‹ La colonisation dans les comtés de Temiscouata, Rimouski, Matane, Bonaventure, GaspéChapitre 34 sur 58 · NEW CARLISLE · texte numérisé non relu

NEW CARLISLE

C’est par excellence le village aristocratique et en même temps le chef-lieu du comté de Bonaventure.

A part le palais de justice, il y a de vastes magasins, des moulins, et même de somptueuses résidences.

New-Carlisle, agréablement situé snr les bords de la baie des Chaleurs, et doté d’admirables plages, ne saurait tarder

à devenir une place d’eau/très enviée. La grève y est on ne peut plus belle et bit^n adaptée pour les bains de mer.

Quelques familli*s'’anglaises et américaines s’y dirigent déjà durant la belle saison, mais ce courant devra s’accentuer davantage^'maintenaut que New-Carlisle, qui avait déjà des communications par eau, est devenu le terminus du chemin de fer de la baie des Chaleurs.

New-Carlisle se compose de quatre rangs, mais les terres, sauf de rares exceptions, sont presque toutes vendues.

La population de Mew-Carlisle est d’environ mille âmes, pour la [)lupart d’origine anglaise ou irlandaise.

L’élément canadien-français n’y est représenté que par une soixantaine de familles.

La population catholique y possède une église et un curé résident.

Les protestants y ont plusieurs chapelles, et même un temple maçonnique.

PASPEBIAC

Notre-Dame de Paspébiac, à quatre milles de New-Carlisle et situé sur les bords de la baie des Chaleurs, est un magnifique port de mer.

Il est libre de glaces une partie de l’hiver.

On y construit en ce moment un grand quai et le temps pourrait bien ne pas être éloigné où ce village devint le terminus de la ligne transatlantique.

Les terres sont excellentes dans les trois ranirs de Paspébiac, mais trop peu de familles se livrent à la culture.

Le village de Paspébiac qui comprend une population de 2,000 âmes, dont 270 familles d’origine canadienuefrançaise, est enclavé dans le canton Cox.

C’est dans ce village et sur le banc de Paspébiac que les maisons des Kobin et des Le Bouthillier ont leurs principaux comptoirs. Il y a là de vastes entrepôts où l’on fait sécher la morue, et où on l’emmagasine en attendant qu’elle puisse être expédiée dans l’Amérique du Sud.

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