‹ La colonisation scientifique et les colonies françaisesChapitre 98 sur 122 · LES MARQUISES · texte numérisé non relu

LES MARQUISES

La population indigène de la seule ile de Nouka-Hiva a pa<.en quelques années de 6 000 à 1 000.

Les Marquisans sont d'ailleurs moins avancés en civiliv.tion que les Taïtiens. La propriété individuelle n'existe {•:> chez eux; chacun n'a que la jouissance momentanée des ?•-•:> que concède le caprice du chef. Les enfants, qui sont tn-s a:::i— . gâtés même dans tout le pays, n'appartiennent pas au j:-r. et à la mère mais a la personne qui les a adoptés : au<>:' ' qu'une femme est enceinte, il se trouve toujours une faiiiL.pour retenir son enfant et la mère adoptive a le plus souvt :.: elle-même abandonné son enfant à une autre. On voit r: rétat civil aura quelque peine à fonctionner régulièremor.v

Les Polynésiens appartiennent à la sous-race Maori. •/: occupe toute l'Océanie, depuis la Nouvelle-Zélande jus^i:'. l'île de Pâques. C'est une race magnifique, dit un voy.ij.ur contemporain, digne de donner des modèles à la sUituair' . les femmes sont surtout remarquables parles épaules, les bra* et les mains; mais leur visage est tout au plus supportaM*. tandis que les hommes seraient souvent jolis sans les tatoua j* < en teinte plate qui les défigurent. Le tatouage le plus cor„pliqué est on eflet fort répandu dans le pays. Cette coutun;se perd cependant, â mesure que s'avance la civilisation, ("t-" le même phénomène que nous constatons encore chez n-^usmêmes, dans nos vieux pays civilisés, où les tatouages >• sont conservés, on peut le dire, en raison inverse de l'instni ■tion. Au moral ce sont de grands enfants sans les grâces !■ l'enfance. Ce qui frappe le plus, c'est l'absence de tout si-r.timent autre que celui do la vengeance.

IV. Exploitation et administration. — La cultun^ ati\ Manjuiscs pourrait être très développée. On y trouve Tar^r. ii\yd\n(Ario('fjrpi(S incisrr), l'igname, letaro, Iacanne:isu<Ti-. la mangue, la ponune cythèro, la goyave. Dans la petite il*- Vailahou, l'anoifiine Santa-Oistina des navigateurs esju- «/nols, il existe d'immenses forêts de santal, qu'on a malh«u-

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