‹ La colonisation du Brésil (volume 2)Chapitre 2 sur 53 · Voir, aux pièces annexes, la note A · texte numérisé non relu

Voir, aux pièces annexes, la note A

!iO>000 franc8« Beaucoup de ces braves gens sont éta« blis comme fermiers ou propriétaires dans les environs de la col<Miie$ bon nombre aussi (et ce fait prouve la confiance qu'inspire la maison Yerguèira) sont demeurés dans rétablissement» soit au même titre de métayers, soit comme agents de Tadministration ; et tous désor* mais^ exempts de charges et rompus au travail du pays» arrondissent Utir petite fortune.

Le succès des uni^ est la condamnation de rinsuocès et des griefs des autres. Pourquoi ceux-ci ont-ils échoué là où ceux4à ont réussi^ placés qu'ils étaient exactement dans les mêmes conditions^ avec les mêmes contrats, les mêmes droits et les mêmes charges? C'est que ces der^ niers n*ont pas voulu, n'ont pas su ou n'ont pas pu ouK tiver les caféiers livrés à leurs soins et faire produire à la terre tout ce qu'elle devait produire si elle avait été bien sollicitée*

Il y a^ en effet, il faut bien le dire, parmi les colons partiaires qui sont venus au Brésil, trois sortes de gens incapables à divers titres : ce sont ceux qui avaient le travail en horreur, ceux qui, habitués aux industries urbaines, n'avaient aucune notion des travaux agrico^ les, enfin ceux qui par leur âge, leur faiblesse corporelle, leurs infirmités, étaient hors d'état de se livrer aux rudes labeurs des champs.

Qu'au milieu de ces bandes d'hommes impropres à leur besogna il surgisse un beau parleur démagogue qui s'ingénie à leur prouver que leur contrat est une Jettre morte en ce qui les oblige^ qull n'oblige que Tentrepreneur qui doit les loger et les héberger à rien faire, qu'il appuie ces dires de quelques-uns de ces affreux lieux communs dont on a saturé le peuple pendant nos quatre années de troubles européens^ et vous pouvez ^tre certain que le feu prendra à ces passions mauvaises comme à une traînée de poudre, et que non-seulement on laissera là les caféiers du propriétaire , mais qu'on les mutilera, qu*on les arrachera, comme quelques-uns Tcmt fait à Ibicid)a«

Il faut être juste, cependant : le principal tort n'est pas à ces pauvres diables, la plupart dupes d'infimes rhéteurs et qu'on aurait dû laisser végéter à l'ombre du clocher natal. La faute est aux agents d'émigration qui, par légèreté ou par une cupidité très-condamnable, se sont laissés aller à faire de mauvais choix ou plutôt ont ramassé tout ce qui leur tombait sous la main. La faute est aussi, en ce qui concerne l'affaire d'Ibicaba, a^ustmunidpaiités suisses qui ont profité de l'occasion pour se débarrasser de tout ce qui leur était une charge ou uti trouble, en envoyant au Brésil» avec leurs mendiant», leurs infirmes et leurs vagabonds, tout ce que chaque

commane avait d'hommes tarés et même repris de justice. Le choix des émigrants explique leâ sacrifices que ces municipalités se sont imposés» en avançant, quelquefois sans intérêt^ une partie des frais de transport, et ces sacrifices expliquent d*un autre côté la facilité aVec laquelle les agents de colonisation ont accepte cette marchandise de rebut.

Il semble vraiment qu'en tout ceci, c'était le Brésil qui avait à se plaindre de la Suisse, et cependant c'est la Suisse qui a récriminé avec une violence extrême contre le Brésil. Je n'entrerai pas dans l'examen des plaintes que le consul de la confédération helvétique a adressées au cabinet de Rio. Pour édifier sur ce point le lecteur, il me suffit de faire connaître un document qui a clos le débat diplomatique. M. le vicomte de Marangùape, ministre des affaires étrangères du gouvei^nement impérial, avait transmis au ministre de Tempire les dépêches du consul suisse, en lui demandant des éclaircissements. Ces éclaircissements ont été fournis et les lecteurs trouveront aux pièces ci-jointes^ la dépêche qui les contient. Il est impossible de redresser plus catégoriquement les faits, de mieux replacer le débat sur son vrai terrain et de mieux témoigner de la parfaite loyauté du gouvernement impérial.

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