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J'ai parlé Surtout. de la
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em rm mot de colonisation dont on abuse quelquefois: sachons nous débarrasser de toutes les influences politiques Ou autres, et. éclairons de bonne foi le futur colon sur la valeur du lot qui lui est offert. Assurons-nous en méme temps—je barle ici un peu comme si j'étais agent l'acheteur est un véritable colon et non pas un écumeur de bois, toujours prêt à transporter sa petite scierie mécanique à cet endroit de la forêt que son petit négoce n'a pas encore décimé. Prenons garde d'être la victime de ce véritable chevalier d'industrie, Au contraire, sachons faire à cet ennemi de la forêt et, par conséquent, de la fortune publique, une guerre impitoyable et sans merci. Autant le véritable colon mérite d’être protégé et encouragé de toutes les facons, autant ce fourbe doit être traqué sans relache ni trêve.
Dans cette lutte de chaque instant contre les pillards, les destructeurs de nos forêts, nous ne devons pas oublier le grand industriel, le marchand de bois. Plusieurs de ceux-ci, dit-on ,sont loin d'observer les clauses de leurs contrats ; et, à la fiçon des exploiteurs, il leur arrive de rui-
-ner les concessions qui leur sont ac-
Cordées. Avec cette différence ce Pendant que la destruction se fait Chez eux plus en grand et d’une façon Plus complète. Chacun agit suivant ses ressources. À ces magnats des affaires, il conviendrait d'imposer une surveillance très active, et on devrait leur retirer leurs licences Sans aucun scrupule,du moment qu’un
délit serait nettement constaté. Qui | | moins que, | assez riche,
sait ? Peut-être suffirait-il d'une ou deux exécutions pour rendre les autres nlus Circonspects et plus honnêtes.
des terres—que |
ee
Mais après tout, me demandera-ton peut-être, que feriez-vous si vous étiez ministre ? Tout d'abord, qu'on me perinette de remarquer que la question me paraît ofseuse, car, n'étant ni rouge ni bleu, je ne serai jamais ministre. Soyez sûr d'aillers que je m'en console facilement, car
| il est toujours infiniment plus facile
de dire ce qu’il faut faire que de le faire: soi-même, Mais, dans l'hypothèse, .je me figure que je ne ferais peut-être pas plus mal que les autres.
Je n'accepterais, cela va sans dire que le portefeuille de ministre des terres et forêts, et, comme je devrais être—toujours dans . aypothèse— ministre à vie, je ne me verrais pas exposé aux aléas multiples, ni aux résultats souvent inattendus des élections, par conséquent, je serais absolument indépendant de toutes les Cabales et de toutes les pressions politiques. Dans ces conditions, je commencerais par faire examiner à fond
toutes les parties bois le la province, et j'établirais ai u art rigoureux entre les régions fran]
ment agricoles et celles qui devraient être conservées en forêt. Puis chotisissant un ou plusieurs cantons agricoles dans les différents coins du Pays— il paraît qu'il Y en a partout, du moins, c'est ce que laissent entendre les guides officiels du colon, -—je ferais arpenter les lots sur quatre ou cinq milles carrés et ouvrir les chemins. Lee lots seraient vendus un peu plus cher, afin de rentrer dans les déboursés Causés par la construction préalable des chemins. A le gouvernement étant les lots fussent don-
nés au colon en toute propriété, ce qui serait l'idéal. Au centre, je ré-
et nous devons le l'indiftérence et
Oflà deux terribles ennemis de nos forêts. Car,
re, Et Auelquefois ceux-là Même se disent, comme pour
cience : “Etant admis que cette question existe, il ne nov:
| dre, Mais cela regarde 1
à nos minis- | tres et Au'on est en train de le réali. | |
Choses vont aller très bien, dans le
meilleur des mondes, aveugle au Moment du danger, H ya Quelques années, lors de la
réunion à -uébec de
forestière du Canada, Parmi es im-
Dortants travaux qui
Cours des Séances, on remarqua tout Particulièrement [x 4
jet et de le traiter à tous les Points | de vue, en s'inspirant des Conditions
ET LA FoR£r
imunis et Influentia Politica,
ait une t quelquefois
une discussion sérieuse,
économiques du Pays. C'est une étude digne de tenter tous les esprits éclairés et vraiment batriotiques.
Quant aux Influences, aux intri- &ues politiques, constituent le plus terribles des fléaux qui menacent nos forêts, celui qui, de tous, est 1» plus à craindre, L'électeur en effet, assoifté d'exploitation forestière, Menace son député de changer de couleur si celui-ci refuse d'user de son influence pour obtenir des pouvoirs publics ce qu'il désire, c'est-à-dire des terres à bois exploitables ; le député de son côté exerce toute une pression savamment calculée sur le malheur ux ministre dont il est d'habitude un des plus fermes soutiens, Et dans ce lamentable conflit de l'intérêt Public et de convoitises inavouables, trop souvent la forêt qui devient la victime, Voilà comment on peut s'expliquer cette réponse navrée que l'on dit avoir été faite autrefois 11 y a bien longtemps par un ministre aux abois à quelqu'un qui lui disait que, d'après les données de la science forestière, on ne devait pas ouvrir te} ou tel canton à la colonisation : “La science forestière, peut-être disait le ministre mais l'intérêt politique !”’ Voilà donc les trois ennemis à qui nous devons faire une lutte sans tréve ni relâche. Le bon combat est déjà commencé et il se Doursyit vigoureusement. Les pouvoirs publics sont en éveil. Tous, nous tenons à conserver notre principale richesse nationale, et cela en dépit même de l'incurie souvent trop marquée hélas !
des propriétaires, je veux dire la notre propre. Nous voulons aussi la protéger contre les Convoitises mal déguisées de nos puissants et insatiables voisins. Quoiqu'on en dise,
soyons bien assurés que nos forêts,
je crois qu'elles |
c'est |
le dépit de toutes
leurs richesses, ne sauront pas suffire pendant longtemps À nos propres besoins et, en même temps, apaiser l'appétit Bar- Santuesque des eméricains, car celutcl, dans l'état actuel des choses, menace d'aller toujours en augmentant, Soyons plutôt trop prudents que pas Qu! sépare nos véritables intéréts des leurs, et que leur exemple même, menacés qu'ils sont à courte échéanassez. Restons du bon côté de la ligne ce d'une famine de bois, nous serve de leçon. 11 n'y a pas de richesres, quelcue considérables qu'elles soient qui p'tissent résister à une exploitation irrationelle, Quand on dépense à la fois capital et intérêt, on arrive nécessairement à la banqueroute, et souvent plus vite qu'on ne le pense.
Permettez-moi, en terminant, de citer à ce sujet une Voix plus autorisée que la mienne, Tout dernièrement, M. Henry, professeur à l'Ecole forestière de Nancy, écrivait à M.
Piché : ‘Cette classification en terres agricoles et terres forestières me Paraît bien utile, Si elle avait existé en France on n'aurait bas défriché des centaines d'hectares qu'il faut reboisor maintenant, La flore herbacée et l'état de la végétation arborescente vous guideront plus sûrement peut-être, et surtont plus vite que l'analyse du chimiste. Englobez dans les terres agricoles les surfaces qui Sont. manifestement fertiles. 11 sera toujours temps, à mesure que la colonisation s'éten“ra, de diminuer un peu la part du territoire forestier en donnant peu à peu aux agriculteu,s les meilleures parties de ce territoire.”
En parlant ainsi, M, Henry avait sans doute à Ja pensée ce qui se passe actuellement en France, Après nne dilapidation sans nom des forêts de
an,
Mis aujourd ment à l'oeuvre, Li lions à reboiser les des Alpes, des Pyrên dennes, térielle:
au so! une bilite, Grâce à ces sâges arrivera à rétablir l'état
LA COLox ISATION
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