L*IMMIGRANT
3000000 d'indigènes; il n*y en avait plus que 2 6^ 000 a 1866 et que 2 125000 en 1872. Aux Iles Sandwich la pop lation, en moins d'un siècle, est tombée de 300 000 i 55001: à Taïti de 240 000 à 80000, puis à 7 000; à la Nouttfr Zélande de 500 000 à 30 000.
En présence de cette dépopulation fatale des pays iod^ lises devant l'homme civilisé, les métaphysiciens, après iivt convenablement déploré le fait, se sont contentés de s'incbtf devant ce qu'ils ont nommé la loi mystérieuse, qui veot(l* € l'incivilisé disparaisse devant le civilisé » et, après eeft explication, leur conscience s'est trouvée tranquille. Les cintf de ce phénomène n'ont pourtant rien de mystérieux : d'sbul les sauvages n obéissent pas moins que les Européens à bli inconnue pour eux, mais inflexible cependant, de r^ualioi des subsistances. Si, dans nos pays d'industrie et decuUvit nous pouvons dire que « Là où nait un homme, naît an paim du moins, jusqu'à un certain degré de densité spécifique i la population, on ne saurait dire à une population de chi seurs que, là où il lui nait un homme, nait une proie; ' c'est le contraire qui est vrai. — Nous avons réduit le te ritoire où les Peaux-Kouges chassaient le bufTalo, cil Australiens lançaient leur boumerang et tuaient le kangouro nous avons donc réduit le nombre des pains métaphoriqw c'est-à-dire le nombre réel des kilogrammes de matière alib disponible ; le nombre des hommes devait donc se réda proportionnellement, pour la même cause qui fait que d nous « quand un pain disparait, un homme disparait. »
Mais nous activons encore l'eflot de cette loi de la oona ronce, moins encore, comme on l'a dit, par l'alcool que ne apportons, car la plupart de ces peuples fabriquent dep longtemps dos liqueurs alcooliques, que par les germei maladies contagieuses que nous transportons avec nous. Di nos vieilles races, depuis qu^ tant de générations se sont v cédé avant la nôtre, chacun de nous compte, dans ses an très, un certain nombre d'individus qui étaient vaccinés cou