‹ La colonisation dans les comtés de Temiscouata, Rimouski, Matane, Bonaventure, GaspéChapitre 14 sur 58 · VILLAGE UU PETIT MÉTIS · texte numérisé non relu

VILLAGE UU PETIT MÉTIS

Ce cautou est traversé par les rivières des arands- . Méchins, des araiids-Capuciiis et par plusieurs ruisseaux dont on peut utiliser le cours pour la descente du bois.

Le cèdre s’y rencontre en abondance ainsi que l’épinette.

Sur le ruisseau à Sem, l’on rencontre un moulin à scie mis en opération par les MAI. J. Richardson & Cie. On y fabrique plus particulièrement du bois de fuseau pour l’exportation étrangère.

Les MM. Richardson & Cie sont aussi en possession d’un moulin à bardeaux dans ce canton.

Canton Saint-Denis. — Ce canton a vu surgir la paroisse de Ste-Fôlicité dont la population atteint 1,700 âmes, et dont la propriété foncière était estimée en 1807 à $87,225.

Ce canton, voisin de St-Jérôme de Matane, est l’un des plus anciens de la région. Dès 1843, quelques familles allèrent y planter leurs tentes. Aujourd’hui les six premiers rangs sont à peu près complètemmt établis.

Il reste encore une dizaine de mille acres à vendre.

Le terrain est uni dans ce canton et le sol propre à toute espèce de culture. On remarque toutefois que le bois de commerce y est à peu près épuisé.

Trois moulins fonctionnent dans ce canton. Ils appartiennent à M. H. Oagnon, Johnny Charest et Saturnin Turcotte.

Canton Cherbourg. — C’est vers 1865 que furent vendus les premiers lots dans ce canton.

Tout le premier rang qui comprend 61 lots, est à peu près complètement colonisé. 11 y a aussi quelques établissements dans le rang IL Les quatre autres rangs sont inoccupés.

Il y a plus de 40,000 arpents à vendre dans ce canton dont le sol est fertile et bien arrosé.

La population de ce canton est de près de 800 âmes.

Les MM. Richardson & Cie, exploitent ici un moulin à scie et exportent leur bois sur les marchés étrangers.

Canton Eomieu. — La partie nord-est de ce canton est inculte.

La rivière Cap-C hat, avec ses deux branches, le ruisseau à Cossette et plusieurs autres ruisseaux, forment, au dire d’un explorateur, des mornes et des précipices de toutes sottes, qui fout de ce terrain une espèce de chaos.

C’est en 1865 que furent vendus les premiers lots.

A l’heure actuelle, il n’y a que le premier rang vis-à-vis le chemin qui mène de Matane à Cap Chat cjui soit établi.

La partie sud-ouest des rangs cincj^ à huit est boisé en bouleau blanc, épinette, cèdre.

Dans les cantons Eomieu et Dalibaire, la population était portée en 1896 à 569 habitants.

L’on compte ici deux moulins à scie dont l’un est exploité par les MM. Eichardson et Cie.

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