LA PARCELLE D
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E BOIS DU CULTIVATEUR ms
En vérité, 1 n'y aurait rien à dire Un autre croit que la crise arrivera si ce Commerce Pouvait se Continuer Chez lui dans duinze ans ; un autre, indéfiniment. On aurait tout Simple- Curé d'une Laroisse blus-r-cente, recument créé une nouvelle source de re- le la date à vingt-cinq ans. Puis, comvenus et augme
chesse nationale,
e disait dernière- Beauce :
Y est trop difficile On cultive Peu en à peu près pas de blé, Et nte, plusieurs de l'ouest l'a-
ainsi jusqu'à emaine. Mais, ns, tout sera -t-on ? Com-
Un autre m'assure que,
dans vingt ans, le bois de Commerc
e et même
moi de la citer text disa;
Un missionn, qui a barcour:
Sants de bois.
blanc et laissent dénude, Couvert chets de toute
de feu sera disparu de sa paroisse ;
Los
Bones
crise arrivera 8 ; un autre, r-cente, recu 8. Puis, comlande ce qui réponse qu'il nt problème
Permettez.
ent. “Alors, 18 Ce qui se uelques r6ndra pour èrres défriet de mai-
bservateur, ute la proet qui s'est 1i se passe 8 affirma-
Voisine de édait une Î donnait le récolte un haut les et les ette opéle coup 8 ; mais un sou, érables une ré.
ans une hée de rs venommerpent à tement es dé- | pershe auamais.
it que irveilizaine ières,
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rajeuuies, pourront être soumises à une nouvelle exploitation et donner de bonnes récoltes de sucre,
Voilà des faits exacts, Sans doute, nous aurions tort de généraliser trop vite et de croire que le même état de choses se rencontre Partout. J'espère qu'il n'en est pas ainsi et que, dans des régions que je ne connais pas, on met plus de soin et de prévoyance à conserver !:s forêts privées, Mais, tout de même, nous devons admettre que, chez un trop grand nombre de nos compatriotes, il y une indifrérence regrettable, C’est une mentalité à refaire, pour ainsi dire, 11 faudrait inculquer aux intéressés Je souci de l'avenir ; leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas s'occuper exclusivement du présent ; qu'après eux, leurs enfants devront ou bien profiter de leur sagesse, ou bien bâtir des suites de leur imprévoyance. Et Je crois que c’est de ce coté que nous devons diriger tous nos efforts, nous qui avons mission d'éclairer l'opinion publique. Car aujourd'hui, je le sais, si on demande à ces prodigues de leur fortune ce que deviendront leurs héritiers quand ils auront compromis de cette façon le meilleur de leurs revenus, ils répondent sans broncher : “Nos enfants, ils feront “comme nous, ils débrouilleront”.
C'est faire preuve Â'une grande impéritie, trop grande, à vrai dire, pour n'être pas coupable, au moins dans une certaine mesure,
Il y a donc là une importante oeuvre sociale et patriotique à entreprendre et à mener à bonne fin.
Naturellement nous ne devons pas ‘songer À défendre à ces propriétaires de forêts privées d'exploiter leurs réserves. Ce serait justement le moyen de n'aboutir à rien. Car très souvent l'exploitation de ces bois est
nécessitée par la gêne monétaire À laquelle se trouvent acculés certains colons. Teut ce que nous pouvons et devons faire, c'est de leur suggérer un moyen rationel d'en tirer profit.
Nous devons leur faire comprendre que leur devoir est de ne Pas agir de façon à faire disparaître à tout jamais cette source de reveuu ; qu'ils ne doivent demander à leurs forêts que l'équivalent du bois qui y pousse chaque année : qu'il leur faut les exploiter de manière à les améliorer et à augmenter le rendement, et non pas à les ruiner. En un mot, il s'agit de les convaircre que leur intérêt bien entendu exige qu'ils renoncent à ces profits d'aujourd'hui, élevés, je le veux bien, mais transitoires, pour se contenter de gains plus modestes, mais qui dureront toujours. On peut espérer atteindre rrésultat pourvu qu'on y mette beaucoup de tact et de prudence. Alors nos gens moissonneront leurs forêts, Comme ils font de leurs champs cultivés, mais ne les détruiront pas.
En pratique, on pourrait peut-être commencer cette éducation en conseillant aux cultivateurs qui sont à l'aise de reboiser les parties dénudées de leurs terres, celles qui ne rapportent rien au point de vue agricole et sur lefquelles on n'aurait jamais dû abattre les arbres. Mais si l'on trouve des gens dociles à ces conseils, il faudra leur faire clairement comprendre que, ce faisant, ils travaillent surtout pour leurs enfants et que, si, personnellement, ils ne peuvent songer à profiter d'une récolte qui ne sera mûre que dans quarante ou cinquante ans, leurs enfants, eux, en jouiront et béniront leur souvenir. A vrai dire, cette idée d'aménager la forêt pour n’en jouir que dans un avenir plus ou moins
éloigné, très difficile à saisir pour des gens à Courte vue et qui ne pensent qu'aux intérêts Présents, est une de celles que nous devons tra- | s’ Yailler de toutes noS forces à répan- des besoins imp dre dans le Peuple, C'est d'elle en <ffet que nous devons attendre les résultats les Plus fructueux Car le
son capital forestier, Enfin, comme ces conventions entre le Souvernement et les Propriétaires sont faites, intentionnellement et exclusivement, Pour l'avantage de ces derniers, ceux- Ci peuvent Je rompre à dix jours d'avis, sans avoir à en donner les motifs aux autorités.
Devrait-on tenir ici la même ligne de conduite ? Le pourrait-on ? Ce n'est pas À moi de répondre, Un service de ce genre demande un per- Sonnel technique dont nos &ouvernants ne disposent beut-être pas encore, Il y aurait bien un moyen de Combler cette lacune : ce serait de fonder une école forestière régulièrement organisée, dont les élèves
À ce point de vue, les Etats-Unis nous donnent un exemple Qui vaut d'être étudié et imité dans la mesure du possible, Persuadé de l’importan-
Sur simple requête, le Souvernement <nvoie à n'importe qui le demande un expert en science forestière qui €xamine le lot à Planter ou la Dar-
telle de forêt à développer. Après On parle beaucoup à l'heure ac-
tuelle d'écoles Spéciales de diverses
sortes ; on veut R ouvrir dans lu- -8ont les meilleures méthodes à gui- sieurs
Villes du Pays ; et c'est très vre et en surveille lui-même, d’
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services de ces spécialistes, tout comme la chose se pratique aux Etats- Unis. Déjà le gérant de très importantes limites m'a laissé entendre la chose. D’autres l’imiteraient sans doute, ce serait comme une nouvelle carrière ouverte à notre jeunesse instruite.
Dans tous les cas, en attendant le jour béni où cela sera possible, travaillons &e toutes nos forces à répandre dans notre population agricole de saines idées sur la conservation des * :êts privées. Je l'ai dit et crois l'ai.r démontré plus haut, les lots à bois courent de grands dangers, et il ne faut rien moins que le
concours de toutes les bonnes volon- |
tés pour sruver de la destruction complète cette partie notable de la fortune publique et privée.
Au risque de commettre une grosse indiscrétion, j'ajouterai que le clergé canadien-français peut jouer ici un rôle de la plus haute importance.
En contact perpétuel avec le peuple, jouissant auprès de ses paroissiens d'une grande autorité, les conseils du curé seront toujours écoutés avec déférence et finirozt certatrement par produire des résultats surprenants.
Il ne s'agit pas pour lui de faire
grand bruit, de donner des conférences retentissantes, de se mettre en frais d’éloquence. Au contraire ; les conversations privées prodniront plus d'effet. Un bon conseil donné en passant, mais à propos, fera réfiéchir le cultivateur ; puis l'idée lui viendra d'essayer, et alors le salut sera proche,
Mais en tout cela il Y a un point <- la plus haute importance dont il faut que nos gens soient bien pénétrés. Je l'ai mentionné plus haut et permettez-moi de le répéter en terminant : c'est de convaincre les {ntéressés que la forêt ne donne pas des moissons à courte échéance comme les céréales. Elle est plus lente à môrir, Par conséquent, en travaillant aujourd’hui à l'aménager convenablement, on peut bien espérer travailler un peu pour soi, mais c'est surtout À l'avenir, à ses héritiers qu'ils faut songer, Le mot de l'octogénaire de Lafontaine :
Mes arrières me devront cet ombrage, est toujours vrai; voilà ce qu’il ne faut pas oublier,
Faut-il le dire ? Les plis grands obetacles viendront peut... de ce côté.