‹ La comédie à VeniseChapitre 5 sur 100 · OU LES SIGISBÉES · texte numérisé non relu

OU LES SIGISBÉES

Parmi, dans le poème le Jour, a laissé du sigisbéisme une admirable peinture satirique. Goldoni, avec moins de mordant et plus de bonne humeur, l'a transporté sur la scène Don** Claudia, femme de Don Flam.nio, a pour cavalier servant Don Alonso. Don Flamin.o est, de son coté, en concurrence avec Don Filiberto, le cavalier servant de Donna Virginia. A ces personnages ridicules et parfois malfaisants s'opposent deux nobles caractères : Donna Eleonora dont le mari a dû s'exiler de Naples à la suite d'un duel et qui, dans le malheur, reste invariablement fidèle à celui dont elle est séparée ; Don Rodrigo, qui témoigne à l'épouse de son ann un dévouement plein de délicatesse. Une affection réciproque naît entre le « cavalier » et la « dame » affec faon dominée par le sentiment de l'honneur et du devoir et qui trouvera sa récompense au dénouement.

Seule dans sa chambre avec sa servante Colombina, Donna Eleonora brode pour gagner sa vie. Trois visiteurs se succèdent chez elle : son propriétaire, le brave Anselmo, qui instruit de sa détresse, lui fait spontanément abandon de son loyer ; un homme de loi rapace, le docteur Buonatesta, qui sous prétexte de la défendre dans un procès contre le Le tente de la dépouiller du peu qui lui reste ; enfin, Don Rodrigo. Dans cette première entrevue du cavalier et de la

£Z< ?\ Ti arrrhC à D°NNA ELE0N0RA r*veu de sa fanste situation, il lui offre dans son procès une assistance qu elle accepte avec reconnaissance, et dans sa misère un aide pécuniaire qu'elle refuse avec fierté. Un changement de décor nous introduit dans le monde des sigisbées

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