Coumtinga de M. le Dr. José Elias de Pacheco Jordao
Il y a dans cette Fazenda neuf familles suisses, dont six du Canton des Grisons et une de chacun des Cantons de Zurich, de Scbaffhouse et de Pribourg. La piincipale plainte de ces gens, à l'exception do deux, ayait pour objet les grandes dettes qu'ils ont contractées • envers leurs communes.
18. Biry^ appartenant au même propriétaire , n'est éloigné de la colonie précédente que d'une y^ l^lfoa.
Il y a là également neuf familles suisses d'établies, dont huit du Canton de Schalfhouse et une du Canton des Grisons* Quand le Dr» Heusser arriva dans celte colonie, les colons lui portèrent une multitude de plaintes dont quelq^ues-unes étaient fondées, mais dont les autres étaient fort exagérées. Dès le commencement les rapports entre le fazendeiro et les colons n'ont pas été bien bons. Le premier est un homme violent , les derniers , en majeure partie, étaient des ouvriers paresseux et négligents. La cafeirie était composée de trop
jeones pl«nto pour doQMr de bonnes réceltes, la comptabiliU leo désordre. Le plus grand tort de M. Elias, c*e«t d^avoir une fois lait dévaster les plantages de ses eolons. Il avoue franckement ce ittt et ne dit i|tt'il avait été pooasé à bout par ropiniâlreté des eolona, qni, pour le brnver, avaient .établi lenrs plantages dan« un lieu qu'ail: leur avait refusé à diverses reprises.
Le Dr. HeoFser dit aux colons: quHI les affranchirait dé leurs deltes, qu^il les transplanterait sur d'autres colonies ou sur des domaines de TEtat, qu'île n'avaient plus besoin de travailler» Les colons ajoutèrent foi à ces promesses inconsidéré^^s et imprudentes /le Heasser. Mais celui-ci n^était nullement en position de tenir parole et commit Timprudence de n*en pas aviser les colons, quand ce nVût été que par écrit. Ils conservèrent donc leurs espérances, discontronèrent toni travail, et attendirent plus d'aune nunée le changement d'établissement qui leur avait été promis.
Ualgré' les invitations réitérées du fa&endeiro,, ces gens ne reprirent pas leurs travaux et robligèrent ainsi à nvoir retours aux tribunnux» Le moyen réussit, et depuis environ- une année tous lra« Taillent d'aune manière assez sptisfaisante, meis par leur anise en grève de 18 moia ib ont considérablement acc^u leurs dettes. Les Grisons sunl p«ar la plupart des colons laborieux.
Ce n'est que dans In colonie de SUio grande que j'ai remarqué dea rapports aussi familiors entre la famille du propriétaire et les colons que eeux qui «ristent ici. La meilleure preuve que M. Elias n'n pas Tinteution de faire de ses colons des esclaves blancs, c'est qu'il s'est engagé de rabattre à chacun d'eux la moitié de sa dette, s'il en payait comptant la première moitié.
Le Dr* Hensser a commis une grande erreur en disant que les cofaws avaient été renvoyés avoe lenr réclamation du président de la promee an président de la cour de justice de Sao Joao et que ce président était le. Dr. José Elise lui-onénie. Le Dr» José Elias n'a jamaii été président de tribunal , maîa seulement une fois il a été jage de paix, et dans une ville comme Sao Joao , oÀ il avait trois substituts, il n'aurait jamais pu être juge dans sa propre cause.