II. y a ici 89,000 acres de terres disponibles
Ce canton est montagneux, mais ces montagnes, assez élevées par endroits, sont entourées de vallées magnifiques et d'une grande étendue.
Le sol est généralement très beau et les établissements de- colonisation ne peuvent qu'y prospérer.
Le cèdre se rencontre en grande abondance dans ce canton. L'on y voit aussi de l'érable, du merisier, du frêne et du bouleau.
Il n'y a encore que dix-huit lots qui aient été pris dans le premier rang, qui en compte 50. Les autres rangs sauf les rangs 5 et 6, où l'on trouve à peu près 28 lots vendus — sont inoccupés.
(1) Mouvement de la population en 1898 ;
Naissances 123
Mariages 25
Décès 49
Le long de la ligne seigneuriale de Matapédia, qui est riche en cèdre, il se fait une exploitation assez considérable de bois. Il y a là cinq à six moulins à vapeur qui fabriquent du bardeau.
Ces moulins nont la propriété de M. Wallace, MM. King & Frères, de M. Oscar Couture et de M. Alphonse Loisier.
AwANTjiSH. — Neuf rangs à coloniser et 36,000 acres de terre à vendre.
Ce territoire — l'un des plus beaux de la Matapédia — a été offert en vente en 1870.
C'est un terrain uni et propre à la colonisation dans presque toute son étendue. Les roches y sont rares.
La forêt y est remarquable. A côté de gros merisiers et mêlés aux érables, on voit de longs et beaux cèdres, de gros bouleaux et épinettes.
Les messieurs Fenderson y font depuis quelques années des chantiers considérables.
Les établissements sont un peu éparpillés dans ce canton. Ainsi sur 53 lots qui forment le premier rang, il y en a vingt de pris; 18 dans le deuxième rang, onze dans le troisième rang et vingt dans le cinquième.
Les colons se sont surtout portés sur les lots traversés par le cbemin de Matapédia rangs nord-est et sud-ouest. Il y a là, dans ces deux rangs cinquante et un lots vendus.
Tous c 'S lots ne sont pas cependant actuellement occupés. Un explorat^.'ur qui a visité ce canton en 1898, n'a rencontré que cinq familles de colons établies dans le quatrième rang et deux dans le cinquième. Ces établissements se trouvaient dans le voisinage d'un moulin à scie mû par la vapeur et d'une capacité de 150 billots par jour. Ces colons qui ont fait des défrichements assez étendus craignent cependant de ne pouvoir rester sur leurs terres si on ne leur donne pas bientôt un débouché pour leurs produits.
Blais. — Nom donné à ce canton, ouvert en 1896 eu l'honneur de S. G-. Mgr A. Biais, évêque de Rimouski.
Ne comprend encore que deux rangs avec 115 lots à vendre. 11 est situé en arrière du canton Lepage.
Le sol est formé d'une terre grise, très dense, contenant beaucoup de calcaire et d'argile, et reposant sur un sous-sol de terre jaune.
La qualité du sol ne se dément pas dans les deux langs arpentés. On trouve là des bois vigoureux et robustes, tels que le merisier, l'érable, le sapin, l'épinette, le bouleau et çà et là dos fonds plats couverts de cèdres, composés de la plus belle terre noire, excellente pour la production du blé, et sillonnés de quelques ruisseaux.
CasA-ULT. — L'ouverture de ce canton ne date à bien dire que depuis trois années. On lui a donné le nom de Casault, en l'honneur du juge en chef de la Cour Supérieure, sir Napoléon Casault.
Il n'y a encore que deux rangs arpentés et à peu près 6,000 acres de terres à vendre.
Le premier rang est accidenté.
La rivière Causapscal coule parallèlement au fronteau, et plusieurs cours d'ean, venant du nord-est, ont creusé des gorges profondes en se frayant un chemin jusqu'à la rivière, mais ces accidents, dit un explorateur, ne sont pas de nature à créer des obstacles à l'établissement des colons.
Le sol y est partout d'une grande richesse, notamment dans le deuxième rang.
Lepage. — Le premier rang de ce canton laisse quelque peu à désirer, mais en revanche tous les autres, et surtout les rani.s 2, 3, 4 et 5 sont de premier ordre au point de vue de la colonisation.
Le sol est partout d'une richesse et d'une fertilité exceptionnelles. On y cultive avec succès les grains les plus variés.
Ce canton offre le spectacle d'une série de vallées^faiblement accidentées et sillonnées de petites rivières dont l'eau est réputée bonne et douce.
Oq rencontre du cèdre et du bouleau en abondance dans «e canton et un peu d'épinette. Le feu a néanmoins porté ses ravages sur de grandes étendues, ce qui veut dire que dans ces ]>arties-là, le défrichement se trouve pour ainsi dira presque tout fait. Il n'y a plus qu'à ]abourer et qu'à semer.
Le chemin Matapédia traverse le premier rang du canton dans toute sa longueur.
Depuis un certain nombre d'années, l'agriculture y est florissante et se développe dans des proportions qui font bien augurer pour l'avenir de cette région.
L'étendue des terres à vendre dans ce canton est de 26,000 acres, et jusqu'à ce jour 161 lots ont été pris par des colons.
Le premi'T rang qui comprend 88 lots et qui borde la rivière Matapédia, est entièrement colonisé. Dans les autres rangs, et surtout dans les rangs 2 sud-est, 3 et 4 sud-est, 2 nord-ouest, la colonisation annonce une certaine activité depuis 1895.
Un dernier mot sur ce canton :
M. Ernest Bélanger, arpenteur-géomètre, disait en 1895, qu'il y avait place dans le canton Lepage pour des milliers de colons capables et décidés de s'armer de la hache pour marcher à la conquête de tout ce nouveau territoire.
Mataliok — Aussi facile à travailler que le canton Humqui et moins pierreux que ce dernier.
Pour le sol, il est de même nature que le sol des cantoDs Lepage et Humqui, c'est-à-dire une excellente terre jaune sans roc et même sans pierres, une terre exceptionnellement fertile, riche et propre à la culture de toutes sortes de graines et de légumes.
Des incendies désastreux ont dévasté autrefois la forêt dans ce canton ; il s'y trouve cependant du bois en quantité suffisante pour le colon, tant comme combustible que pour fins de construction. On rencontre particulièrement beaucoup de cèdre.
L'explorateur Benson Williams ne tarit pas d'éloges sur ce canton qu'il représente comme l'uu des mieux doués de toute la vallée.
On devrait, écrivait il, en 1895, employer tous les moyens pour engager le colon à venir se fixer sur ces terres, et dans un avenir prochain s'élèverait une colonie agricole riche, satisfaite et prospère.
Ce n'est à la vérité que depuis une trentaine d'années que l'on s'est rendu compte de la valeur de ce canton. On peut même dire que jusqu'à IStO, la forêt y avait gardé toute sa virginité. Cette année-là cependant, quelques colons pleins de courage, s'y aventurèrent et s'y créèrent des homesteads. Le mouvement se ralentit quelque peu parla suite, mais à partir de 1892, il reprend une nouvelle impulsion, et dans les années 1895 et 1896, le courant est parfaitement établi. Il l'est si bien, que dans ces deux années, l'on voit une vingtaine de colons achet-. r les lots du premier rang et un égal nombre s'emparer des lots du deuxième rang.
Deux autres rangs — les rangs A et B — qui comprennent 86 lots, sont eux-mêmes enlevés en un clin d'œil et forment aujourd'hui de beaux établissements.
Les colons commencent à se répandre maintenant dans les rangs 3 et 4, où l'on constate une cinquantaine de lots déjà vendus.
Cabot. — La fondation de ce canton remonte à 1859.
Il compte neuf rangs et est traversé par le chemin de fer Intercolonial et las chemins Kempt et Matapédia
L'ouverture du chemin Kempt a été surtout un précieux appoint pour ce canton. Au moins 130 lots ont été pris le long de cette route.
Il reste encore 18,000 arpents de terres à rendre.
Ce canton, quoiqu'un peu onduleux, est propre à la colonisation dans presque toute son étendue. Il renferme
encore d'excellents bois comme l'épinet'.e, le merisier, l'érable et le cèdre.
Plusieurs rangs — et notamment les rangs A. B. C. D. — sont complètement établis. Il y a aussi plusieurs coloniesdans les rangs I et II, ainsi que dans les onzième efc douzième ranjjs.