‹ La colonisation du Brésil (volume 2)Chapitre 47 sur 53 · Les Colons · texte numérisé non relu

Les Colons

Les agents d'émigration se sont fort peu préoccupés, quand ils ont engagé des colons en Europe, de rechercher des hommes d'une mortflité reconnue et adonnés au travail. Le premier venu a été accepte, quand même ses occupations dans son pays étaient de nature toute différente à celles auxquelles il venait se vouer au Brésil.

Il ne s'est agi pour ces individus que d'une sordide opération où lottt sentiment d'humanité a été écarté. Ils ne se sont occupés que d'augmenter la quantité de leurs expéditions, sans nullement s arrêter à en considérer la qualité..

Je dois déclarer pour être juste que les colons qui font les plus vives réclamations appartiennent généralement à la catégorie de ceux peu assidus au travail, tandis que les travailleurs se montrent plus satisfaits e> cherchent d^ rembourser leurs dettes. Toutefois il existe des colons, qui malgré leur assiduité au travail, soit par le fait de maladies continuelles, de décès ou de circonstances indépendantes de

pétenle sans autre Bpftl. Les jagea devaot leaqueto ees litigea aoiil portés, «ont les juges de paix. Or, ces magistrats, eomoie Yoire ^z* celieuce ne Tignore pas, ue sont pas assez indépendants pour juger, d^une manière impartiale des questions de celle nature, et n^'bnttrès* souvent, comme j'en ai des preuves, pas assez de bon sens pour comprendre Tesprit des lois et leur application.

On prend pour base pour juger les infractions aux contrats^ la loi M^ 108 du 11 Octobre 1837, qui règle les rapports entre ,fLocadores^ et ^Locatarios*. Selon mon opinion, les contrais de „Parceria^, qui ne sont que des contrats d^ association ou de société en compte à demi et non un engagement de „Lôcatarios^ à ^Locadores^, ne peuvent nullement être du ressort de cette loi, et j^ai vu avec plaisir plusieurs jurisconsultes distingués de là Province de St. Paul partager à cet égard ma manière de voir.

La loi M<^- 108 adoptée par le corps législatif à une époque où Timmigration était insignifiante, ne peut aujourd'hui régler les difficultés provenant de rintroduction dans TËmpire de nombreux colons avec des contrats sur de très-différentes bases. On a eu recours à cette loi aussi dure qu'injuste, uniquement par défaut d*une autre adaptée aux besoins actuels.

Si je suis convaincu que le Gouvernement Impérial est bien pénétré de rinsuffisance de cette loi pour les circonstances actuelles et qu^il voit Turgente nécessité d'en proposer une autre, je suis persuadé également que le corps législatif avec les éFéments hétérogènes dont il est composé, ne parviendra jamais à s'entendre pour doter le pays d^une loi aussi utile quMmportante pour le développement de la colonisation. Âussiy Votre Excellence me permettra de lui dire, que je serais d'avis : que le Cabinet Impérial demandât au corps législatif la faculté de s'^ocçuper lui-même de Télaboration de cette loi.

A cette occasion, je rappelerai à Votre Excellence fidée juste el avantageuse plusieurs fois émise, de faire passer la juridiction des questions entre Colons et Fazendeiros des mains des juges de paix en celles des juges de droit, qui seraient autorisés à décider les différends dans le plus bref délai possible et gratuitement et non selon le système actuel où les frais d'un procès devant un magistrat d*une catégorie élevée sont supérieurs aux moyens pécuniaires du colon. Four atteindre complètement ce but, il serait important et nécessaire d'augmenter le salaire de ces jnges de droit, afin de les placer dans une position entièrement indépendante.

Pendant mon voyage je me- suis aperçu d'une négligence notable dfr la part des luges des Orphelins et dont aucun des deux commissnîres du Gouvernement Impérial n'a parié: I*ts orphelins des colons étrangers étaient sans tuteurs.

Or, il est arrivé souvent qn'aprèi le décès de èhefs de famille

11. 'SItat Hem t^olonles suisèes dé là Provinefe ûe 0t. Paul»

Monsieur le Dr. Sebastiao Uachado Nanes, 0001010 j*ai ep- Thonneur de le faire remarquer, ayant présenté au Gouvernement Impérial un rapport complet et consciencieux ?ur Pétat des colonies de I9 frovioce dé St. Paul, je m'en rapporte au travail de ce commissaire e^ indiquant en même temps à Votre Excellence les différences que j'ai rencontrées.

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