tenu à Montréal, l'honorable À. Turgeon, parlant de l’œuvre de la colonisation, en général, avait dit déià : * Le prêtre est le grand colonisateur, et le système paroissial est l’un des agents les plus actifs de l'expansion nationale.”

En parcourant, il y a quelques mois, les colonies rurales de Dorchester, de Beilechasse, de Montmagny, de lIslet et de Kamouraska, j'ai pu, moi-même, me convaincre une fois de plus, de la justesse et de la vérité des paroles de l'éloquent orateur. A la base de chacune de ces colonies, dont quelques-unes sont en plein épanouissement, apparaît invariablement l’intrépide missionnaire catholique. C’est la grande force agissante dans cette partie du district de Québec comme elle l’est ailleurs.

Les écoles, les cercles agricoles, l’industrie laitière et jusqu’à l’organisation du réseau téléphonique qui relie les colonies naïissantes aux paroisses, tout ou presque tout relève de son initiative.

Ami du progrès matériel, on le voit se dépenser partout sans compter, lorsque son intervention peut être utile et contribuer à l’amélioration du sort de nos braves colons.

En résumé, —et je me plais à rendre ce témoignage, après bien d’autres—le mouvement colonisateur n’a pas dans la région que nous allons esquisser à grands traits, d'agent plus effectif et plus sincèrement dévoué que l’humble missionnaire auquel incombe la tâche de diriger ces nouvelles colonies qui seront demain, par leurs soins, de grandes et florissantes paroisses.

Québec, janvier, 1901. E. R.

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