PRODUCTIONS
a) Minéraux .
Le sous-sol du Togo n'est pas plus riche que celui du Cameroun, et les minerais ne s'y présentent qu'en petite quantité; en 1902, il a été exporté pour 7.200 marks de poudre d'or, représentant un poids de 3 kilogrammes 289 grammes. Ce chiffre médiocre est le total de toute la production minérale de la colonie pour ladite année.
b) Végétaux.
Les végétaux dont la culture est le plus répandue sont les palmiers de toutes espèces, y compris les cocotiers ; les plantes à caoutchouc, les arachides ; les produits végétaux dont en 1902 l'exportation a été la plus forte, sont les pépins de palme (1.721.441 marks) et l'huile de palme (1.031.152 marks). L'exportation du maïs a été de 607.810 kilogrammes, représentant 36. 5 14 marks; celle de la cassada a atteint 1 .446. 162 kilogrammes, ayant une valeur de 296.326 marks. L'exportation des noix de coco a souffert de la sécheresse et des maladies parasitaires des cocotiers; celle du café, du cacao, de la kola et du poivre reste encore très faible. La valeur du caoutchouc exporté a été en 1902 de 367.045 marks. Quant au coton, les plus grands efforts sont apportés à son acclimatation et à l'expansion de sa production, mais c'est encore une culture d'essai. Toutefois il a été exporté en 1902 pour 63.234 marks de coton brut ou tissé dans la colonie. Sur la situation des principales plantations, il faut mentionner que la grande
société de plantation « Kpémé » poursuit surtout la culture des palmiers, dont le recensement, auquel il a été procédé en 1902, adonné un chiffre de 105.110 arbres. La récolte de noix de coco pour cette plantation a été de 35.347 noix, transformée à peu près entièrement en coprah (4 tonnes de coprah pour 35.300 noix) . La plantation Kpémé procède à des essais de culture du coton. La plantation Agu, de la société allemande du Togo, n'a pas encore pris une très grande extension, à cause delà date récente de la fondation de la société (1902). La superficie cultivée était, en 1903, de 41 hectares, dont 36 consacrés à la culture du coton, 3 à celle du cacao, 1 à celle de la kola et 1 à celle du caoutchouc. La récolte du coton a été de neuf balles. La société du Togo se propose d'entreprendre la culture du café, des cocotiers, du tabac, etc. Enfin, l'expédition pour la culture du coton, du Comité économique colonial, a poursuivi ses essais et a recueilli sur ses plantations huit balles et demie (1902).
Les renseignements manquent sur les résultats obtenus par les autres plantations.
c) Animaux.
L'élevage du bétail domestique donne au Togo des résultats un peu plus favorables qu'au Cameroun. Trois cent quatorze bêtes à cornes valant 23.437 marks et 2.748 bêtes de petit bétail, valant 5.914 marks, ont été exportées en 1902. On tente d'immuniser l'espèce bovine contre le mal de Surra et l'on espère, d'autre part, que les travaux exécutés dans les ports, rendant l'embarquement du bétail plus facile, en augmenteront l'exportation.
Quant aux espèces sauvages, elles sont celles des régions tropicales. On a exporté, en 1902, 595 kilogrammes d'ivoire, valant 6,002 marks, et 267 kilogrammes de cornes, valant 270 marks. Ces quantités sont inférieures à celles de l'année précédente.