‹ La colonisation dans les comtés de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, l'Islet, KamouraskaChapitre 28 sur 50 · L . P * 0 t à 1 L ï CE La L = h : vt L À k + A · texte numérisé non relu

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Le Cap Saint-Ignace belle paroisse de 3,539 âmes, avait été aussi érigé autrefois en fief. Il était borné au nord-est par la Seigneurie de Vincelot, au nord-ouest, parle fief Gagné, en arrière par la Seigneurie de Ste-Claire et en front par le fleuve St-Laurent. Ce village, où se recontrent de magnifiques fermes, n’est qu'à sept milles de la ville de Montmagny et est relié par le chemin de fer Intercolonial. On y comptetrois beurreries qui font d’excellentes affaires.

LA SEIGNEURIE VINCELOT, fut partagée en deux concessions. La première qui comprenait une lieue carrée, fut octroyée en 1672 par l’intendant Talon à Dame veuve Amyot. Elle était bornée au nord-est par le fief Bonsecours, dans le comté de l’Islet, au sud-ouest par le Cap St-Ignace et la seigneurie de Ste-Claire, en front par le le fleuve et en arrière par les nouveaux cantons

La deuxième concession de cette seigneurie, comprenant “l'augmentation”, fut faite Le, 1er, février 1693 par Frontenac au sieur de Vincelot. Elle mesurait une lieue de front sur deux lieues de profondeur.

LA SEIGNEURIE DE STE-CLAIRE, d’une lieue de largeur sur deux lieues de profondeur, était bornée au nord-est par le fief Vincelot, au sud-ouest par le fief Fournier, en arrière par les cantons et en front par le Cap St-Ionace et le fief Gagnier.

Elle avait été concédée à Réné Lepage, déjà seigneur de Rimouski, le 17 mars 1198.

LE FIEF GAGNIER., qui ne comprenait que dix arpents de frout sur un arpent de profondeur. fut concédé le 3 septembre 1675 à Sieur Louis Graguier dit Bellavance. Ce fief était borné en front par le fleuve, au nord-est par le Cap St-Ignace, au sud-ouest par le fief Fournier et en arrière par la Seigneurie Ste-Claire.

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LE FIEF FOURNIER, fut octroyé, comme l'indique son nom à Sieur Louis Fournier, le 38 novembre 1672, par l’inrendant Talon. Ce fief qui mesurait trente arpents de largeur sur 21 arpents de profondeur, était borné en front par le fleuve.

LE FIEF L’'EPINAY, se trouvait situé en arrière de Naint- Thomas. Il avait trois lieues de Jargeur sur une lieue et demie de profondeur. Le gouverneur de Callière l’avait concédé le 7 avrii 1701 à Jean Baptiste Couillard, Sieur l'Epinay.

Ce fief devenu la propriété de M. Couillard Dupuis, est traversé par la rivière Morigeau.

La partie située en arrière de Montmagny n’est pas encore exploitée, et l’on y remarque encore beaucoup de bou bois.

LA SEIGNEURIE DE BERTHIER, fut donnée par l’intendent Talon, le 29 octobre 1672 à Sieur Berthier. En 1780, les Dames religieus-s de l'Hôtel Dieu de Québec obtenaïent la donation de ce fief par testament de Messire Charles des Bergères de Rigauville, vicaire général. Cette seigneurie bornée en front par le fleuve, au sud-ouest par $St-Valier et en arrière par la rivière du Sud, comprenait deux lieues de front et autant de profondeur.

Le village de Berthier, qui se trouve dans les limites de cette ancienne Seigneurie, commande par sa position une perspective des plus grandioses. L’œil embrasse du même coup, les islets de Bellechasse, l’île Madame, l’île aux Grues et l’île d'Orléans. Un bateau à vapeur, le Montmagny, qui fait éscale à l’île d'Orléans et à St-Michel dessert en même temps cet intéressant village, dont la population, au dernier recensement, était de 1152 âmes.

En arrière de Berthier, l’on rencontre la paroisse äe St- François, reliée à Québec par le chemin de fer Intercolonial. Cette paroisse compte une population de 1544 habitants.

pi Etes MOUVEMENT DE LA POPULATION

La superficie du comté de Montmagny est de 653 milles carrés, équivalant à 418,158 acres.

Sa population au recensement de 1891, s'élevait à 14726 âmes. |

Montmagny est au nombre des comtés qui accusent une diminution de population depuis la dernière décade. Cette diminution s’est chiffrée par un total de 1,600 personnes que l'esprit d'aventure a conduit, au moins pour un assez grand nombre, sur la terre américaine.

D'autres qui étaient exclusivement adonnés à la pêche, ne trouvant plus, à la suite de la liquidation de quelques maisons commerciales, à exercer avec profit leur industrie, allèrent fonder de petites colonies sur les côtes de Gaspé. *

Depuis quelques années cependant cette regrettable déperdition de forces a subi un arrêt Les crises périodiques de l’industrie américaine ont fini par dessiller les yeux du plus grand nombre et le contingent fourni à lémigration n’est plus désormais qu'une quantité négligeable.

Quoique l’on n’ait pu faire, pour ce comté, cette réclame à outrance qui pousse les masses à se fixer en d’autres parties du pays, il importe de ne pas ignorer que les vieilles paroisses du comté de Montmagny constituent de bons centres agricoles et que les cantons qui les environnent, pou" être inférieurs à bien d’autres, offrent encore une perspective assez encourageante aux colons.

EXPLOITATIONS ACRICOLES ET INDUSTRIE LAITIERE

En 1891, voici ce que représentaient dans ce comté, l'étendue et la condition des exploitations agricoles :

* Il y a une quinzaine d'années, Montmagny, le Cap, St-Ignace, etc., contenaient une population flottante d’envirou cinq à six cents pêcheurs qui partaient invariablement le printemps et l’automne pour la côte Nord ou même les côtes de la Gaspésie, dans le but de faire la pêche pour le compte de la maison Robin et de quelques autres maisons de Gaspé.

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