Boa Visla de Mr. Benedicto Antonio Camar^o
Dorant plusieurs années cette colonie ne prospérait pas; c'*éfaient surtout les colons portugais qui se plaignaient; mafs c^élait en majeure
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partie leor propre faute, car ils sont indolents, qoerelienrs et excès-. sivement exigeants, en sorte qu'il y avait sans cesse des désagréments entre le propriétarire et ses colons. Le Dr* Machado Nunes a régularisé leurs rapports et dans la visite que j'ai faite à cette colonie, les colons suisses ne se sont plaints que djavoir des plantages trop restreints. Le directeur, à qui j''en fis l'observation, me répliqua qu'il no dépendait que d'eux d'en avoir autant qu^ils en voudraient, mais dans l'endroit du domaine assigné par le propriétaire, et que là ils n'en voulaient point accepter. Les colons en convinrent tout en ajoutant qup sur le terrain qu'ils désiraient, ils auraient à la vérité plus de travaux de culture, mais qu'ils en tireraient aussi de meilleures récoltes. Enfin le Fazendeiro consentit à ce qu'ils pussent cultiver là leors denrées alimentaires.
H y a dans cette fazeoda six familles d'Obwalden. Au mois de Mai de cette année un colon portugais voulut aller fendre un tronc d'arbre gisant dans le potager de Nicolas Jœri d'Alpnach , pour on faire du bois à brûler. Jœri le lui défendit, ils se prirent de paroles et de là en vinrent à des voies de fait; le Portugais appela ses fils è son aide, et sur l'ordre de son père, l'un d'eux étendit Jœri par terre d'un coup de hache , d'un second coup il lui coupa Tartère d'une cuisse ce dont Jœri mourut baigné dans son song. Les Por*tugai^s prirent la fuite. Au mois d'Août dernier le. père fut incarcéré; il comparaîtra en Octobre devant les assises à Sao Joao. J'ai prié le Juiz de Direifo d'en appeler incontinent dans le cas où le criminel serait absous. C'est qu^il y a un parti portugais qui, par l'influence qu'il exerce sur les jurés, espère obtenir son élargissement.