NOTRE-DA E DE BUCKLAND
C'est le village voisin de St-Damien dont il n’est distant que de deux lieues et demie. Il renferme une population de plus de douze cents âmes et la propriété foncière y était estimée, 1] y a moins de deux «ns, à $150,090.
Ce u’est pas précisément une paroisse nouvelle que Notre-Dame Auxiliatrice de Buckland, mais elle a subi de si notables changements depuis sept à huit ans quele fait vaut la peine d’être inntionné.
À l'instar de St-Damien, dont le sol est à peu près le même, c’est-à-dire absolument rocheux, Notre-Dame Auxiliatrice de Buckland a vésété de longues années. (C'etait
naguère encore un village à lapparence chétive et où
AINT-DAMIEN.- Intérieur du village. Maison de Elz, Métivier, entrepreneur, etc.
SAINT-DAMIEN.—Enfants de l’orphelinat agricole occupés, sous la direction de M. le curé Brousseau, à faire des défrichements à l'ile du lac Vert.
faute de débouchés et d'industrie, la gêne avait élu domicile ‘out cela est maintenant du domaine du passé. L'industrie laitiêre, en péuétrant dans les montagnes de Bellechasse, où les paturages sont excellents, a révolutionné ce village comme tous ceux qui l’avoisinaient. Le village est presque rebâti à neuf, ses maisons sont plus proprettes, les cultivateurs paraissent plus heureux. Notre-Dame Auxiliatrice alimente actuellement quatre beurreries qui fonctionnent à merveille et qui forment une bonne source de revenus pour ses patrons.
SAINT-NAZAIPE
Dans le quatrième rang de Buckland et un peu en arrière de Nt-Malachie, l’on rencontre une nouvelle misson qui a été désignée sous le vocable de St-Nazaire.
Cette mission, dotée récemment d’une chapelle, est desservie par un jeune prêtre, M. l'abbé Dubé.
CANTON MarzLoux.—C'est le canton voisin de Buckland et c’est encore la belle et grande route de Mailloux qui lui donne accès. |
Le gouvernement dispose dans ce canton de 14,600 arpents de terres.
Le sol ici, comme dans Buckland, ne laisse pas que d’être fort rocheux. Mais il parait que ce n’est plus là une objection pour les colons au cœur vaillant ; au reste, l'expérience a prouvé qu’on finissait toujours par triompher de cet obstacle naturel.
Les meilleurs lots à prendre se trouvent dans les rangs Nord-Est et Sud-Ouest de la rivière du Pin et dans la partie Est des rangs un et deux.
Le sol, dans ces rangs, se compose de terre grise, de terre noire et de terre jaune: il est favorable à la culture, quoiqu'un peu rocheux. On y trouve de l’érable, du merisier, du bouleau, de l’épinette, du cèdre et du sapin.
0e Un explorateur qui a passé là en 1893, a noté que la belle épinette et le beau cèdre avaient été enlevés.
SAIRT-PHILEMON
C’est une paroisse formée à même le canton précédent. Elle compte sept rangs à l’est de la grande ligne et possède un curé résident depuis bientôt quatorze ans: M. l’abbé Clément Levêque.
M. Levêque porte un vif intérêt au développement de sa paroisse. Celle-ci lui doit en grande partie l’organisation d’une excellente beurrerie quia rapporté l’an dernier $6,000. Elle Jui doit encore un service téléphonique qui la met en communication avec les paroisses de Saint- Valier, de St-Raphaël et St-Cajetan d’Armagh
La population de St Philémon était au ler Janvier 1900 de 903 âmes.
Le village possède depuis un ans médecin résident. L'argent des terres, M. L. F. Turgeon, y a aussi son domicile.
L'ancienne église étant devenue trop exigue, l’on s’occupe en ce momeut à en rebâtir une nouvelle qui sera plus spacieuse et plus élévante.
D'après M. le curé Levêque, qui est un homme d’initiative, une seule chose manque au bonheur de la paroisse de St-Philémon et de la région avoisinante : c’est une voie ferrée qui rapprocherait sensiblement toute cette contrée de Québec et faciliterait la vente des produits agricoles. Actuellement, les habitants des cantons Mailloux et Roux ont vingt, trente et quarante milles à faire pour atteindre la première station de chemin de fer. M. Levêque a sur le métier tout un plan à cet égard. Le chemin de fer qu'il projette et dont il a saisi les pouvoirs publics, partirait de Saint-Anselme, dans le comté de Dorchester, et aboutirait à Edmonton, dans le Nouveau- Brunswick, traversant les paroisses de St-Anselme, de Ste- Claire, de St-Damien, de Notre-Dame de Buckland, de Ste
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Philémon, de St-Paul de Montminy, de Ste-Apolline, de St- Marcel, de St-Damase, de Ste-Perpétue et de St-Eleuthère. Cette voie ferrée longerait, paraitraît-il, de belles terres propres à la colonisation, en même temps qu'elle engage-
rait un grand nombre de colons nouveaux à venir s’établir dans cette région.
CANTON RoOUx.—II faut traverser les cantons Buckland et Maïlloux pour atteindre le canton Roux.
Ce canton est assez montagneux, mais les terres y sont de bonne qualité, sauf dans le rang sud-ouest qui laisse quelque peu à désirer.
On compte ici plusieurs sites de moulins et quelques lacs assez poissonneux.
Le principal bois du canton est l’épinette, mais il y à
aussi du bouleau, du merisier et de l’érable. Il reste près de trois cents lots à vendre.
St Magloire
Il faut défiler à travers une série de côtes assez escarpées avant d'atteindre cette paroisse formée à même le canton Roux et de partie des cantons de Bellechasse, de Daaquam, de Rolette et de Panet.
St-Magloire se trouve située sur le versant sud des Alleghanys qui la séparent de la paroisse de St-Philémon, à quatre lieues de distance. La rivière St-Jean qui, dans cette partie du pays constitue la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, borne St-Magloire au sud.
Les commencements de ce village datent de 1860, alors que le révérend M. Beaubien y conduisit un groupe de colons dans le but d'y visiter les terres.
L'impression fut favorable, car dès l'année suivante, toute une petite colonie vint s’y fixer. Les premiers pionniers furent MM. Alexis Couture, Hilaire Brisson, Louis et Jean Lacasse, Normand Boulanger, François Boulanger. |