LES CANTONS
POHÉNÉGAMOOK.—!'resque partout dans les onze rangs qui composent ce canton, la terre est bonne. Il y a une rangée de montagnes entre le premier et le deuxième rang.
Les deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième et huitième rangs, sont en bonne partie colonisés. Ceux qui ont exploré ce canton autrefois ont appuyé sur son importance comme centre de commerce, par son beau lac et les communications par eau ‘de ce lac à la rivière St-Jean par la rivière St-François et par les chemins de communication entre St-Alexandre, la Rivièredu-Loup, Saint-André et ailleurs.
Les grands chautiers que l’on fait ici depuis nombre d'année ont en grande partie épuisé la forêt.
Il y a 35,000 acres à vendre dans ce canton, et 1l n’y a jusqu'ici que 150 lots vendus.
Bunaay.—Ce canton est ouvert à la colonisation depuis 1857. Il compte neuf rangs mais les lots pris jusqu'ici se trouvent dans les quatre premiers rangs.
Ce n’est pas au reste un canton dont l’on puisse dire beaucoup de bien. Du sixième rang au neuvième, la plupart des lots sont rocheux et pauvres. J’ajouterai que les nombreux chantiers qui ont été faits ont à peu près ruiné la forêt.
CHABOT.—Douze rangs et 57,000 acres de terres à vendre. Terrain accidenté mais propre à la culture, surtout
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dans la partie sud du canton. Peu de colons s’y sont dirigés, bien que ce canton soit ar enté depuis quarante ans. Il y a à peu près un vingtaine de lots qui ont été pris.
Les colons de Chabot viennent en grande partie du canton Pohénésamook.
CHAPAIS.—54,000 acres de terres disponibles et mises en vente depuis 1862. Environ 70 lots ont été achetés dans les deuxième et troisième rangs, qui se trouvent sur le
chemin Taché. Le terrain dans ce canton est inégal et rocheux.
IxworTH.—C'est le plus ancien canton du comté. Il fut ouvert à la colonisation en 1842, mais déjà dans les premières années du siècle, vers 1802, des lots y avaient été pris dans le premier rang.
Ce canton renferme seize rangs mais les sept premiers sont complètement établis.
La paroisse de St-Onésime, forte d'une population de 505 âmes, fait partie de ce canton. Une route a été ouyerte, en 1897, depuis l2 premier rang jusqu’au chemin Taché. Il reste encore neuf rangs à coloniser, avec une étendue de 38,000 acres de terres. Ces rangs ne sont pas toutefois aussi bons, ni aussi avantageux que les premiers. Quant au bois de commerce, il a été à peu près complètement enlevé. |
PAINCHAUD.—On a donné le nom de Painchaud à ce canton qui offre une étendue de 39,000 acres de terres, pour rappeler le souvenir du vénéré fondateur du collège de Ste-Anne de la Pocatière.
Le sol est assez bon le long du chemin Taché qui traverse ce canton, mais ii laisse à désirer partout ailleurs. Au reste, le défricheur canadien n’a pas encore porté ses pas ici. C’est à peine si l’on trouverait ici, dans ce
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