‹ La colonisation scientifique et les colonies françaisesChapitre 51 sur 122 · I. — ArTiON SUR LES HOMMES · texte numérisé non relu

I. — ArTiON SUR LES HOMMES

A. — La i^olonisation et les indigènes,

^ 1. I}es nu*thodes de colonisation. — Nos rapports ivcm; les indigènes peuvent s'inspirer de trois méthodes bien

différentes les unes des autres, qui toutes trois ont leurs pir tisans o^ leurs défenseurs. Ces méthodes peuvent se résuir.': chacune par un mot : Y abstention^ le refoulement, ia fusion,

La méthode à' abstention ne vaut pas la peine, qu'on insi^î♦• sur elle : on ne peut pas considérer comme une qnnHtît ncfjliffcahle une population dense, intelligente, ayant ui: passé, se sentant un avenir.

La méthode du refoulement est celle, qui a le plus souvent prévalu dans les conseils des gouvernants, qui se sont succAi»^ on Algérie ; elle a son idéal dans le régime militaire. Je n'ai pas à entrer ici dans des développements, qui m'entraineraifi.t trop loin ; je me bornerai à citer un mot bien fin, qu'éorivai: M. Clamageran à son retour d'Algérie et qui me semlil» valoir tous les commentaires : < Il y a, disait-il, cette diff♦^ ronce entre un chef militaire et un magistrat civil, que. >. uiio insurrection éclato, lo premier y trouve des chances d'avancement, lo second voit sa carrière compromise. » C><t suivre, sans le vouloir peut-être, la méthode de refoulement d»'< indigènes, (|uo les exproprier pour construire des villages uniquement peu[)lés do colons, car, lorsque les coIon> sont massés en grossos agglomérations comme des taches plus ou moins largos sur un fond indigène, les indigènes neconoaissont pas plus les colons, que coux-hi ne connaissent les indi- Lièru^s ; ci^ sont deux populations parallèles, c'est-à-dire qu'elles vivraient indéfiniment côte a côle sans se rencontrer : si elles lo font, cVst brusquement à main armée. Lorsqu'au contraire los colons sont disséminés au milieu des indigènes, comme «N'S dorniors au milieu des premiers, les deux populations. «lui se i)énètront ainsi rocipro([uement, fusionnent en réalité. (•ll«'s éohangrnt entre elles ces mille services, que réclame lo bon voisinage et (jui entraînent l'amitié, le respect et Tunion. Cela est tellement vrai, (\\\\^\\ ISTI, à rép(M|ue des massacres de Saïda, on a reman|ué, que les colons agglomérés ont été massacrés, tandis que ceux, qui vivaient dispersés au milieu

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