ANCIENNES S :ICGNEURIES ET PAROISSES
Le comté de l’Islet, comme celui de Montmagny, embrassait autrefois, dans ses limites plusieurs seigneuries qui sont aujourd'hui cultivées et colonisées dans presque toute leur étendue.
LA SEIGNEURIE DE BONSECOURS—La première concession remonte à 1677 et le premier seigneur fut Francois Bélanger. Son successeur, en 1723, est Louis Bélanger, puis en 1739, Jean François Bélanger. Pierre Bélanger en devient ensuite propriétaire et vend ce fief en 1796 à Jacques McCallum.
En 1811, Jean-Baptiste Couillard Després acquit une partie du fief de l’Islet de Bonsecours et en 1829 celui-ci passe à Olivier Eugène Casgrain.
LA SEIGNEURIE LESSARD.—Bornée au nord-est par le
canton Ge Ashford et en arrière par les terres vacantes de la Couronne.
Jette seigneurie qui avait une lieue de front, fut concédée par le gouverneur de Frontenac, le 30 juin 1698 à Pierre Lessard. Elle passa plus tard aux mains de M. Andrew Stuart.
LA SEIGNEURIE DE ST-JEAN Port-Jori.—Eille embrassait une étendue de deux lieues de profondeur. Elle fut concédée en 1677 à Noël Langlois. Celui-ci la revendit à Charles Aubert de la Chesnaye qui la donna en héritage en 1781 à Ignace Aubert de Gaspé. Tous les terrains dans cette seigneurie qui comprenait quatre rangs, se trouvaient déjà concédés avant la cession du Canada.
Ro Les rivières Trois-Saumons et Port-Joli qui traversent Ja seigneurie prennent leur source en arrière dans les montagnes.
LA SEIGNEURIE DE ST-ROCH DES AULNAIS.—Cette selgneurle comptait trois lieues de front sur deux de profondeur. Elle avait été concédée le 1er avril 1657 à Nicholas Juchereau de St-Denis.
L'ancien manoir des seigneurs de St-Roch est devenu, depuis quelques années, la propriété de M. Déchêne, député aux Communes pour le district électoral de lIslet,
Dans toutes ces anciennes seigneuries, dont la création remonte, comme on a pu le voir, aux premiers temps de la colonisation française en ce pays, l’on retrouve, gracieusement échelonnés le long des rives de notre grand fleuve, de magnifiques villages qui ont chacun leur histoire, mais que le cadre restreint de ce travail ne permet pas de retracer. |
Citons néanmoins, au fil de la plume, Notre-Dame de l’Islet, dont un poète de l'endroit a dit :
.... L'Isiet est l’orgueil de nos Laurentiennes, La perle, le joyau des plages canadiennes.
La paroisse actuelle de l’Islet fut concédée dans le principe en deux seilgneurles. Na situation avantageuse et la fertilité du sol y attirèrent dès 1700 un bon groupe de colons. Une année plus tard, on trouve déjà sur les domaines de la seigneuresse Geneviève Couillard, veuve de sieur du Tertre et du seigneur Bélanger une vingtaine de familles On y voit des Bélanger, des Rouleau, des Cloutier, des Larouche, des Marchand, des Langelier, des Lavergne, des Fortin, des Lessard, des Caron, des Lecierc, etc. | La première église de l’Islet fut érigée en 1700, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la chapelle des morts. On
SAINT-DAMASE (sur la route Elgin.)— Vue du village
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construisit une deuxième église en 1721 qui fut démolie en 1768 pour faire place au temple actuel.
À la fin de décembre 1899, la population de l’Islet était de 421 familles, et 2,264 âmes.
Cette paroisse était autrefois plus considérable, mais elle a été démembrée en 1874 pour former la paroisse de Nt-Eugène.
L'Islet est l’un des villages les mieux bâtis de la rive sud. Il fournit aussi des points de vue de toute beauté. Les convois de l’Intercolonial nous y conduisent de Québec en moins d’une heure et demie.
À neuf milles plus loin, toujours sur la route de l’Intercolonial, voici St-Jeun Port-Joli, ancienne paroisse que l’on voit désignée dans le recensement de 1739 sous le nom de Port-Joly et qui comptait déjà à cette époque, un groupe assez considérable. Sa population actuelle est de 2,200 âmes. C’est le chef-lieu du comté.
Citons encore Saint-Roch des Aulnais, Sainte-Louise, Saint- Aubert.
C’est dans le premier de ces villages, à St-Roch, fort d'une population de 1,679 habitants, que se trouve la célèbre pépinière de M. Auguste Dupuis, foudée en 1361, et qui a rendu et qui rend encore taut de services à la classe agricole. On sait que dans notre district la culture des fruits est plus difficile qu'ailleurs, par suite de la brieveté de la belle saison et de l'intensité du froid pendant l'hiver. M. Dupuis a démontré par des expériences réitérées, toujours couronnées d’un plein succès, que la plupart des fruits pouvaient s’acclimater 1c1, comme dans n'importe quelle autre partie de la Province.
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Saint-Aubert n’est qu'à deux milles en arrière de St-Jean. C’est une paroisse agricole déjà très avancée. Elle possède un médecin résident, M. le docteur Paquet, et est en communication directe, par le téléphone, avec toutes les co'onles nouvelles.
Trois moulins à scie fonctionnent dans ce village. On y trouve aussi une fromagerie qui a rapporté l’an dernier un bénéfice de trente-trois pour cent à ses patrons.
POPULATION.-EXPLOITATIONS ACRICOLES.-BEUR- RERIES.—-SERVICE TELEPHONIQUE.—-INDUSTRIE FORESTIÈRE
La population totale du comté de l’Islet était de 13,828 habitants au dernier recensement, et les exploitations agricoles donnaient, à la même époque les chiffres suirants :
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La valeur des biens fonds imposables était estimée à
2,281,158. Ajoutons que l’aisance est générale dans la plupart des viilages et que l’agriculture, grâce à l’initiative intelligente de quelques agrônomes distingués, s’y fait partout, d’après les méthodes les plus récentes.
L'industrie laitière a reçu elle-même dans ce comté un rapide développement. On y compte dix beurreries et sept fromageries ainsi reparties:—2 beurreries à l’Islet, une beurrerie à l’Anse à Gilles, une beurrerie à Trois-Saumons, une beurrerie à St-Aubert, sous le contrôle d’un syndicat de cultivateurs, une fromagerie à St-Cvyrille, deux beurreries et une fromagerie à St-Jean Port-Joli, une beurrerie à Dte-Louise, une beurrerie à St-Pamphile, deux fromaseries et une beurrerie à St-Roch des Aulnais, etc., une fromagerie dans chacune des j'aroisses Ste-Perpétue, St- Marcel, et St-Damase.
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