SCÈNE IX LE CAVALIER,LE SERViTEUR
LE cavalier. — Bravo ! Venez ici ! Écoutez ! Ah ! la coquine ! Elle s'est sauvée. Elle s'est échappée, et m'a laissé cent diables qui me tourmentent.
LA MAITRESSE D'HOTEL
Le serviteur, aa cavalier. — Désirez-vous de fruits sur la table ?
Le cavalier. — Va-t'en au diable, toi aussi ! (Le serviteur sort.) v* Je bois le vin, et puis, avec mes yeux, ce que vous fartes, je le fais ! » Quel toast mystérieux estce là ! Ah! maudite, je te connais. Tu veux m'abattre, tu veux m'assassiner. Mais elle le fait avec tant de £râce! Elle sait si bien s'insinuer... Diable ! Diable ! M'en ferais-tu voir, à moi aussi ? Non. Je pars pour Livourne. Cette femme-là, je ne la veux plus revoir. Que je ne l'aie plus dans les jambes ! Là oè se trouvent des femmes, je le jure, jamais plus on ne m'y verra. (// sort.)
Les deux comédiennes, tour à tour hébergées par le marquis et par le comte, voudraient bien essayer aussi de tirer quelque Chose du riche cavalier de Ripafratta. Mal leur en prend : elles s'attirent l'épithète d' « impertinentes ». Le cavalier, résolu à en finir, a fait ses malles et demandé son compte.