MARIE-ANTOINETTE ET M A R 1 E-T 11 ERESE
même où elle répondait à Mercv, Marie-Thérèse écrivait à la Reine : ■< Madame et ma chère fille, tous les courriers, j'attends des nouvelles consolantes, mais elles tardent trop. Je souhaite un temps abominable, pour que le Roi ne chasse pas tant et se fatigue, et que la Reine ne joue pas le soir, et bien avant dans la nuit. Cela est mal pt)ur votre santé et beauté, très mauvais vous séparant du Roi et très mauvais pour le présent et l'avenir. Vous ne faites pas votre devoir de vous ranger selon votre épou.x. S'il est trop bon, cela ne vous e.xcuse pas et rend vos torts plus grands, et votre avenir me fait trembler.... )>
La clairvoyance de l'impératrice n'égale-t-elle pas ici sa tendresse maternelle, et ne lui fait-elle pas entrevoir quelles cruelles déceptions étaient réservées à sa chère fille, après tant de plaisirs et de dissipations? Lorsque celle-ci comprit enfin quels dangers elle courait, sa mère n'était plus là. Marie-Thérèse l'avait dit : le mal était irréparable.