‹ La colonisation du Brésil (volume 2)Chapitre 40 sur 53 · Ibicaba^ de la maison Vergueiro et Comp · texte numérisé non relu

Ibicaba^ de la maison Vergueiro et Comp

Les colons suisses de cette colonie, qui sont venus auprès de moi à. Sao Joao do Rio Claro^ représentent trenterdeux familles. Leur prdki^ipale piainte était à Tadresse du directeur actuel, et a,tttant que des personnes impartiales me Tout assuré, ces plaintes sont fondées.

La brutalité, l'injustice et la fausseté de cet homme poussent presque au désespoir les colons suisses ; quelques colons se plaignent aussi de la mauvaise qualité du café qui croit sur un sol piarreux et e« général sur ce qu'ils font de manvaises récoltes. Dans le courant de Jaatier une grèie violente doit avoir rudement ravagé la caféirie. Vis ne ae plaignent point de Fadminislrateur, le ci-devant consul suisse, Hr. Perret-Gentil, mais ils réclamaient violemment snr ce qne la maison Vergueiro, malgré la promesse qui leur en avait él^é donnée, n'avail pas porté à leur avoir la commisson (10,000 reis par tète)* Je n^enlrerai pas ici snr les antres plaintes, allendn que |e n''ai pas iHé en position de vérifier jusqu'à quel point elles sont fondées.

L^émeute tumaltuaire des colons suisses de cette Fazenda, en Décembre 1856, est venue de ce que la maison Vergueiro ne s^est pas scro* pnlenaement tenue aux contrats. Les colons étaient en droit de réclamer; ils auraient dCI le faire avec plus de calme et d'une manière plus digne d'eux et ils auraient bien plus sûrement atteint leur but. Malheureusement il s'est rencontré parmi les colons quelques individus qui, par un zèle mal entendu on par d*antres motifs, se sont emparés de cette affaire, oni travaillé les colons jusqu'à ce qu'enfin ils les ont poussés à une émeute qui, comme c*est toujours le cas chez J#« «araictèrea emportés et faibles, a fini par Ins déborder, ils ont attiré anr les eoions des.manx innuïs, et plus d'una foase s^eat ouverte

aox bords du Macury pour recevoir âes victimes de cette iSchanifoar^e irréfléchie.

Pai scrulé avec la plus minuliease exactitude les précédents ar^ rivés à Ibicaba; fai étudié tous les actes qui s''y rapportent; je m''eii sois fait raconter de la bouche des deux parties, ainsi que de per* sonnes absolument désintéressées toutes les circoostances, etj^ai été pnr 1^ en po.^'tion de suivre le fit de ces précédents jusque dans les plus petits détails ., ce dont ceux qui ont écrit sur ces événements n^'in* pas eu la moindre idée; aussi suis-Je en état de juger d^'nn point de vue absolument impartial que d''une part le soulèvement dès colons suisses a été une action si fort irréfléchie et si peu justifiée qu'ail n''existe aucun Çtat bien gouverné où elle n^eût entraîné après elle la plus grande peine correctionnelle; que, d'autre part, la maison Vergueiro et Comp. , en ne remplissant pas ponctuellement les rontrats avait donné des motifs à de justes réclamations, et qu*aprè8 le soulèvement elle a agi envers les colons qui y avaient pris part avec une brutalité, noe inhumanité inqualifiables.

L'^émeute d'Ibicaba a trouvé quelque fëger écho dans plusieurs antres colonies, mais cependant jamais Tordre n'y a été troublé» Depuis que les meneurs ont été éloignés, il règne parmi les colons une tranquillité bienfaisante qui n''a été que momentanément quelque peu altérée dans les derniers mois par les menées d'un individu de Sao Paulo.

Les précédents que nous venons de mentionner ont jeté un jour désavantageux sur la maison Vergueiro qui avait la prétention de posséder à Jbicaba une véritable colonie modèle. Il est impossible de méconnaître les efforts qu'elle fait pour faire croire è son innocence et rejeter toute la faute sur les colons. Les mauvaises chicanes systématiques que fait aux Suisses un directeur allemand^ être aussi brutal que lâehe et jiervile, qui n'a ni honneur,^ ni la moindre éducation, ne sont que la suite de ces efforts; les calomnies continuelles qui partent sans cesse d'ibicaba contre les colons sqisses n^oUt pas non plus d'autre cause.

La colonie Ange lica dans le district de Sao Joao do Rio Claro, qui appartient à la même maison, marche, dit-on, régulièrement, ce dont il faut surtout faire honneur aux procédés justes et humains da directeur qui est à la tête. . Un grand nombre des colons qui y sont établis seront sous peu entièrement libérés.

T. lUiiiiicipio do Rio Claro.

Page 1