ST-ALPHONSE DE M USSELEYVI LLE
C’est un prêtre belge, monsieur l’abbé Musseley, qui a jeté, en 1891, les fondements de cette colonie.
M. l’abbé Musseley, arriva ici avec une quinzaine de familles de Belgique auxquelles il distribua des terres dans les sixième, septième et huitième rangs du canton Hamilton.
Cette colonie belge, malgré le dévouement de son promoteur, n’a pas été un succès. Ces braves cultivateurs belges, obligés d’abattre la forêt pour se créer un “ home,” se lassèrent vite d’un travail dont ils n’avaient point l'habitude, et ils déguerpirent bientôt les uns à la suite des autres.
Six familles belges seulement persistèrent — mais en revanche, les canadiens-français auxquels le dur travail des premiers défrichements n’a jamais fait peur, ne tardèrent pas à suivre les premiers colons.
Les choses ont si bien marché depuis leur arrivée, que la colonie de Musseleyville est déjà en plein épanouissement et que les rangs 6, 7 et 8 sont occupés par un bon nombre de colons.
M. l’explorateur Bureau qui a passé là, à la fin de 1898, rapportait au département des terres, forêts et pêcheries, qu’il avait été émerveillé du développement prodigieux de cette colonie qui dans le principe, paraissait destiné à mourir.
Il a constaté qu’il y avait là une église, un prêtre résident, monsieur l’abbé Biron, une cinquantaine de maisons bâties le long du chemin Mercier, et puis 70 à 80 familles, toutes heureuses de leur sort.
Musseleyville est à la veille d’être érigé en paroisse sous le vocable de St- Alphonse de Caplan.
Ce village est à 6 milles du chemin de fer.