LB8 6AMBIER ET POMOTOU
loin de présenter, dit-il, les beaux types que l'on admire aux Sandwich et à Taïti.
La langue mangarévienne n'est qu'un dialecte de la langue maori se confondant avec le dialecte des Pomotou, s'écartant légèrement du dialecte taïtien, davantage du dialecte des Marquises et encore plus de celui des îles Haval.
Les missionnaires de la congrégation de Picpns s'y sont établis en 1834; ils y ont naturellement apporté une certaine apparence de civilisation ; mais ils ont, comme partout, négligé d'y apporter le mouvement, l'esprit de lutte, de concurrence et d'initiative.
La civilisation, dont on les a affublés, n'est pas plus faite à leur mesure, que les habits européens dont les indigènes se sont couverts à titre de luxe. Ils arrivaient à bord de V Astrolabe et de la Zélie^ confiants, gais, serrant la main à tout propos, « ôtant leur chapeau, en bourgeois endimanchés », dit M. Brassac, mais pieds nus et prononçant avec autant de fierté que s'ils avaient compris quelque chose à toute la métaphysique dont on leur a bourré le cerveau : Catholica Roinayia! Une fois rentré « chez lui », le Mangarévien ôte son pantalon pour se mettre à l'aise, absolument comme nous ôtons nos gants. Des maisons, les missionnaires n'ont pas manqué d'en construire pour eux, mais il ne leur ont pas inculqué le désir de les habiter. Beaucoup sont ruinées, inhabitées, soit que les familles se soient éteintes, soit que les locaux aient été abandonnés, suivant la coutume établie dans le pays d'évacuer toute case visitée par la mort. Les maisons habitées n'ont, dit le docteur Brassac, ni portes, ni fenêtres, ni planfond et sont d'une malpropreté révoltante. La scrofule et la phtisie sont très répandues et dans quelques années la race mangarévienne aura disparu.
De la civilisation, les missionnaires ne leur ont donné en somme que le mauvais côté! Aussi leur population, dont l'état civil est bien tenu par la mission, est en rapide décroissance. En 1840 les quatre principales iles du groupe des 6am-
bier avaient 1 030 kakitnfei; m 1871 la popdalioD était tombée i 650 : la pUine ott la jnDtâfàit caste des
in. Utiutb. — Cet llet tont peu Dertilet; let ooeotiert et les pandanut tont le fioad de la réigàtaûoD. Leor teal aTenir est dans Téletage artiicid des imiires periières« qni a déjà été tenté par nn Français, IL le lînnenaat de Taissean Mariot. Cet oiBcitf avait enToré i l'expaûtioD permanente des colo* nies françaitet, an palais de llndnstrie. des hnKfes perUéres de différents Iges, prorenant des parcs artificiels de Tlle d*Amtna, des nacres, des perles Uaaebes et noires de la même proTenance. Le saooës ol4«ttn par le lietitenant Mariot avait éveillé Tattention des indigènes, qni ont fait des demandes pour obtenir la permission d'établir des parcs analognes i ceux de Tlle d*Amtoa.