productions
a) Minéraux .
Le sous-sol du Sud-Ouest africain est riche; il semble que les gisements des minerais du Sud africain anglais y ont des prolongements.
En 1902-1903, d'assez grands travaux de recherches et d'extraction ont été entrepris par un certain nombre de sociétés ou de particuliers.
La société de mines et de chemins de fer « Otavi » a projeté de relier sa concession à Swakopmund par un chemin de fer dont on prévoit l'achèvement pour la fin de 1906. En 1902, elle a continué ses travaux de prospection.
La société allemande coloniale du Sud-Ouest africain n'exerce pas elle-même ses droits de recherches minières, mais elle les concède par permission à d'autres personnes.
Le nombre de oes permissions était, en août 1902, de 76, et en mars 1903, de 34. Le droit de prospection entre les fleuves Swakop et Knisep est exercé par la maison Gœrz et Gie de Johannesburg.
D'autre part, cette maison a fait procéder par deux ingénieurs, dans le district des Hottentots de Béthanie, à des recherches sur l'ancienne concession de la Sinclair Mine. On a trouvé un minerai de cuivre très riche, mais qui malheureusement n'était pas assez abondant pour que le gisement mérite d'être exploité.
La maison Gœrz et Gie a également acquis le gisement de cuivre d'Ongoatti, près Karibib, dans le Hereroland.
Les gisements d'Otjizongatti, près Okahandja, semblent très riches et propres à être exploités sans qu'il soit nécessaire d'y employer de très grands capitaux. Malheureusement, ils sont entre les mains de propriétaires nombreux, ce qui nuit à la marche des travaux. Cependant, en 1902-1903, 12 tonnes de minerai de cuivre ont été extraits au cours des recherches et expédiés en Allemagne.
La présence de gisements de cuivre a été signalée sur d'autres points des territoires de la société du Sud-Ouest africain et du Hereroland, notamment à Kainkachas et à la ferme Ubib.
Le Damaraland Copper Syndicat a prospecté à nouveau la mine abandonnée Matchless-Mine. Les résultats n'ont pas été favorables et le minerai de cuivre ne s'est présenté qu'en très petite quantité. ;
La South African Territories Limited fait procéder à des recherches de minerais divers dans toute l'étendue de sa concession.
D'autres recherches se poursuivent, soit dans le district minier de Bersaba, soit dans celui de Gibéon.
En 1902, l'exportation du minerai s'est élevée à 876 kilog. valant 700 marks.
b) Végétaux.
La production végétale du Sud-Ouest africain se rapproche sensiblement de celle des régions chaudes, mais non tropicales.
On cherche surtout à produire les plantes les plus propres à la nourriture des bestiaux, dont l'élevage fait l'objet princi-
ALLEMA N DE
pal des travaux agricoles. C'est dire qu'on veut surtout multiplier le nombre des prairies et des pâturages.
Les cultures introduites dans la colonie et dont on favorise particulièrement le développement sont celles du tabac, de la vigne, des arbres fruitiers et des palmiers à dattes.
Le seul produit végétal dont l'exportation soit à signaler est la gomme arabique, dont il a été exporté en 1902, 25.500 kilos valant 16.200 marks.
La statistique des fermes pour 1902-1903 donne un chiffre de 276 fermes déjà existantes et de 54 fondations nouvelles, représentant une superficie de 443.866 hectares. La superficie cultivée des anciennes fermes n'a pas été fixée définitivement, non plus d'ailleurs que le nombre total de ces fermes.
La production agricole est contrariée parle manque d'eau, auquel on cherche à remédier en créant des puits artificiels et en procédant à des sondages répétés. Jusqu'à présent, un assez grand nombre de puits ont été forés avec succès.
c) Animaux.
L'élevage du gros et du petit bétail donne de bons résultats. Le recensement fait en 1902-1903 pour toute la colonie a donné les chiffres suivants :
Bêtes à cornes, 92.159; — chèvres, 156.727; — chèvres Angora, 3 391 ; — moutons à queue grasse, 182.541 ; — moutons à laine, 4.201 ; — porcs, 690.
Pour les autres animaux domestiques, on compte :
Chevaux, 5.265; — Autruches, 28; — Anes, 899; — Mulets, 88; — Chameaux, 3; — Zèbre, 1.
D'autre part, l'exportation de l'ivoire a été de 110 kilog. valant l . 390 marks, celle des plumes d'autruche de 1 . 798 kilog. valant 91.074 marks et celle des peaux d'animaux sauvages de 5.516 kilog. valant 54.911 marks.
Il a été en outre exporté 5.729 kilog. de poisson fumé ou séché, valant 2.305 marks.