Ouverture des Territoires.—Avec cette somme
annuelle on verrait s'ouvrir graduellement les territoires
de l'Outaouais, du Saint-Maurice, des cantons de l'Est, du Saguenay, de la côte du sudet autres lieux mentionnés, que l’on verrait se peupler avec rapidité. Le Bas-Canads seul possède une population plus que suffisante: prête à cultiver les terres dont le gouvernement pourrait disposer d’après ce système. Ce mode de colonisation aurait pour résultat de donner de l'emploi à plusiours milliers de personnes et d'accélérer la formation d’un nombre de villages assez considérable, malgré que ls somme de £100,000 ne soit que le quart du montant qu'il faudrait pour bien faire.
Ce mode serait aussi un moyen puissant de conserver
notre population, vû qu'elle pourrait se procurer avec
facilité une propriété dont les moyens d'acquisition lui seraient très peu onéreux. Et puis, ce système aurait pour autre avantage de faire ouvrir dans un même centre un nombre infiniment plus grand encore de terres par les personnes qui, ayant les moyens, préféreraient les défricher elles-mêmes. Aujourd'hui plus que jamais les:classes ouvrières des villes sentent le besoin qu'il y a pour elles de s’adonner à la culture de la terre, afin de se soustraire au pénible état de gène dans: lequel elles se trouvent depuis quelques années; frappées qu'elles sont, quoiqu'indirectement, par les commotions financières qui atteignent si souvent les industriels: La crise actuelle n'atteint-elle pas des milliers de familles dans les villes du Haut et du Bas-Canada ?
Il n'y a pas de doute que cette manière d'aider le pauvre aurait aussi pour résultat, de faire revenir au pays un grand nombre de ceux des Canadiens qui pleurent peut-être encore sur le sol étranger le jour où ils ont quitté le pays.
Paisqu'il est-hors de doute que c'est la campagne qui fait !a.richesse nationale, efforçons-nous donc d'en faciliter le développement. Pourquoi laisserions-nous plus longtemps nos terres incultes, sans profit pour l'Etat, lorsque nous avons les moyens de les mettre en valeur ? En fondant des villages, nous facilitons le dévelop-
pement de la population ; les ressources du pays devien. nentylus. considérables ; nos exportations plus grandes, et les revenus de nos Douanes augmentent. considéra. blement, en conséquence du trafic plus étendu qui s'y fait. En 1859, nous avons exporté pour £5,950,000 : en 1856, nos exportations se. sont élevées à £8,011,000 : ce qui faitune augmentation de £2,061,000 dans cet intervale de trois années. Si le gouverne. ment adopte un plan de colonisation anologue à celui qui nous occupe. présentement, nous ne craignons pas de l’affirmer, dans 10:ans les exportations du Canada auront doublé.
Pour donner une idée du mouvement commercial des dernières 10 années, nous dirons que le revenu net des À Douanes en 1846 s'élevait à £391,000; 10 ans plus |: tard, en 1856, il avait atteint le chiffre de £1,059,550 : ce qui fait une augmentation de plus de 150-par cent, en 10 ans.
A la vue de faits si patents, il appartient donc au gouvernement d'entreprendre ces travaux, qui auront pour résultats de faire profiter aux familles pauvres, de toute origine et de toute croyance, des terres ‘ashez préparées pour qu'elles y puissent vivre.
8.—Routes et chemins de colonisation.—Les chemins seront entretenus par les municipalités comme actuellement; soit par corvée où par une taxe en argent, suivant que le conseil municipal le jugera à propos. Ceci, d’ailleurs, est compris et suivi par les municipalités.
Mais pour l'entretien et l'ouverture des autres chemins de la colonisation, nous avons proposé une faxe spéciale de 2 sous par acre, sur toutes les terres arpentées et non-habitées, dans le Bas-Canada. Cette taxe est faite en vue de forcer la vente des immenses territoires qui appartiennent aux grands propriétaires, et pour l’avancement des intérêts généraux de la colonisation du paÿs. Cette taxe de 2 sous par acre est destinée à prendre la place du vote de la législature pour les chemins de la colonisation, et se répartie comme suit! :
Terres arpentées dela Couronne... 4,807,500 acres 220,408 15 0
Réserves du Clergé, environ... 487,000“ 2,020 8 4 Réserves des grands Propriétaires... 1,400,000 “* 5,833 6 8
6,774.500 acres 228,209 . 5 0
Il va sans dire que ces calculs ne sont relatifs, qu'au Bas-Canada.
Ici, finit la tâche que nous nous sommes imposée. Nous avons voulu payer, nous aussi, notre tribut à la grande œuvre de la colonisation, nous nous sommes efforcé de rappeler successivement à la mémoire publique les nombreux embarras qui se rencontrent sur le chemin de l'œuvre de la colonisation, ainsi que la connaissance des plans et des idées de ceux qui ont écrit sur le sujet : afin d’être mieux en mesure d'offrir un plan plus pratique et plus vaste, en rapport avec les impérieux besoins du pays.
Sramszas DRarsav,
s ressources du pays devien.
exportations plus grandes, les augmentent considéra.
1 trafic plus étendu qui s'y exporté pour £6,950,000 ; ons se. sont élevées à ugmentation de £2,061,000 aunées, Si le gouverne.
onisation anologue à celui nt, nous ne craignons pas # exportations du Canada
nouvement commercial des rons que le revenu net des 1 à £391,000; 10 ans plus |" t le chiffre de £1,059,550:
| de plus de 150 par cent,
ats, il appartient donc au > ces travaux, qui auront r aux familles pauvres, de royance, des terres assez ssent vivre.
olontsation.—Les chemins nicipalités comme actuelpar une taxe en argent, cipal le jugera à propos.
et suivi par les munici-
verture des autres chemins
proposé une faxe spéciale s les terres arpentées et ada. Cette taxe est faite immenses territoires qui riétaires, et pour l'avan- » la colonisation du paÿs.
st destinée à prendre la pour les chemins de la me suit: :
ne sont relatifs, qu'au
ous sommes imposée.
ussi, notre tribut à la a, nous nous sommes t à la mémoire publie rencontrent sur le on, ainsi que la conde ceux qui ont écrit hesure d'offrir un plan bport avec les impé-
'AMISLAS DRAPRAU,