L^ mauvais choix des colons
Je me suis convainca par fentiflèCe personnelle à Uqucdle J^ procédé, que les moitressiers Suisses à 8ao Faulo ne sont, je n'entends perler ici que des pères de familles et non des individus qu'on leur a adjoints, ne sont, dis-je, ni de bons colons, ni des colo»» cnpables» Un certain nombre d^'entre eux seraient en d'autres circonstances, et surtout s'ils étaient employés aux occupations auxquelles i4s étaient habitués cher* eux, des gens parfaitement comme il fnnt et utiles, mais comme mottrefsiers ils ne sont pas à leur placé. Une . partie des autres est adonnée i la fainéantise, d'sutres encore sont des ivrognes ou des individus perdus de débauche. Un grand nombre qui sont ici dans une position beaucoup meilleure que celle dans laquefle ils se sont jamais trouvés dans leur pays, ne peuvent se tifer de leur saleté, et chaque fois que je sortais des habitations proprettes des colons du Holstein pour entrer dans les sales réduits de mes compatriotes, j^épronvais une impression pénible.
Le plus petit nombre se compose de gens rangés, plusieurs d>ntre eux sont francs de dettes et ont déjà un joli pécule placé à intérêts, ou bien ils ont acheté des biens-fonds ; d'antres encore ont contracté de nouveaux baux on pratiquent un métier quelconque ; il y en 9 qui travaillent avec zèle à s^affrancbir de leurs dettes, et si jusqu'ici ils n'ont pu encore y parvenir, la cause en est d^ordinaire dans les grandes avances des communes. On peut prédire à tous ces gens-là nn avenir prospère au Brésil; la province de Sao Paulo leur ofire la meilleure occasion de bien faire leurs affaires «
Mais quelle pénible Impresssion ne font pas ces candidats des hospices tirés de leur chaumière par les communes qui les ont expédiés sur cette terre étrangère; ce sont presque sans exception des atldoinis ^ Plusieurs d'entre eux sont actuellement seuls, mais comment? U[n certain Tntt du Canton d'Argovie, individu imbécille à demi se loue tantôt ici, tantôt là pour faire un travail facile, mais il ne vent le Caire qu'en pantalon rouge. Une Emilie, Haag, de Fanas, est renfermée comme aliénée dans les prisons de Sao Pàulo, vu qu'il n'y a point de maison de santé dans û province; un antre à moite ieibécille s'en va rôdant d'une faneada à Tantre, et se trouva ai fort abandonné quM a fallu que le médecin lui arrachât dn nés de granéee larves; d'autres s'en vont meiidier de maiaee en maiaen les pîe4s tf>nt couverts de plnies causées par les mordelles* Ce sont toal>anlanl de victimes du procédé barbare de la soil-disenle û^ioneHon.