LES MINES DE CASPE
La Gaspésie n’est pas uniquement un pays de pêche; c'est'encore un pays de mines.
Qui n’a entendu parler des dépôts d'huile dans le voisinage du Bassin de Gaspé dans les cantons Larocque, Baillargeon, Blanchet, Laforce ? Cette découverte qui remonte bien à une quarantaine d'années excita dans le temps une vive curiosité:et passionna mème l'opinion publique.
La première compagnie qui ait entrepris des travaux sérieux pour se rendre compte de la richesse de ces dépôts d'huile de pétrole fut la “ Gaspé Oil Co.” Les premiers sondages qu'elle fit pratiquer datent de 1865; puis par la suite elle acheta une étendue de terrain ns 30,000 acres pou’ opérer plus en grand.
Il n'appert point que les expériences de cette compagnie aient été fructueuses. On en a mis la faute sur l’insuffsance de ses appareils.
Quoiqu'il en soit, en 1890, un: nouvelle compag'ie anglaise, la “ Petroleum Oil Trust Co Limited”, de Londres,"disposant d’un capital de 430,000 louis, se mit à travailler les terrains de l’ancienne compagnie et acquit en plus 0,000 acres de terrain.
Les sondages du nouveau syndicat ont porté tout d’abord dans le voisinage de Sandy Beach, Haldimantown et Seal Cove, puis un peu plus tard dans Graspé Baïe Sud, ainsi que sur les deux rives de la rivière York.
EH 2 be M (mm be
isiailnte ane
aux )Ôts ers r la ou’'
nie
à ffi-
‘le ontra-
en
ord eal nsi
En 1897, il y avait déjà 38 puits terminés cu en opération. L'un de ces puits atteignait même vue profondeur de 3,600 pieds.
On a rencontré de l’huile en plus ou moins grande quantité, dans tous les puits, à l'exception d’un ou deux. Dans deux cas, l’huile a jailli naturellement, mais depuis, on a dû se servir de pompes. La dernière découverte importante a été faite durant l'été 1897, dans le puits No 27. Comme on ne s'attendait pas à trouver le pétrole à une aussi petite profondeur, on n'avait fait aucuns préparatifs, et avant de pouvoir contrôler le jaillissement, il s’en serait perdu environ 1,000 barils.
Le pétrole obtenu dans la région de la rivière York est, d'après M. Obalski, inspecteur des mines, de l'huile jaunitre, bien claire, ayant une bonne odeur de kérosine : elle est comparable aux meilleurs produits de la Pennsylvanie.
Jusqu'à présent, dit l’ingénieur des mines, dans son rapport de 1899, les travaux faits, quoique .convrant une longue période et représentant des dépenses relativement considérables, ne sont que d’une nature préparatoire. Le pétrole existe bien dans la région, la qualité est supérieureais il reste à prouver qu'il s’y trouve en quantités com, merciales.
La compagnie emploie régulièrement deux cents hommes pour ses travaux.
On a aussi trouvé de l'asbeste dans les environs de la montagne Albert, de la pierre 1 chaux, du fer chromique et des mines de plomb en différents endroits.