LES LACS ET RIVIERES
Les lacs de cette région méritent aussi d’être mentionnés. Quelques-uns sont très achalandés par les amateurs de pêche.
Les principaux sont les trois lacs Squattecks, les lacs des Sauvages, McLean, des Ilets, Sept-Lacs, St-Hubert, des Fourches, des Roches, Saint-Jean, Saint-François, Meruiinticook, Baker, Long, et le lae Témiscouata.
Ce dernier—le lac Témiscouata—mérite une mention particulière, à cause de son importance. Il mesure au moins 22 milles de longueur sur un demi mille de largeur, On a constaté en outre qu'il était suffisamment profond pour les vaisseaux.
Ce lac est enclavé entre des montagnes couvertes d'une forêt luxuriante.
Tous les ans, nombre d'amateurs de pêche s'y donnent rendez-vous.
Autrefois, en 1824, le colonel Fraser tenta de fonder des établissements sur les bords de ce grand lac. On y bâtit, rapporte M Bouchette, quatre maisons, un moulin, puis on y défricha 70 à 80 acres.
Les rivières qui sillonnent ce comté sont les rivières Trois-Pistoles, Doisbouscache, aux Sapins, aux Bouleaux, aux Perdrix. St-François, Cabano, Bleue et la rivière Baker.
Cette dernière, la rivière Baker, se décharge dans ie lac Meruimticook, pour de là se rendre à la rivière St Jean. Elle court sur un lit de sable, sans roches et sans chutes, mais n’est navigable que pour les canots.
ie LES CANTONS
Abordons maintenant l'analyse des divers cantons de cette région dont quelques-uns le disputent en fertilité et en richesse aux plus beaux cantons de la merveilleuse vallée de la Matapédia. Il est certain que ceux-ci ne sont pas connus comme ils mériteraient de l'être. A cela rien d’étonnant, si l'on songe que la Matapédia, qui est peut-être le plus beau jovau de notre province, ne fait elle-même que de commencer d'ètre appréciée à sa réelle valeur. Or, la région de Témiscouata touche de trop pres à celle de la Matapédia, pour ne pas avoir quelques-unes, sinon toutes les qualités de cette dernière. On va voir du reste, par l’'énumération que nous allons en faire, que ces cantons offrent presque tous une magnifique perspective aux colons anxieux de se tailler un établissement solide et durable.
CANTON DEMERS.— Huit rangs et 20,000 arpents de terres à disposer.
L'ouverture du chemin Taché qui traverse les trois premiers rangs à engagé un bon nombre de colons à s’y fixer. Il y a 160 à 170 lots pris dans ces trois rangs ainsi que dans le rang nord du chemin Témiscouata.
La paroisse de Saint-Hubert, avec ses 800 habitants, fait partie de ce canton.
Le terrain est de bonne qualité en genéral, quelque peu rocheux en certains endroits.
CANTON ARMAND.—Ouvert à la colonisation en 1862, ce canton comprend aujourd'hui un groupe de 270 habitants établis pour la plupart dans les rangs A, B. C.
Au reste, ce sont les meilleurs rangs du canton. Dans les autres, le terrain est inégal.
On trouve encore ici beaucoup d’épinette et de cèdre.
La paroisse de Saint-Honoré est enclavée dans ce canton.
CANTON BEGON.—Situé en arrière de la paroisse des Trois- Pistoles, ce canton, d'un sol remarquablement riche, s’est colonisé avec rapidité.
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