‹ La colonisation et la forêt [microforme]Chapitre 3 sur 8 · FORÊT · texte numérisé non relu

FORÊT

op rocheuses où à bonte trop Proéuit après Ur eût enlevé ‘eur Couverturêt, Et 11 est arrivé trop sou- © des produits de valeur font trouvés à disparaître Jours sans Que rien ne les ait ,,

ons pas encore que le prix Augmente tous

Cantons de l'Est la valeur

moins de Quatre ans, Et

sans le, vu les circonstances, ° u'essences, qui ne troud'acheteurs ya Quinze #, se vendent aujourd'hui rès rémunérateurs,

je un mot de l'influence de la forêt sur le climat, voirs hydrauliques ? Ce Ir prouver ‘ce que per.

: en doute, 1] suffit d'ail-

‘en Convaincre de jeter

ce qui s'est Passé dans

ltalie, ou de l'Espagne, dre clairement à quels

ntelligent.

récente étude publiée 0 de janvier 1908 des ‘Académie américaine litiques et Sociales, M.

ot résume en deux établissant l'influence " les cours d'eau. Le e le boisement dimi- ° entre le volume des celui de l'étiage, par ilarise ie débit. Le protège la surface

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du sol contre l'érosion des agents atmosphérriques, et que par suite fl réduit à un minimum le remplis sage des voles d'eau navigables par l'apport constant des détritus minéraux, ,

I} établit le premier Loint de sa thèse en comparant deux rivières des Etats-Unis qui ont des bassins hydrographiques égaux mais dont l'une “traine les surfaces dénudées de l'Arizona tandis que l'autre coule dans les régions boisées des monts Cascade, La première atteint un débit maximum de 9000 pieds cubes par seconde ; son débit moyen n'est que quinze pieds cubes, et, pendant une grande partie de l'année elle est à sec, La seconde, avec une quantité de pluie annuelle de six à neuf fois plus grande ne déverse Jamais pius ‘de 3600 pieds cubes Par seconde.

Son débit moyen est de :000 pieds cubes et son débit maximum est toujours au moins 2, pour cent du débit moyen. C’est dire qu'elle coule toute l'année et est toujours susceptible d'être utilisée,

Sans sortir de notre province, {] <st facile de trouver des exemples analogues, 11 ne manque pas de rivières dont la régularité a varié grandement, au grand détriment de leur valeur comme force hydraulique, depuis que le défrichemnet en A atteint les sources, surtout si elles n'ont pas de lacs à leur origine ou le long de leur cours. Telles sont les rivières Chaudière, Bécancourt, Nicolet, St-François, sans compter plusieurs autres,

De tout cela nous devons conclure que, non seulement la disparition des forêts canadiennes serait une calamité publique irréparable au point de vue du commerce et de l'énergie hydraulique, mais encore que leur

amoindrissement notable Par suite du défrichement mal entendu des régions qui ne devraient pas l'être, Compromettrait gravement le progrès économique du pays.

Nous pouvons donc dire—et tout le monde doit l'admettre—que nous avons {ei une question forestière dont l'étude s'impose à tous ceux qui

| s'intéressent à l'avenir de notre pro-

vince. Je n'en connais pas de plus importante, D'autant qu'elle se comblique étrangement des rarports né- Céssaires qui existent, entre la conservation de nos forêts comme capital économique, et le progrès de la colonisation que nous devons favoriser de toutes nos fc "ces,

À première vue, il semble que ces deux programmes sont en antagonisme. En effet, partout où le colon s'établit, la forêt doit disparaître en tout ou en partie, Et si, comme on le dit et comme on semble le désirer quelquepart, on arrivait à coloniser tout Québec, nos forêts auraient dis- Paru pour toujours e* re serait un

désastre. On se trouv nc en présence de deux intérêt. posés, qui semblent s'exclure -ucuellement,

Aussi les gens éclairés, les vrais patriotes, se demandent-ils avec anxiété s'il est possible de trouver comme une zône moyenne ou se fera la conciliation. Je crois que ce terrain d'entente existe et c'est ce que je voudrais vous dire en quelques mots.

Lorsque les Premiers colons fran- Sais arrivèrent à Québec, 11 y a juste trois siècles, fls se trouvèrent en face des forêts vierges qui recouvraient toute la contrée, Pour extraire du soi les grains «ui devaient les nourrir, ils durent s'attaquer à ces hautes et riches futaies, en enlever ou détruire les débris, de façon à exposer à l'é-

nergie solaire les futures moissons

En efret Pour nous, ja colonisat . Eelle dura c'est la Véritable richesse, pu

qu'on puisse reprocher à nos ancé- | en Sénéral les é tres ce Parti pris de destruction à | font d'assez Pauvres défricheurs, La

Compagnons abattus par le défri- d’une façon inconnue Pour eux leur Cheur ? Dans une forêt, Jes indivi-

e ë & È L 2 a LL] [ec] = = E É, ÈË E [1

A: dans un so] fertile, un acre en cultuse sont Continués Incessamment de- | re donne plus de

Puis, De nos jours encore, ils se pour- | en forêt, et que no: Suivent de tous les côtés et Pas assez | térêt à remplacer le second par le vite au gré de ceux Qui aiment Véri- Premier, Aussi nous donneronstablement notre Province. } Barde d'y manquer.

A RERS | siétiéamenus suéa men

eftet pour NOUS, ja coj la véritable rich

lonisation

esse, puis- Augmente notre Population

et, par suite, le dans Je Do

urquoi tous les € ice de Québec, depuis les

itoyens

squ’au dernier Mmanoeunt de toutes leurs forces le la Colonisation 5 voilà en parle si Souvent, soit ter le zèle s’il s’attédit, lévelopper 1à où il ’exe.Ce faisant, nous avons de travailler très effdévelopper À tous les notre Prospérité éconon'oublions Pas que, un acre en Cultuprofit qu'un acre € nous avons tout incer le second Dar le

nous donnerons-nous uer.

notre influence minion, D'ail-

Mäis alors doit-on redouter que | souvent entre la colonisation et les notre province se trouve un jovr | intérêts forestiers, Certaines zones complètement privée de ses riches | doivent être Concédées au colon : les forêts ? Peut-on craindre de voir ar- autres gardées avec leur Couverture river le moment où elle prendra l'as- primitive de bois. Le problème de pect dénudé de ces Pays de l'Ouest, cette distinction à faire, pour délicat ou les arbres sont des raretés et où qu'il soit, n'est bas insoluble, Pour l'on dépense chaque année des mil- | le résoudre, du moins dans ses granliers de piastres pour en planter ? | des lignes, la géologie nous sera un Si ce malheur nous arrivait, je n'hé- | sérieux appoint. site pas à le dire, ce serait notre rui- On sait que la province de Québec ne économique. La source des ri- | est divisée en deux parties inégales chesses provenant de ia vente de nos par le Saint-Laurent qui la traverse bois serait tatie ; la valeur de nos | du sud-ouest au nord-est. De chaque forces hydrauliques, la seule éner- | côté, à des distances inégiles, se rengie à bon marché que nous ayons, contrent deux chaines de montagnes, serait anéantie; notre climat de- | les Monts Notre-Dame au sud-est et viendrait analogue à celui des pays | les Laurentides au nord-ouest, entièrement déboisés, c'est-à-dire, | savons encore que toute la. surface plutôt désertique, et l’agriculture du pays, émergée de l'océan silurien elle-même en souffrirait grandement. | depuis les premiers âges géologiques,

Aussi quand nous Poussons si fort | fut, pendant un nombre de siècles à la colonisation, l'idée ne nous vient | incalculable, soumise à l’acti: 1 désa- Pas d'en arriver à ce résultat exces- grégeante des agents atmosphériques sif. Nous n'avons pas l'intention de | et que, par conséquent, les roches tout défricher ; nos forêts, nous y qui se rtouvaient à la surface ont dû tenons plus que personhe, Mais la | se décomposer sur une assez forte province de Québec est tellement | épaisseur. A la fin des âges géologi- Srande ; les millions d'acres que | ques, les glaciers Puissants qui lanous avons encore en bois sont si | bourèrent alors tout le Pays, en parnombreux, que nous Pouvons sans | tant soit qu massif laurentien,soit des aucun danger en distraire une large | Monts Notre-Dame, arrachèrent au Partie, la meilleure, pour le Consa- | sol et transportèrent un peu partout crer à l'agriculture, sans que nous | les détritus minéraux sous la forme aÿons à redouter aucun des malheurs | de moraines glaciaires, telles qu'on que j'énumérais plus haut, Mais cela, | en retrouve les restes éparpillés dans à une condition : c'est que nous sa- | toutes nos régions montagneuses, chions faire convenablement les cho- Ce rabotage violent, disions-nous ses et agir avec prudence. | dernièrement dans la “Presse”, causa une modification profonde dans | l'orographie primitive. Les sommets 1 y a donc tout d'abord un départ montagneux furent étêtés et leurs à faire entre les Parties du pays qui | débris dispersés aux hasards des coudoivent être colonisées et celles qu'il | rants £&laciaires. En sorte que,

Nous

TERRES COLONISA BLES

plus

justement sur ce point que le conflit peut écle'.r et, en fait, écclate assez

ment général de la surface du pays, le glacier continental fondit sous

vaut mieux garder en forêts. Ft c’est | tard, lorsque, grâce à un affaisse-

de cette Partie le “Bouclier

Ssubissait quoique inte et toute

us lourds ge déposè- * puis Successive- —Sables et argi-

de Pauvres Days agri.

, dans

la plupart des

nstituées Par l'a détritus

& vaste plaine Saint-Iaurent, éminemment fertile, je : eux bien, mais les défrichements sont termines depuis longtemps. L'attention doîr done $e Lorter exclusivement sur les régions Montagne ses dn n''d-ouest et dn sud-est.

Comme nous venons de Je dire, on

ne rencontre Jà qu'un sol d'origine

>, mélangés ensemble en ion, distribués : de tous Jes ans aucun ordre et dont ja

® nous venons de dire 4

u es Laurentides peut s'appl:- 18 une bonne mesure, Notre-Dame, avec

le, la valeur de son sol

luel côté 1] Convient de olonisation, Sur ce Doint nous devons mettre jmn- À part la Vaste plaine lle du Saint-Laurent, fertile, je le veux bien, richements sont termilongtemps. L'attention porter exclusivement ons Montagne ses du du sud-est,

# venons de Je dire, on là qu'un 801 d'origine

era

essentiellement g&laciaire.Dans la plupert des cas les débris morainiques sont demeurés tels que les avait laissés le glaci:: per conséquent essentiell:ment irréguliers. KE tuclques endroits cependant, les eaux ont remanié ces déchets et en ont façonné des plaines alluviales blus régulières.

Delà il suit qu'on Peut partager le sol des régions montagneuses en deux classes : le sol morainique proprement dit et le sol d'alluvion.

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