I . Voir, aux pièces, la noie B
Qa*att milieu de ces bandes d*hommes impropres à leur besogne il surgisde un beau parleur démagogue ^ui s'ingénie à leur prouver que leur contrat est une .lettre morte en ce qui les oblige, qull n'oblige que Tentrepreneur qui doit les loger et les héberger à rien faire, .qu'il appuie ces dires de quelques-uns de ces affreux lieux communs dont on a saturé le peuple pendant nos quatre années de troubles européens, et vous pouvez «être certain que le feu prendra à ces passions mauvaises comme à une traînée de poudre, et que nonnseulement on laissera là les caféiers da propriétaire , mais qu'on les mutilera, qu'on les arrachera, comme quelques-*uns Timt fait à Ibicid)a«
Il faut être juste, cependant : le principal tort n'est pas à ces pauvres diables, la plupart dupes d'infimes rhéteurs et qu'on aurait dû laisser végéter à l'ombre du clocher natal. La faute est aux agents d'émigration qui, par légèreté ou par une cupidité très-condamnable, se sont laissés aller à faire de mauvais choix ou plutôt ont ramassé tout ce qui leur tombait sous la main. La faute est aussi, en ce qui concerne l'affcûre d'Ibicaba^ ausimunidpalités suisses qui ont profité de l'occasion pour se débarrasser de tout ce qui leur était une charge ou un trouble, en envoyant au Brésil» avec leurs mendiant», leurs infirmes et leurs vagabonds, tout ce que chaque
« inspectioDB analogues à celle de M. Manoel de Jésus « Valdelara, obtiendra des résultats semblables. En ga*- « gnant la confiance des colons^ il les instruira de leurs « devoirs, leiir fera comprendre leurs vrais intérêts, et « concourra ainsi à leur faire accomplir les obligations « qu'ils ont co ilractées.
<c Mais, dans certains cas, la crainte ou Tignorance'ne « permettront pas de suivre les conseils de la prudence « ou de la justice et force sera de recourir au juge.
a Si, dans ce cas, le tort est du côté de Tentrepreneur, <t le curateur protégera le colon de son assistance ; dans « le cas contraire, il lui refusera ses conseils et sa directe tion.
c( Avec ces mesures, il est certain que des faits senic( blables à ceux qui se sont passés récemment, seront « éclaircis, et que la responsabilité en retombera sur les a véritables auteurs, et ainsi désormais il sera impossible «aux malveillants de les exploiter, si ce n*est'dans le « but avéré de calomnier Tempire, de le blesser dans ses « intérêts et en même temps de frapper cruellement bon « nombre de leurs compatriotes, qui, s'ils n'étaient pas « abusés par des publications passionnées, changeraient, « en peu de temps, une vie de misère dans leur patrie « pour Fabondance sur notre sol, contribuant en outre à a entraver le développement de rinduslrie dans leur
Mais ce gouYeroement ne s*est pas borné à faire éclater danç tout leur jour les torts des colons suisses. Si petits que fussent les torts des entrepreneurs, si légers que fussent les abus, il a voulu y porter un prompt et efficace remède. Le président de la province de Saint-Paul a reçu du ministre de Tempire communication des deux rapports de M.Yaldelara, avec injonction de faire immédiatement cesser les irrégularités et les abus commis au préjudice des colons, et que signale Tintëgre magistrat,.
Ce n'est pas tout : le Helaiario distribué cette année aux chambres par M. le marquis d*01inda, ministre de Tempire et président du conseil, annonce deux excellentes mesures qui vont être prises, avec le concours du Parlement, dans les provinces où le système de Parceria est en vigueur, notamment dans la province de Saint- Paul. On créera deux fonctionnaires nouveaux, l'un, le curateur des colons, aura pour mission de surveiller et de défendre leurs intérêts; l'autre, un juge spécial, nommé par le gouvernement qui a le droit de le révoquer, aura dans sa juridiction toutes les causes dérivant des contrats de service. Voici en quels termes Thonorable directeur général des terres publiques, le sénateur Manoel Felizarde , apprécie dans son rapport particulier adressé au ministre le but de cette innovation : « Le curateur des colons, faisant régulièrement des
a ingpeelioDS analogues à celle de M. Manoel de Jésus « Valdelara, obtiendra des résultats semblables. En ga- «t gnant la confiance des colons^ il les instruira de leurs « devoirs, leur fera comprendre leurs vrais intérêts^ et a concourra ainsi à leur faire accomplir les obligations «t qu'ils ont co itractées.
« MaiSy dans certains cas» la crainte ou Tignorance'ne « permettront pas de suivre les conseils de la prudence « ou de la justice et force sera de recourir au juge.
aSiy dans ce cas, le tort est du côté de Tentrepreneur» A le curateur protégera le colon de son assistance ; dans « le cas contraire, il lui refusera ses conseils et sa direcu tien.
(( Avec ces mesures, il est certain que des faits sem- « blables à ceux qui se sont passés récemment, seront « éclaircis, et que la responsabilité en retombera sur les a véritables auteurs, et ainsi désormais il sera impossible «aui malveillants de les exploiter, si ce n*est'dans le K but avéré de calomnier Tempire, de le blesser dans ses « intérêts et en même temps de frapper cruellement bon « nombre de leurs compatriotes, qui, s*ils n'étaient pas « abusés par des publications passion nées, changeraient, K en peu de temps, une vie de misère dans leur patrie « pour Tabondance sur notre sol, contribuant en outre à « entraver le développement de Tindustrie dans leur
c< pays coinme dans le nôtre, en paralysant lêâ ré1àlion§ « cortimerciales que rétabUssemenl de colotis ÉMv ùii sdl t( nouveau fait naître et accroître. »
A la suite de ces observations pleines de sens, M. Mânoël Feliïarde indique quelques moyens qui lui paraissent propres à faciliter la colonisatioti, tels que l'établissement d'un léger impôt sur les terres en friche, une diminution des droits d'ancrage en faveur deâ navires qui transportent les colons^ uii règlement pour ce ti'ansport ') le droit pour l'État^ dans certains cas, de vetldre des terres ft terme^ de les affermer |)our l'élève dû bétail, et enfin, ce qui est d'une Capitale importance, une loi qui régularise les mariages entre les {)efsonnes professant une autre religion que celle de l'État.
Pour l'éclaircisëement de ce det*nier {idint, je dois dire que le Brésil, qui, par Ses mœurs, est Un pays d'entière tolérance, est encore par ses lois , quant au mariage, soUs la règle du Concile de Trente; On n'y songeait guère et les nombreux proléëtahtS qui y habitent ne s'en préoccupaient ntilleiiliient; tfiais lin beau jour de. l'année dernière, il ééi arrivé qu'une feiiiifie protestante est venue trouver l'évêque dé tVio^Janeirô, eu lui atinonçant qu'elle est t-ésolue k Se convertit à la foi catholique. L'évêque ai^qiiiesce tout tiaturelletnent à Sa demande et