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LA MARTINIQUE

latioD noire, qui s'accroissait de 3 pour 1 000 malgré TesdaTage, 8*accroit maintenant de 8 pour 1 000 grice à la liberté. L'histoire enseigne d'ailleurs, que la race blanche ne s'est jamais maintenue à la Martinique que par l'immigration : de 1635-1740 elle s'accroit par immigration et atteint le chiffre de 15000; sous Louis XV l'immigration cesse : en 1760 on comptait 12 060 blancs, 12000 en 1778 et 0500 en 1848. n en est du reste de même aux Antilles anglaises. Mais les choses se sont passées tout autrement dans les Antilles espagnoles : j'ai suffisamment montré dans d'autres parties de ce livre, que la race espagnole avait pour s'acclimater dans les pays chauds une aptitude incomparablement plus marquée que nous autres Français.

§ 4. Administralion. — Le conseil général'de la Martinique est entré récemment dans une bonne voie, en votant trois mesures importantes : 1<> renseignement laïque; 2^ un réseau de chemins de fer ; 3^ un crédit pour le recrutement des travailleurs indous.

§ 5. Acclimatation, — La Martinique possède un animal redoutable, c'est le Bothrops fer-de-lance. On compte on moyenne 200 accidents de son fait par année et 10 morte; le seul moyen de traiter la morsure c'est le fer rouge, mais il serait urgent, ainsi que l'a proposé M. L. Soubeyran, d'acclimater les animaux destructeurs de serpente. J'ai déjà parlé, dans une autre partie de ce livre, du serpentaire du Cap {SerjH*ntarius rep(ilivonts), d'un autre oiseau qui habite l'Australie, le jacass (I)asclo gigatilea)^ enfin du hérisson (Krinaceus mropœus),

M. Gosse (de Genève) conseille racclimatation A la Martinique de Vcrythroxylon coca^ qui, pense-t-il, trouverait là des conditions excellentes.

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