‹ La comédie à VeniseChapitre 28 sur 100 · LA BOTTEGA DEL CAFFÉ · texte numérisé non relu

LA BOTTEGA DEL CAFFÉ

Parmi les nombreux personnages qui défilent sur la terrasse du café de Ridolfo, il en est un nommé Don Marzpo. C'est le type, fort répandu dans les pays méridionaux, du désœuvré curieux, vantard et bavard. Il se mêle de tout, donne son avis sur tout, ramasse avidement tous les racontars qui circulent, et, menteur par tempérament plus encore que par méchanceté, finit par croire lui-même à ses propres mensonges. C'est sa mauvaise langue qui fait naître et entretient les multiples quiproquos sur lesquels repose l'intrigue de la pièce. C'est elle qui lui vaut, finalement, d'être éconduit et conspué par tout le monde .

Nous le trouvons, au premier acte, se vantant déposséder la première montre du monde, racontant à qui veut les entendre les infortunes d'un joueur effréné, le marchand Eugenio qui a eu le malheur de lui emprunter dix sequins, le jetant, pour se faire rembourser, dans les griffes de l'usurier Pandolfo, et forgeant de toutes pièces une histoire de galanterie sur le compte de la danseuse Lisaura.

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