CHAPITRE IV
ch aillons formaient chacune la paroisse du même nom. Ces trois paroisses avaient leur curé résident. Le fief Beauvais était renfermé dans les limites de la paroisse Saint- Jean-Deschaillons.
L’on entrait ici dans le gouvernement des Trois-Rivières. La seigneurie de Levrard ou de Saint-Pierre-les-Becquets formait la paroisse du même nom. Le frère Jean Deniers, qui avait sa résidence en cet endroit, desservait en même temps les deux seigneuries de Gentilly et de Cournoyer. Bécancour, qui comprenait dans ses limites la seigneurie du même nom et celle de Dutord ou de Linctot, était encore peu habitée. La grande paroisse de Nicolet, formée des seigneuries de Godefroy, de Roquetaillade et de Nicolet, avait un curé résident, M. Louis-Marie Brassard-Descheneaux. Celui-ci desservait la paroisse de la Baiedu-Febvre, formée de la seigneurie de la Baie-S aint-Antoine. La seigneurie de Saint-François, et le fief de la Lussaudière étaient enclavés dans la paroisse de Saint-François-du-Lac. En arrière, les fiefs de Courval, de Pierreville et de Deguire n’étaient pas encore habités. Yamaska, la dernière paroisse du gouvernement des Trois-Rivières, renfermée dans la seigneurie du même nom, était bien peuplée, et avait un curé résident, M. Basile Parent.
Les seigneuries de Bourgmarie-est, de Saint-Charles et de Ramezay, sur la rive droite de la rivière Yamaska, de Bonsecours et de Bourgmarie-ouest, sur la rive gauche étaient complètement désertes. Il en était de même de celles de Bourciiemin-ouest, de Bourchemin-est, et de Saint- Hyacinthe, situées tout à fait à l’intérieur.
A Sorel, commençait le gouvernement de Montréal. Cette seigneurie formait la paroisse du même nom, desservie par le curé de l’Ile-du-Pas. Dans les limites de cette paroisse étaient renfermées toutes les îles dépendantes de la seigneurie La paroisse voisine, celle de Saint-Ours, avait son curé résident, M. Youville de la Découverte. La seigneurie de Contrecœur, renfermait deux paroisses : Contrecœur et Saint-Antoine, où résidait un curé, M. Gabriel Gervais. Les paroisses échelonnées le long de la rivière Richelieu progressaient bien. C’étaient celles de Saint-Denis, dans la seigneu-
rie du même nom, qui avait son curé résident, de Saint- Charles, formée de la seigneurie du même nom et d’une partie de Cournoyer (St-Marc), de Saint-Mathias-de-la Pointe-Olivier, et du bassin de Chambly, où résidait un missionnaire, le frère Berey. Les deux seigneuries de Rouville et de Monnoir, à l’est de la rivière, dépendaient de la paroisse de Saint-Mathias. Au sud de Chambly, une longue suite de seigneuries, encore inhabitées, se prolongeaient jusqu’à la frontière américaine. Ces seigneuries, concédées durant les dernières années du régime français, étaient, sur la rive gauche : De Léry, de Beaujeu ou LaColle, sur la rive droite : Bleurie, Sabrevois, Noyan, Foucault, et enfin, à l’est de la baie Missisquoi : Saint-Armand.
Retournant de nouveau vers le fleuve, nous trouvons, voisin de Contrecœur, le fief de Bellevue, qui, avec la seigneurie de Verchères et le fief de Saint-Blain, formait la paroisse de Verchères. La paroisse voisine, Varennes, était formée des fiefs de la Guillaudière, de la Trinité ou du Cap-St-Michel et de la seigneurie du même nom. La paroisse de Boucherville renfermait dans ses limites la seigneurie du même nom, et celle de Mont ar ville, en arrière. Le fief de Tremblay, la baronnie de Longueuil, et une partie de la seigneurie de la Prairie-de-la-madeleine, formaient la paroisse de Longueuil. Une autre partie de la Prairie-de-la Madeleine formait la paroisse de ce nom, desservie parles P ères J ésuites . Deux autres paroisses : celles de Saint-Philippe et de Saint-Constant renfermaient le reste de la seigneurie de la Prairie-de-la-Madeleine, et celle de LaSalle. Dans celle du Sault Saint-Louis était la réserve des sauvages Iroquois. Plus à l’ouest, était la seigneurie de Chateauguay, où résidait un petit groupe de colons, et enfin celle de Beauh arnois ou de Villechauve, encore déserte Dans la pointe de terre formée par la rencontre du Saint-Laurent et de la rivière Ottawa, étaient les quatre seigneuries de la Nouvelle-Longueuil de Soulanges, de Rigaud et de Vaudreuil, sans aucune organisation paroissiale. Il en était de même de la seigneurie de I’Ile Perrot
L’Ile-de-Montréal, propriété des prêtres de Saint-Sulpice, était partagée entre les dix paroisses suivantes : Sainte-