QUÉBEC, LE 5 MARS
De toutes les questions d'intérêt public qui ont trait à l'avenir économique du Canada, je n'en connais
pas de plus importante que celle des |
forêts C'est ue ce côté que devrait <onverge, tonte la sollicitude des canadiens, Puisque de Ja solution qu’on donnera à ce problème, dépendra, dans une large mesure, la Drospérité générale du pays. Nous sommes riches en forêts ; à ce point de vue, nous sommes peut-être ‘e peuple le plus riche du monde. Mais nos ressources forestières ne sont pas inépuisables. Le dire serait faire Preuve de mauv:ise foi ou d'ignorance.
De plus, nous devons tenir, seulement à profiter, nous, de cette richesse, mais encore à la transmettre intacte à nos enfants. Quelle faute serait donc la nôtre si, par impré- Voyance ou par mauvaise administration, nous en arrivions à : nt com-
non
promettre et à voir venir le jour où nous serions forcés, tout comme nos voisins et pour les mêmes raisons, de
| ainsi,
chercher ailleurs les ressources que la Providence avait si largement mises à notre disposition,
Ne croyez pas qu'en vous parlant je mette de côté, ou simplement que je regarde Corime,peu fm- Portantes, les richesses, Puviiques ou privées, qui proviennent de l'agriculture, du commerce, de l'industrie ou des mines. Au contraire, toutes doivent marcher de front et, tout en mettant au premicr rang nos richesses forestières, nous devons tenir grand compte des artres, Cependant bermettez-moi de vous dire que si, ce qu'à Dieu ne plaise : cés dernières disparaissaient un jour, le Canada Pourrait encore vivre de ses foréts, Puisque, de toutes ses ressources, la forêt constitue encore la plus sure, la plus ‘’acile à exploiter et la plus durable.
En effet, r’agrirulture, l’industrie, les mines, exigent beaucoup de travail, et, au point où sont rendues les choses, des crises plus ou moins violentes peuvent survenir, et, de
anxiété à q era cette alarmante uelles en
les mines, Par jeur “auraient durer In-
ui se reproduit U Qu'on l'utilise
LA COLONISATION 57 LA rorfr
faces, trop rocheuses ral n'ont plus rie qu'on leur eût enlev.
re de forêt, Et {l'est
N'oublions pas enco du bois Augmente to Dans nos Cantons de ] °ommerciale du seul b doublé en Moins de q lorsqu'on dit, sans êt bien sûr, que, pour l'ér est rendu au prix maxi mite est loin d'être tous les Autres bois d‘ Compter que, vu les bon nombre u'essences, Vaient pas d'acheteurs ; OÙ Vingt ans, se vendent à des prix très rémunéra