PRINCIPAUX VILLAGES
Les principaux centres de population de la partie nord du comté de Matane sont Ste-Flavie, dont la population est de près de mille habitants, Saiiit-’^oseph de Lepage, 420 habitants, Ste-Angèle de Mérici, 1 231 âmes, St-Octave de Métis, 2,023 habitants, tous situés sur la route de l’Intercolouial, puis les paroisses de Sandy Bayou l’ Assomption 1.696 âmes dans le canton de McNider, St-ülric, dans le canton de Matane, 1,500 habitants, St Je;ôme, dans la seigneurie de Matane, avec une population de 2,^66 âmes, Ste-Félicité, dans le canton St-Denis, 1679 habitants.
SAINT-JEROME DE MxTTANE.
Pour atteindre le grand village de Matane, il faut descendre à la station du Petit Métis — à 202 milles de Québec — et là prendre des voitures. Le trajet se fait sur une magnifique route longeant la mer.
LES CANTONS
Nous abordons maintenant l’étude des divers cantons de la partie nord du comté de Matane.
Dans l’opinion de M. Alexandre Fraser, agent des terres, dont l’expérience est considérable puisqu’il a eu l’occasien d’explorer maintes fois toute cette région, les plus beaux cantons de son agence sont ceux de AfcNider, Matane, St-Denis et Tessier.
McNider est le premier canton que l’on rencontre en descendant du chemin de fer Intercolonial à Petit Métis et c’est par lui que nous débutons.
Pour être complet, nous devons ajouter que la population de cette partie du comté de Matane ne s’occupi^ pas exclusivement d’agriculture. Ainsi durant l’été, la plupart des habitants des cantons Cherbourg, Dalibaire et Pomieu se livrent à la pêche du hareng et de la morue qui parfois est assez fructueuse mais qui souvent ne l’est point.
Y. Canton McNider. — Les premiers établis 'ements datent de 1H42. Le premier rang qui comprend 17 lots était déjà complètement établi en 1865
Les deuxième, troisième et quatrième rangs renferment un grand nombre de colons. Chacun de ces rangs contient cinquante et un lots, et il y en a au moins une quarantaine de pris dans c’n.acun d’eux.
y a aussi des établissements dans tous les autres rangs.
Le sol de ce canton est excellent et bien boisé. L’Intercolonial et le ch 'min Matnpédia longent le rang XL
4 ’est à même ce canton qu’a été formée la paroisse de )( N otre-Dame de l’Assomption dont la population s'élève à
1696 âmes et dont la propriété foncière était estimée en 1891 à $113,672.
Il y a cinq moulins à scie en opération dans ce canton. (1)
Can^TON Matane. — La rivière Matane qui passe dans ce canton où l’on rencontre une étendue de plus de 60,000 arpents disponibles, offre des plateaux immenses d’une fertilité remarquable, qui s’étendent dans l’intérieur jusqu’à une dislance de huit à dix lieues.
Sur ces plateaux croissent l’orme, le frêne, le merisier, le peuplier et l’épinette.
Les berges que forme la rivière Matane sont partout d’un accès difficile et rendent la plus grande partie du terrain avoisinant, généralement inculte.
11 se trouve un grand nombre de lacs dans ce canton, mais le terrain qui les avoisine est généralement rocheux et accidenté
Les premier et deuxième rangs qui constituent la paroisse de St-Ulric sont entièrement établis. On y compte une population de 1,500 âmes.
Dans le deuxième rang, les premiers emplacements furent pris en 1839 par une famille Gauvreau.
Dans le rang IV, il y a une Cjuarantaine de lots vendus.
Le onzième rang est de qualité médiocre dans la partie nord-est, mais la partie sud-oui‘st est favorable à la culture.
Le treizième rang est de qualité supéiieure et est boisé, comme le précédent, d’érable, de bouleau, de merisier, d’épinette et de cèdre.
11 s’est fait de grands chantiers autrefois dans ce canton.
Actuellement, ou y compte un moulin à scie et à bardeaux sur la rivière Blamffie possédé par M. Jos. Roy qui exporte une bonne partie de son bois en furrope.
(1) Mouvement de la pnpulation en 1898 :
Naissances . . 86
Mariages . e
Pécès . 31
M. Antoine Lepage a un autre moulin à scie en opération sur la rivière Tartigou, puis deux autres moulins appartenant respectivement à MM. Pierre Bélanger et à Thos Beaulieu et frère.
Dans la seigneurie de Mataue, un moulin à scie, mû par la vapeur, fomdionne pour le compte de la maison Price. Le bois est vendu à l’étranger.
Il y a encore quatre autres moulins moins considérables, dont l’un installé sur la rivière Mataue, qui est la propriété de M. Aubé.
Canton Tessier. - Ce canton dont les terres ont été livrées au pub'ic eu 1870 compte quinze rangs et jrlus de 40,000 acres disponibles.
C’est un terrain de qualité supérieure et dont la forêt est surtout riche en merisier et en érable.
La colonisation ne s’y développe néanmoins qu’assez lentement. C’est à peine si l’on compte quatre-vingts lots aux mains des colons dans les trois premiers rangs.
Ce canton touche au nord la seigneurie de Mataue.
On y comptait en 1897 une population de 609 habitants.
Il y a ici deux moulins à scie appartenant à MM. Franc. Grauthier et Noël Fortin.
Canton Dalibaire. — C’est un canton d’une étendue de 60,000 arpents, dont le terrain est reconnu propice à la culture du blé, des pois, de l’orge, de l’avoine, des patates et du foin.
Le premier rang qui contient cinquante-six lots est traversé par le chemin qui conduit de Mataue à Cap Chatte. Tous les lots, sur le parcours de ce chemin, sont occupés.
Les premiers établissements datent de 1865, mais ce n’est que vers 1883 que la colonisation a pris quelque développement dans le premier rang. Les autres parties du canton, qui comptent dix-huit rangs, sont à peu près vierges de colons.
Dalibaire avait une population de 491 habitants en 1891.