U CULTIVATEUR
du St-Laurent, depuis
de sucre, Un hiver, alors que lo bois
et futurs ? 11 on était ainsi 1! y a une
a — me mm, nn ts à une autre Qui n'en aura Dlus, ©? OU huit milles plus loin. Aussi les Telle est la situation des centres est donc de suprême mportan, prix en ont-fis doublé depuis uac | agrivoles les plus anciens des envile cultivateur Possède sur sa quinsaine années. L'épinette qui se | rous de Québec. Doit-on en dire au- 00 dans où voisinage me À vendait jadis 8106 à #1.60 la corde, | tant des paroisses relativement r6. une parcelle de forêt, sur Jn- 4 atteint $2 ou $3.00 ; l'érable est | contes de notre région, de celles, par
® 11 Puisse prendre sans t passé de 82.50 à $5 ou 86.00. exemple, où le travail de défrichetout le bois d'oeuvre et de feu L'hiver tout entier est presque ex- | ment 'est pas encore terminé ? 11 aura besoin, clusivement consacré à ce charriage | Peut-on espérer que, là su moins, les ‘on me permette de citer, à l'ap- de bois, et le cultivateur doit y met- | défricheurs seront assez prudents e cette affirmation, ce qui se tre tout son temps, soit qu'il achète Pour Conserver sur leurs propriétés dans un grand nombre de son bois. du marchand, soit qu'il aille une étendue de forêt capable de subéchelonnées je long de la rive le couper lui-même sur le lot à bois | venir à tous leurs besoins présonts
qu'il possède, lequel lot est toujours
l. Dans ces anciennes parois. situé à une grande distance de sa r6- : bordent je fleuve, Presque sidence. 11 est juste de dire que dues
de cette t obligés d'acheter et de
et surtout, jus.
er Morceau de bols de t aujonrd'hui ce bois de vent l'aller nze milles, d
nes le Moissonner à sept
rant cette saison, nos cultivateurs ont peu de chose à faire sur lu ferine et que leur besogne se limite, en £énéral, aux soins quotidiens à donne aux animaux domestiques. Par conséquent, rigoureusement parlant, ce charriage de bois n'est Pas une perte de temps. Cependant, je me figure que les habitants pourraient s'occuper avec plus de profit à autre chose qu'à fatiguer leurs chevaux et à détériorer leurs voitures dans ces Courses sans fin, sans compter que la nourriture à donner à leurs bêtes doit être alors plus soignée, plus r'che et, par conséquent, plus dispendieuse.
Cet 4tat de chose se retrouve encore dans plusieurs anciennes Paroisses des autres comtés de. notre district, surtout sur la rive sud du gt- Laurent. Partout c'est une quasi disette de bois. Le prix de ce derajer augmente à mesure que la dificuité de se le procurer s'accentue, et les æens, qui prévoient l'avenir, se demandent où cette progression s’arrétera, et où leurs enfants Pourront bien trouver ce qui, plus tard, sera néecssaire à leur approvisionnement de combustible,
dizaine d'années. Sur chaque lot ou À peu près, on gardait une parcelle de forêt, suffisante pour fournir le combustible et presque tout le bols d'oeuvre nécessaire.
Mais à l'heure Présente, les choses sont bien changées. Le bois de pulpe & ACqus dernièrement une grande valeur, et des essences qui jadis ne valaient que fort peu sont maintenant cotées à des prix relativement élevés. Le résultat a 6t6 que les cultivateu:s se sont is à exploiter leurs réserves forestières et. à en vendre les produits, soit directement aux fabricants, soit à des entrer. teurs qui font ainsi un commerc> iort lucratif,
Cette modification dans le marché a été une véritable bonne fortune Pour nos braves gens, Ils ont pu, de cette façon, amétiorer leur situation, soit en ételgnant leurs dettes criardes, soit en se procurant un confort dont ils n'avaient pas encore rêvé. Des curés des régions de la Beauce m'assurent que certains pères de famille réalisent de cette façon jusqu'à cinquante piastres Par ,semeine. Ce gain qui se pendant les mois d'hiver