‹ La colonisation de la province de Québec (volume 2)Chapitre 20 sur 182 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Anne-du-bout-de-l’île, Pointe-Claire, Sainte-Genevièvre, Lachine, Saint-Laurent, Sanlt-au-Recollet, Ri vière-des -Prairies, Pointe-aux-Trembles et Longue-Pointe. La ville formait la paroisse de Montréal proprement dite.

L’Ile-Jèsus, qui appartenait aux prêtres du Séminaire de Québec, était divisée en trois paroisses : Sainte-Rose, Saint- Vincent-de-Paul et Saint-François-de-Sales.

Les trois seigneuries, au nord de la rivière Ottawa, la Petite-Nation, appartenant aux chanoines du chapitre de Québec, Argenteuil et les Deux-Montagnes, aux prêtres de Saint-Sulpice, n’étaient pas encore habitées. Quelques habitants étaient établis dans l’ancienne seigneurie des Mille- Isles, divisée entre celle delà rivière Du Chêne et celle de Blain ville; ils étaient desservis, avec ceux de la seigneurie de Terrebonne et du fief Desplaines, par le curé de Saint- François-de-Sales. La seigneurie deLACHENAYE, les arrières fiefs BAiLLEULet Martel, formaient la paroisse de Lachenaye La paroisse de Repentigny était formée de toute la seigneurie de ce nom. Dans la seigneurie de I’Assomption ou de Saint- Ours, il n’y avait qu’une seule paroisse: Saint -Pierre-du- Portage. Un groupe d’ Acadiens, fixés dans les profondeurs de la seigneurie de l’Assomption, jetaient les bases de la future paroisse de Saint-Jacques-de-l’Achigan, Les seigneuries de Saint-Sulpice, de Lavaltrie formaient chacune une paroisse ; les îles Bouchard dépendaient de la paroisse de Saint-Sulpice. La seigneurie deLANORAiE et d’AuTRAY était peu habitée.

En arrière, les seigneuries d’AiLLEBOusT et Argenteuil, etdeRAMEZAY, étaient complètement désertes. Lanoraie n’était encore qu’une mission desservie par le curé de la paroisse de Berthier dont les limites très étendues, comprenaient le fief d’ORViLLiERS ou Antaya, la seigneurie de Berthier et le fief Chicot. Les îles situées en face, formaient la seigneurie et la paroisse de I’Ile-du-Pas.

La paroisse voisine, Maskinongé, était dans le gouvernement des Trois-Rivières. Elle était formée de la seigneurie de Maskinongé proprement dite, du Lac-MASKiNONGÉ ou de Lanaudière, des fiefs Dusablé (Nouvelle-York) Bruno et Carufel. Dans la paroisse voisine, celle de la Rivière-du-

Loup (Louiseville), étaient renfermés le fief Saint-Jean, aux Ursulines des 1 rois-Rivières, la seigneurie de la Rivièredu-Loup et le fief Grandpré. La seigneurie Grosbois ou Yamachiche, les fiefs Gatineau et Dumontier, et une partie de la Pointe-du-Lac ou Tonnancour formaient la paroisse d’ Yamaehiche. Le reste de la seigneurie de la Pointedu-Lac, formait la paroisse du même nom, qui s’étendait jusqu à la commune des Trois-Rivières, et dans les limites de laquelle étaient enclavés les fiefs Boucher, Labadie, Vieux-Pont et Sainte-Marguerite. Les Trois-Rivières n’étaient encore qu’un petit établissement ; dans les limites de la paroisse étaient les fiefs Robineau, Niverville, Pachirigny et, le marquisat Dusablé. Au nord, étaient les fiefs de Saint-Maurice et de Saint-Étienne. La paroisse voisine, le Cap-de-la-Madeleine, était formée par la seigneurie de ce nom, et par le petit fief Lapierre. A la suite, le fief Marsolet, le fief Hertel ou de I’Arbre- a-la-Croix, et enfin la seigneurie de Ciiamplain, formaient la paroisse de ce nom. Toutes ces paroisses avaient des curés résidents. Dans la seigneurie de Batiscan, les paroisses de Batiscan et de Sainte-Geneviève étaient desservies par le Père Germain , un jésuite.

A Sainte-x4nne-de-la-Pérade, commençait le gouvernement de Québec. A part la seigneurie de Sainte- Anne, deux petits fiefs étaient compris dans cette paroisse, ceux d’ORviLLiERS et de Sainte-Marie. Le curé de Sainte-Anne desservait la paroisse de Saint-Charles-des-Roches, formée de la seigneurie des Grondines. Les seigneuries de la Ciievrotière et de Deschambault formaient la paroisse de Deschambault. Une seule paroisse, celle du Cap-Santé, formée de la baronnie de Portneuf, des seigneuries de Jacques-Cartier et d’AuTEUiL, embrassait toute l’étendue comprise entre Deschambault et la rivière Jacques-Cartier. La seigneurie de Pertiiuis, en arrière, était inhabitée. La paroisse voisine, celle des Ecureuils (Saint-Jean-Baptiste), qui renfermait dans ses limites la partie de la seigneurie de Jacques-Cartier à l’est de la rivière de ce nom, les seigneuries de B el air et des Écureuils, était desservie par le curé de la Pointe-aux-Trembles (Saint-François-de-Sales). Les

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