COMTE DE DORCHESTER
EXPLOITATIONS AGRICOLES. — POPULATION. — FROMAGE- RIES ET BEURRERIES.—(COURS D'EAU.
Dorchester est pour ainsi dire aux portes de Québec ; seul, le comté de Lévis nous en sépare. Un chemin de fer, le Québec Central, nous met en communication avec deux importantes paroisses, et les autres peuvent être atteintes facilement par les chemins de voiture.
Le comté de Dorchester est un district essentiellement agricole, renfermant une quinzaine de paroisses, presque toutes dans un état florissant, avec une propriété foncière d’une valeur qui dépasse trois millions de piastres. En 1891, les exploitations agricoles avaient donné les résultats suivants :
Nombre d’acres occupés... RS TN O0 0 UE Nombre d’acres sous culture............ 2. IC BU Nombre d’acres en forêt.............. AA 174,687
Sa population, au dernier recensement était de 19,017 âmes, mails depuis de nouveaux centres se sont ouverts, de nouvelles missions ont été fondées, des fils de cultivateurs sont allés fonder des établissements dans les cantons Langevin et Watford, et ont formé çà et là d'importants groupes.
Il n’y a, à la vérité, que cinq cantons dans ce comté où il y ait des terres disponibles, mais ces cinq cantons renferment encore une étendre de terres assez respectable, environ 115,000 acres.
Le prix des terres n’est que de trente cents par acre, et l'agent préposé à leur vente est M. J. E. Cayouette, qui réside à Sainte-Claire.
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Nous ne devons pas oublier de mentionner le fait que l'industrie laitière a toujours été en grand honneur dans ce comté. Déjà, en 1891, ce comté avait fabriqué près de 800,000 livres de beurre. En 1899, on y compte quatre beurreries et quarante-quatre fromageries. Il a été fabriqué dans la même année 2,898,064 livres de fromage qui ont rapporté $239,807.
Les chemins de colonisation sont en bon état et l’on en ouvre de nouveaux chaque année. La plus considérable de ces routes est le grand chemin Etchemin quiouvre une communication continue avec les anciennes seigneuries de Saint-Gervais, Lauzon, Sainte-Marie, et les cantons Frampton, Cranbourne et Watford.
Des rivières assez importantes arrosent tout ce canton Mentionnons la rivière Etchemin et ses tributaires, la rivière Saint-Jean, et son principal bras, la rivière Daaquam, ainsi que les rivières Famine, Grande Coudée, Saint-Joseph, et qui tombent toutes dans la rivière Chaudière.
La rivière Etchemin n’est pas navigable, mais depuis les premières chutes jusqu’à la rivière Ware, à l’angle sud du canton de Buckland, sur une distance de huit milles environ, elle traverse un terrain d’alluvion. Son lit est étroit et profond, son cours moins rapide, et l’on peut y naviguer en canot. Sur le reste du parcours, brisé par des cascades, 1l est impossible de songer à s’en servir comme moyen de communication. En traversant Saint- Anselme, la rivière Etchemin roule en cascades, et fait mouvoir plusieurs moulins.*
C’est aussi le tributaire le plus considérable de la Chaudière. Il y a une quarantaine d’années, on découvrit à la suite d’explorations, que le lit de c=tte rivière contenait
* D’après M. J. Roy, dans sa remarquable étude sur la Seigneurie de Lauzon, la rivière des Etchemins fut ainsi appelée par Champlain, parce que les aborigènes de la tribu qui portaient ce nom en suivaient le cours, pour se rendre à Québec.
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