‹ La colonisation dans les comtés de Temiscouata, Rimouski, Matane, Bonaventure, GaspéChapitre 26 sur 58 · LES PECHERIES DE BONAVENTURE · texte numérisé non relu

LES PECHERIES DE BONAVENTURE

La pêi.he est une autre ressource sur laquelle les cultivateurs qui habitent les bords de la baie des Chaleurs peuvent compter.

Elle a même été l mgtemps et trop longtemps l’unique préoccupation d’une foule de colons de cette région. Dans les années où la morue, le hareng et le homard donnaient,. on ne se faisait pas faute de délaisser les terres pour se livrer exclusivement à cette exploitation. Mais cette source de revenus ayant fini par s’amoindrir, la population des pêcheurs s’est ravisée. Elle a eu le courage et le bon esprit de retourner à ses terres, et la pêche, sans cesser d’être exploitée, n’est plus devenue qu’un accessoire dans la vie du colon

Cet accessoire n’est pas tel, cependant qu’on puisse le considérer comme quantité négligeable. (.Quoique capricieuse, la mer se montre encore prodigue de ses richesses, et il ne manque pas de familles dans Paspébiac, dans Saint- Bonaventure, à Port-Daniel, à Xew-Carlisle, à Carletou et

à Maria qui se créent un revenu annuel de |200 à $500 avec la pêche du saumon, du hareng et du homard.

La statistique officielle est là, au reste, pour prouver que cette exploitation constitue encore un précieux appoint pour la classe agricole.

On a calculé qu’eu 1897 le nombre de bateaux employés pour la pêche dans le comté de Bonaventure s’élevait à 1,360, représentant une valeur de $22,495, et donnant du travail à 2,384 hommes.

Dans cette même année, les pêcheurs avaient pris 244,375 livres de saumon, 130 828 livres de homard, plusieurs milliers de livres de hareng, — le tout équivalant à une production totale de $201,932 pour l’année.

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