‹ La colonisation scientifique et les colonies françaisesChapitre 21 sur 122 · I.F. « 1\ II.1>|-. M M \ AI> \ «'IMN · texte numérisé non relu

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'* 1 1 • ' î' .ii!«- •!«' (N's maladifs r)iilaL:i('U>rs, (ju'oii n'a urniM' Miilr ^^»:ri ilaiis va \ ir. pan*»' 'ju'ils h-s avai< ni «-urs (l«'jà. (\'S Tos D0U8 ont laissé quelque chose de rimniunité qu*ils Aient acquise et nous naissons tous, à un certain degré, inés et mis à l'abri de leurs coups. Ces maladies nous [uent moins facilement; elles le fout moins gravement. Tent même Timmunité que nous possédons vient, non de ancêtres, mais de nous-mêmes, si nous avons eu la mala- ^*^ dans notre enfance. Nous vivons donc dans un état moyen ~ *^ relatif de demi-vaccination, qui donne à toutes ces maladies . ^^litagieuses et <le toute antiquité permanentes chez nous, ^H caractère très atténué. Il n'en est pas de même chez les 1 populations encon* préservées de l'importation du gorme morbide. La maladie éclate alors brusquement ; elle atteint tous Ict Ages, elle tue tous ceux quelle atteint. Vn navire emporte - ^'nn port d'Europe le germe de la rougeole: aucun homme 4e l'équipage n'a cependant contracté la rougeole, parce que tout le monde Ta eue déjà; mais à peine le navire accoste-t-il on pays où la rougeole est inconnue, qu'éclate une épidémie terrible, qui fait périr la moitié de la population. Je pourrais citer des exemples nombreux pour la rougeole, la variole, la

flèvre typhoïde, la syphilis et même pour la phtisie

polmonaire, dont le caractère inoculable et contagieux est aujourd'hui démontré. (Vost, romme ledit M. de (juatrefages, trt* mnl trEnroite qui, partout où nous avons envahi, même â pe*j près pacifiquement, h's populations sauvages, les fait disparaître. Il n'y a donc là rien d<* mys^térieux.

En résumé, des deux cauMn) t|ui rendent l'arrivéi* des Kuro- |>êi-ns danirereu.st^ |>our les |K*uplcs enfants, relie que je viens «lV\|>oser disparaîtra au fur et à im^sure qut* c«*s [>opulations auront été, par notre voisinaire, de plus en plus acrliinaté<'s, romme nous-ménu's. aux t:ermes fies maladie>; i|uant à la première, celle qui a sa source tians la loi iVrquntiun des subsistances, il ne tient qu'à nous de la fain* tiisparaitre : il sult\t. pour cela, de cesser île wnvr leur tern> aux sauvages et

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3000000 d'indigènes; il ny en avait plus que 2 625 000 et T' 1866 et que 2 125000 en 1872. Aux lies Sandwich la popih 1 lation, en moins d'un siècle, est tombée de 300 000 i 55000: y à Taïti de 240000 à 80000, puis à 7 000; à la Nouvelle 1 Zélande de 500 000 à 30 000. I

En présence de cette dépopulation fatale des pays indri- ? lises devant l'homme civilisé, les métaphysiciens, après avoir convenablement déploré le fait, se sont contentés de s'incliner devant ce qu'ils ont nommé la loi mystérieuse, qui veut que € rincivilisé disparaisse devant le civilisé » et, après cette explication, leur conscience s'est trouvée tranquille. Les caoset de ce phénomène n'ont pourtant rien de mystérieux : d'abord les sauvages n*obéissent pas moins que les Européens i la loi inconnue pour eux, mais inflexible cependant, de Véquaiion des subsistances. Si, dans nos pays d'industrie et de cultaret nous pouvons dire que « Là où nait un homme, natt un pain >, du moins, jusqu'à un certain degré de densité spécifique de la population, on ne saurait dire à une population de chas* seurs que, là où il lui nait un homme, nait une proie; — c'est le contraire qui est vrai. — Nous avons réduit le territoire où les Peaux-Rouges chassaient le buffalo, où les Australiens lançaient leur boumerang et tuaient le kangonroii; nous avons donc réduit le nombre des pains métaphoriques, c'est-à-dire le nombre réel des kilogrammes de matière alibile disponible ; le nombre des hommes devait donc se réduire proportionnellement, pour la même cause qui fait que chez nous < quand un pain disparaît, un homme disparaît. »

Mais nous activons encore l'effet de cette loi de la concurrence, moins encore, comme on l'a dit, par l'alcool que nous apportons, car la plupart de ces peuples fabriquent depuis longtemps des liqueurs alcooliques, que par les germes de maladies contagieuses que nous transportons avec nous. Dans nos vieilles races, depuis qu^ tant de générations se sont succédé avant la nôtre, chacun de nous compte, dans ses ancêtres, un certain nombre d'individus qui étaient vaccinés contre

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